Nouvelle campagne de sensibilisation et extension des horaires de la ligne d’écoute gratuite pour les victimes de violences sexuelles

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En novembre dernier, la Ministre des Droits des femmes, Isabelle Simonis, et le Ministre des Maisons de Justice de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rachid Madrane, mettaient en place, avec l’asbl SOS Viol, une ligne d’écoute gratuite pour les victimes de violences sexuelles (0800/98.100).

Depuis un an, les professionnels de l’asbl SOS Viol, en charge de la ligne, ont observé une hausse de 30% des appels, les victimes étant, en écrasante majorité, des femmes. Au total, la ligne a reçu 2076 appels sur cette période. 46% des victimes ont demandé une consultation. 17% d’entre elles ont été orientées vers les différents services d’aide aux victimes répartis sur le territoire de la Fédération Wallonie-Bruxelles ; vers la police, des hôpitaux, des médecins, ou encore vers des bureaux d’avocats spécialisés. 23% des victimes qui ont appelé la permanence ont déposé une plainte. SOS Viol a également établi que près de 20 % des appels sont réceptionnés par répondeur téléphonique en dehors des heures d’accessibilité de la ligne avec rappel ultérieur.

Forts de ces constats, et à la veille de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, Isabelle Simonis et Rachid Madrane ont décidé de relancer une campagne de promotion du numéro vert mais aussi d’étendre les horaires de la ligne d’appel.

Cette extension est programmée pour le premier trimestre 2018. La grille horaire actuelle (de 9 h à 17h du lundi au vendredi) passera de 8h à 18h du mardi au vendredi, soit une extension de 2 heures par jour durant 4 jours par semaine. Cette nouvelle phase « pilote » sera expérimentée durant 6 mois et ensuite évaluée pour envisager les suites à donner à ce modèle.

L’équipe de SOS Viol a également été renforcée d’un emploi mi-temps pour assurer l’accueil téléphonique.

« Nous avons lancé la ligne verte avec pour objectif d’encourager au maximum les victimes à signaler les violences qu’elles ont subi ou subissent encore, afin que nous puissions les soutenir le mieux possible et les aider à se reconstruire, rappelle Rachid Madrane. Ce premier bilan prouve la nécessité qu’il y avait à agir. Il nous conforte dans notre volonté de renforcer encore les outils que nous mettons à disposition des victimes et de mieux les faire connaître. »

Pour ce faire, une nouvelle campagne de promotion du numéro vert sera également lancée ce samedi 25 novembre 2017. Le budget de 60.000 euros dégagé à cet effet, qui a été triplé par rapport à 2016, va permettre une diffusion plus large mais également échelonnée de la campagne en cette fin 2017 et tout au long de 2018. On retrouvera ainsi cette action de promotion de la ligne gratuite :

  • dans les transports en commun avec des affichages dans les bus des TEC en Wallonie et dans les trams, métros et bus de la STIB à Bruxelles
  • dans le milieu médical, puisque l’affiche sera insérée dans les magazines spécialisés à destination des médecins généralistes et des gynécologues, mais aussi diffusée aux hôpitaux, et sous forme d’animations vidéo dans les pharmacies.
  • dans les médias web avec des encarts vidéo sur différents sites d’informations.
  • dans le réseau institutionnel et associatif avec la distribution d’affiches aux services de l’Aide à la Jeunesse, aux services d’Aide aux Justiciables, aux établissements de l’enseignement supérieur, aux communes et CPAS, aux zones de police, aux Maisons de Justice, aux tribunaux de la Jeunesse, aux centres de planning familial, aux services sociaux ou encore aux centres sportifs et à tous les clubs de sport reconnus par la Fédération Wallonie-Bruxelles.

« Nous sommes ravis du succès rencontré par la ligne d’écoute gratuite pour les victimes de violences sexuelles et surtout, de constater que davantage de femmes sortent du silence et recherchent un accompagnement. À l’heure où la parole se libère de plus en plus, nous devons persévérer pour parfaire l’aide permanente proposée aux victimes et faire encore diminuer le « chiffre noir » des violences sexuelles », conclut Isabelle Simonis.