• Maisons de Justice : le Gouvernement approuve l’avant-projet de décret Partenariat

    Ce mercredi 13 juillet, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé en deuxième lecture l’avant-projet de décret Partenariat.

    Suite à la sixième réforme de l’Etat, les compétences en matière d’aide aux justiciables, d’aide aux victimes, d’aide aux détenus, d’aide juridique de première ligne et la gestion des espaces rencontres et des peines et mesures judiciaires alternatives ont été regroupées au sein de l’Administration générale des Maisons de Justice.

    Ce regroupement a créé une situation juridique particulière puisque les différents organismes relevaient de réglementations très diverses issues d’autorités différentes : la Région wallonne, la COCOF, la Fédération Wallonie-Bruxelles ou le Service public fédéral Justice.

    Le Ministre s’est donc fixé comme objectif d’harmoniser ces réglementations afin de clarifier la situation de ces organismes et de garantir la poursuite de leurs missions.

    Ce nouveau texte législatif

    • définit les missions pour tous ces secteurs, qui seront désormais au nombre de six : aide juridique, aide sociale, aide psychologique, aide au lien, aide à la communication (entre les justiciables concernés par une infraction pénale) et accompagnement à la mise en œuvre et au suivi de décisions judiciaires
    • harmonise les critères de subventionnement
    • harmonise les procédures d’agrément et de subventionnement.

    Ce chantier a été aussi une véritable opportunité de développer des synergies entre les différents secteurs d’abord, mais également avec les Maisons de Justice.

    Cette mise en réseau des services va se faire au niveau des nouveaux arrondissements judiciaires.

    Le nouveau décret introduit deux changements majeurs. Il organise la prise en charge des justiciables autour de six missions qui ne sont plus définies en fonction des acteurs mais en fonction des bénéficiaires. Le secteur peut désormais s’organiser comme il le souhaite du moment que les six missions sont couvertes au sein d’un arrondissement. Pour vérifier l’adéquation entre les offres de services prévues par le décret et les besoins, des espaces de concertation seront mis en place au niveau des arrondissements et permettront de cartographier les besoins et l’offre de services dans chacun d’entre eux.

    Le deuxième changement fondamental d’approche est que les partenaires seront subsidiés non plus en fonction d’emplois mais en fonction des missions exécutées, au regard des besoins des justiciables.

    La volonté est de gérer les moyens de manière plus efficiente, plus proche des véritables besoins du terrain, tout en garantissant toujours un service de qualité au justiciable.

    Toutefois, il va de soi que des dispositions ont été prises afin de préserver le volume d’emploi global et de maintenir l’expertise du secteur.

    « La réforme de l’Etat a donné plus de cohérence à l’action des Maisons de Justice en y rassemblant toute une série de compétences qui ensemble constituent tout le volet humain de la justice, résume Rachid Madrane, Ministre des Maisons de Justice. C’était déjà en soi un pas vers plus d’efficacité. Le décret adopté aujourd’hui vient encore assurer une meilleure intégration et une plus grande cohérence entre ces compétences enfin regroupées ».

  • Les Ministres francophones renforcent la cohérence des services proposés aux détenus pour préparer leur réinsertion

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    La prise en charge et l’accompagnement des détenus est une pièce essentielle de l’approche humaine de la justice. Elle contribue à promouvoir au sein des prisons le droit à l’éducation, à la formation, à la santé, à l’enseignement mais aussi aux activités sportives et culturelles, ainsi qu’à tout ce qui peut préparer le détenu à sa sortie de prison.

    À l’initiative de Rachid Madrane, Ministre des Maisons de Justice à la Fédération Wallonie-Bruxelles, et de Rudy Demotte, Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, les Ministres francophones compétents dans les matières qui s’exercent dans les établissements pénitentiaires se sont réunis ce lundi 20 juin 2016 pour une « Conférence interministérielle (CIM) visant la coordination des politiques d’intervention en lien avec le milieu carcéral ».

    Cette conférence interministérielle rassemble

    – pour la Fédération Wallonie-Bruxelles : Rudy Demotte (Ministre-Président) ; Rachid Madrane (Maisons de Justice et Sports) ; Alda Greoli (Culture) ; Isabelle Simonis (Enseignement de Promotion sociale)

    – pour la Commission communautaire française : Fadila Laanan, (Ministre-Présidente), Didier Gosuin, (Formation professionnelle), Céline Frémault (Action sociale), Rudi Vervoort (Cohésion sociale), Cécile Jodogne (Santé)

    – pour la Région wallonne : Paul Magnette (Ministre-Président), Eliane Tillieux (Emploi et Formation), Maxime Prévôt (Santé et Action sociale), Paul Furlan (Logement).

    Elle ne s’était plus réunie depuis décembre 2010.

    Il était important de la réactiver pour pouvoir formuler un projet politique concret et cohérent concernant le déploiement en prison d’aide et de services à destination des détenus

    A l’issue de la rencontre, les Ministres ont pu présenter une série de mesures concrètes, qui ont pour objectif de favoriser la réinsertion des détenus et de lutter contre la récidive, et qui s’articulent autour de 5 compétences : culture, sport, santé, psychosocial et formation/enseignement.

    Pour chacune d’entre elles, une ou deux priorités d’intervention ont été identifiées, qui devaient être applicables rapidement aux détenus intra-muros (ceux qui ne sortent pas de la prison) et aux détenus extra-muros (ceux qui peuvent sortir mais dorment en prison), et qui doivent être évaluées dans un an.

    Culture

    Fédération Wallonie-Bruxelles

    • Renforcement du soutien aux associations en éducation permanente et alphabétisation travaillant en milieu carcéral
    • Attention particulière pour le milieu carcéral dans le cadre de l’appel à projets « Alpha culture »
    • Soutien aux projets appuyant la lecture en prison
    • Soutien au département « Un pont entre deux mondes » du Théâtre royal de la Monnaie pour son atelier de chant gospel (prison de Forest)

    Sport 

    Fédération Wallonie-Bruxelles

    • Partenariat avec l’ADEPS via la délégation de moniteurs sportifs, à la demande des établissements et / ou des coordinateurs locaux : l’ADEPS pourra déléguer des moniteurs qui viendront encadrer les activités déjà organisées en prison. Les clubs et les fédérations pourront déléguer des moniteurs mobilisés pour des programmes particuliers développés par les Centres de Conseil du Sport de l’ADEPS.
    • Permettre le prêt de matériel sportif par l’ADEPS : L’ADEPS a un service de prêt de matériel qui est accessible aux clubs et aux administrations communales. L’idée est de rendre les établissements pénitentiaires eux aussi éligibles au service de prêt de matériel pour favoriser le développement de projets sportifs en prison.

    Psychosocial

    Fédération Wallonie-Bruxelles

    Réalisation d’un état des lieux de l’offre de services et développement d’un support visant à informer les familles et les proches des détenus sur l’offre psychosociale qui est à leur disposition, et ce, par différents canaux de communication (canaux vidéo dans les salles de visite, campagne télé et internet, permanences,…)

     

    Action sociale

    Région bruxelloise

    Parmi les actions menées par les organisations soutenues à Bruxelles dans le cadre de l’action sociale, des projets portent sur la sortie de prison, sa préparation et sa réussite.

    Un premier projet concerne le renforcement de l’action sociale menée avec les détenus et visant la prévention des phénomènes d’exclusion sociale lors de la sortie de prison, notamment le risque de sans-abrisme. Ce projet est mené au sein des centres d’accueil pour personnes en grande précarité tels que les Maisons d’accueil de la Cocof.

    Un second projet, en phase d’élaboration, est à cheval entre les politiques sociales et les compétences régionales en matière de Logement. Un programme « housing first », d’accès au logement, pour les détenus qui retrouvent la liberté va ainsi être lancé. Il est observé que les risques de sans-abrisme sont très élevés et que parmi les sans-abri on compte un certain nombre d’anciens détenus. L’accompagnement vers un logement accessible, salubre et stable constitue ainsi une étape décisive vers l’insertion sociale.

     

    Santé

    Région bruxelloise

    Développement d’un projet-pilote de promotion de la santé :

    • Assurer la présence d’un éducateur spécialisé en promotion de la santé qui apportera un soutien individuel et collectif aux détenus et sera en contact avec les agents pénitentiaires et le service médical de la prison
    • Diffuser une newsletter afin de sensibiliser et d’informer les professionnels de la santé qui travaillent auprès des détenus et ex-détenus et susciter des collaborations avec ces professionnels
    • Mettre en œuvre ou collaborer à des concertations afin de récolter les constats des professionnels actifs en milieu carcéral au sujet de la santé des détenus

    Région wallonne

    Face aux constats de santé de la population en milieu carcéral, développement d’un projet pilote de promotion de la santé, qui vise à

    • Fournir, selon une approche globale de la santé et d’empowerment, une offre d’information, de sensibilisation et d’orientation vers les détenus et les acteurs internes et externes à la prison
    • Sensibiliser la population détenue et le personnel encadrant à l’alimentation saine et équilibrée et promouvoir, en collaboration avec le Ministre des Sports, l’activité physique au sein des établissements pénitentiaires

    Formation/ Enseignement

    Fédération Wallonie-Bruxelles

    Création d’une structure unique pour l’école en prison, qui permettrait de pérenniser et de centraliser l’organisation de l’ensemble des formations de l’Enseignement de promotion sociale dispensées en milieu carcéral.

     

    Région wallonne

    Développement d’un projet pilote relatif à la validation des compétences : essaimage de l’expérience menée à la prison de Marche-en-Famenne par la direction et le consortium de validation des compétences, pour la validation de compétences « internes » (exercées en prison, comme buanderie, jardinerie, peinture) et  de compétences « externes » (acquises en dehors de la prison).

    Région bruxelloise

    Développement de deux projets pilotes relatifs

    • à la validation des compétences (Consortium de validation des compétences, avec l’appui de la coordination bruxelloise)
    • à la formation à distance (utilisation de l’Espace public numérique d’autoformation de Bruxelles Formation, en coopération avec les asbl partenaires Adeppi et Après)

     

  • Plan National de Sécurité 2016-2019

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    Toutes les autorités du pays compétentes en matière de justice et de sécurité étaient réunies ce 7 juin pour présenter le plan national de sécurité 2016-2019 et la note-cadre de sécurité intégrale, auxquels le gouvernement fédéral et les gouvernements des entités fédérées ont travaillé en commun.

    Ces textes identifient les 10 enjeux de sécurité qui feront l’objet d’une attention prioritaire ces trois prochaines années et qui seront appréhendées de façon transversale.

    La 6e réforme de l’Etat a transféré une partie de la Justice (les Maisons de Justice) aux Communautés.

    De par leurs missions, les Maisons de Justice peuvent être sollicitées aussi bien en amont qu’en aval de la chaîne pénale. Elles peuvent également être sollicitées à tout moment pour la prise en charge des victimes tant dans le volet de l’aide que de l’accueil des victimes.

    Il était donc important et légitime que les entités fédérées soient associées à l’élaboration de ces textes et à l’identification de ces priorités.

    En tant que Ministre des Maisons de Justice de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rachid Madrane a donc voulu qu’une attention particulière soit portée aux victimes au travers de chaque priorité qui structure la note-cadre, et que la coopération soit renforcée dans leur prise en charge.

    Il a également demandé de prendre particulièrement en considération les atteintes à l’intégrité de la personne (violences intrafamiliales, violences sexuelles sur mineur ou majeur) et les discriminations.

    Enfin, la lutte contre le radicalisme, l’extrémisme violent et le terrorisme figure également parmi les priorités identifiées. A cet égard, la création d’un nouveau dispositif de prévention et de lutte contre le radicalisme, que le Ministre a proposé à ses collègues du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, devra permettre d’améliorer la prise en charge des personnes touchées par la radicalisation violente et de leurs proches.

  • Vers une ligne téléphonique gratuite pour les victimes de violences sexuelles

    Selon l’asbl SOS viol, 8 plaintes pour viol sont déposées chaque jour en Belgique.

    Ces chiffres alarmants ne représentent cependant que la partie immergée de l’iceberg puisque, dans la majorité des cas, les victimes n’osent pas signaler les faits, ni faire appel à l’aide. Conformément au Plan national de lutte contre les violences sexistes et intrafamiliales et au futur Plan national de sécurité, la Ministre des Droits des femmes, Isabelle Simonis, et le Ministre des Maisons de Justice, Rachid Madrane, ont joint leurs efforts pour prendre des mesures destinées à lutter contre les violences sexuelles et inciter les victimes à signaler ces agissements criminels.

    A cet effet, le Gouvernement vient d’approuver leur proposition conjointe d’instaurer la gratuité de la ligne téléphonique de l’asbl « SOS Viol », d’engager du personnel supplémentaire pour renforcer l’assistance en ligne mais aussi de lancer une campagne de sensibilisation pour que les victimes de violences sexuelles ne se murent pas dans le silence et effectuent les démarches légales le plus rapidement possible. « Il est primordial que les victimes sachent que des actions existent. Elles doivent pouvoir obtenir les informations et le soutien professionnel adéquats, qu’il soit médical, psychologique ou juridique, pour poursuivre les démarches nécessaires à la suite d’une agression » souligne Isabelle Simonis.

    Un budget total de 95.000 euros a été provisionné pour mettre en place ces différentes actions. La ligne d’écoute gratuite devrait être opérationnelle d’ici fin 2016.

    « Pour des raisons diverses, de nombreuses victimes n’osent pas porter plainte, tandis que d’autres ne savent tout simplement pas qu’elles peuvent le faire, comment le faire, ni même où trouver de l’aide. C’est pourquoi nous désirons  renforcer les acteurs de terrain afin de mieux soutenir les victimes mais aussi pour les encourager à signaler les violences qu’elles subissent. L’asbl SOS viol travaillera étroitement avec les Services d’aide aux victimes situés dans les arrondissements judiciaires, en Wallonie et à Bruxelles. Cette collaboration permettra de mettre en place des relais spécifiques de prise en charge des personnes ayant appelé la ligne» conclut le Ministre des Maisons de justice, Rachid Madrane.

  • Inauguration de la Maison de l’Adolescent de Liège

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    Monsieur Rachid Madrane, Ministre de la Fédération Wallonie-Bruxelles en charge de l’Aide à la jeunesse, et Madame Katty Firquet, Députée provinciale et Vice-présidente en charge de la Santé et des Affaires sociales, ont inauguré ce jour la Maison de l’Adolescent de Liège.

    L’adolescence est un âge délicat, où des problématiques multiples peuvent très vite se compliquer, que celles-ci relèvent de la santé, de la santé mentale, du domaine social, affectif, psychologique…

    Constatant que la réponse apportée à ces problèmes est trop souvent morcelée, à cause du cloisonnement entre les diverses disciplines qui les prennent en charge, la Province de Liège et son Département des Affaires sociales ont voulu s’appuyer sur le service Openado, pour développer un projet-pilote de Maison de l’Adolescent et apporter une approche globale et interdisciplinaire spécifique aux problèmes qui peuvent être rencontrés par les adolescents.

    L’Openado de Liège propose depuis cinq ans aux enfants, aux adolescents et à leurs familles un espace d’accueil, d’écoute, d’information, de prévention et d’accompagnement. Il pratique une politique de partenariat et de complémentarité avec toutes les associations existantes. Il accueille le jeune, l’écoute, établit un bilan de sa situation puis, selon les besoins mis en évidence, il l’accompagne et/ou l’oriente vers le partenaire le plus adapté parmi les spécialistes de différents secteurs qui constituent son réseau.

    De par sa structure, qui s’appuie sur les services performants qui existent, et de par son approche, qui prend en considération les difficultés vécues par les adolescents sous toutes leurs facettes, l’Openado était donc l’espace tout indiqué pour y intégrer la Maison de l’Adolescent de la Province de Liège.

    Celle-ci fédère en un seul lieu les compétences de partenaires de champs très différents qui travaillent en réseau et de façon complémentaire, afin d’être un relais efficace pour l’adolescent et sa famille.

    Outre le service Openado, le projet réunit la Plateforme Psychiatrique Liégeoise, le CHR de la Citadelle, l’Intercommunale des soins spécialisés de Liège (Isosl), le Service de Santé mentale universitaire, et le Service de Pédopsychiatrie ambulatoire du C.H.U.

    Pour le Ministre Rachid Madrane, « La Maisons de l’Adolescent est un projet qu’il m’a semblé intéressant de soutenir car c’est selon moi un projet exemplaire, de par sa transversalité et de par les capacités d’innovation du secteur dont il témoigne. Je suis convaincu que c’est par des solutions transversales, qui ne demandent pas plus de moyens mais plus d’articulation, que nous répondrons à des problématiques complexes. Et l’adolescence est une de ces problématiques qui demandent une approche globale. En outre, en s’adressant aux jeunes jusque 25 ans, le dispositif comble une lacune dans l’accompagnement de nos jeunes après leur majorité ».

  • Rachid Madrane devient Ministre des Sports

    La composition du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles change.

    Rachid Madrane tient à saluer le beau travail réalisé par Joëlle Milquet et René Collin, et souhaite la bienvenue aux nouvelles Ministres Marie-Martine Schyns et Alda Greoli !

    Il se voit quant à lui confier de nouvelles responsabilités avec la compétence du Sport, une matière qui ne lui est pas étrangère puisqu’il a été Ministre des Sports à la Cocof sous la législature précédente.

    Un nouveau défi qu’il relève avec beaucoup de plaisir !

  • Inauguration des nouveaux locaux de la Maison de Justice de Bruxelles

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    Ce 15 avril 2016, la Maison de Justice de Bruxelles a inauguré officiellement ses nouveaux locaux. Ses 118 collaborateurs disposent ainsi de bureaux flambant neufs et spécialement adaptés à leurs missions. En permettant au personnel d’exercer ses missions dans des conditions optimales, les autorités politiques et administratives démontrent leur engagement pour garantir aux citoyens une Justice accessible, ouverte et efficace.

    Suite à la 6e réforme de l’Etat, l’Administration Générale des Maisons de Justice (AGMJ) dépend de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Après Mons en décembre et Nivelles en mars, le déménagement de la Maison de Justice de Bruxelles témoigne du soutien du Gouvernement de la Fédération à l’AGMJ dans l’accomplissement de ses missions. C’est dans cette même perspective que 41 engagements viendront renforcer en 2016 les effectifs de l’AGMJ.

    Dix-sept ans après son ouverture, la Maison de Justice de Bruxelles reste fidèle à sa vocation de représenter, à l’instar des 12 autres Maisons de Justice, la « première ligne de la Justice ». Preuve que ce positionnement répond aux attentes des citoyens et du monde judiciaire, plus de 7100 dossiers lui ont été confiés en 2015.

    L’inauguration est également l’occasion de remercier le personnel de la Maison de Justice pour la qualité de son travail et le professionnalisme avec lequel il réalise ses missions.

    Selon le Ministre des Maisons de Justice, Rachid MADRANE : « Plusieurs Maisons de Justice ont trouvé de nouvelles implantations ces derniers mois. Ce déménagement s’inscrit dans une volonté globale d’offrir à nos assistants de justice, qui font un boulot essentiel et difficile, des conditions de travail optimales ainsi qu’aux justiciables un accueil de qualité dans des bâtiments adaptés. Mais la nouvelle localisation de la Maison de Justice de Bruxelles est également très symbolique dans le contexte actuel. En installant au coeur de Molenbeek cette institution qui vise à rapprocher la Justice et le citoyen, nous montrons que cette commune qui a été sous le feu des projecteurs du monde entier ces derniers mois continue à vivre, et que des nouveaux projets s’y développent. »

    Pour le Ministre de la Fonction publique, André FLAHAUT : « Les Maisons de Justice sont par excellence les lieux qui relient la Justice et les citoyens. Elles établissent une véritable passerelle entre eux et se doivent donc d’être accessibles. C’est dans ces lieux que l’indispensable proximité avec les citoyens doit également s’exercer en toute humanité. »

    La Bourgmestre de Molenbeek-St-Jean, Françoise SCHEPMANS ajoute que : « Face à l’institution judiciaire avec sa complexité législative et son mode de fonctionnement, les citoyens se sentent souvent démunis, au point qu’ils hésitent à frapper à sa porte. D’où l’importance des Maisons de Justice qui offrent une large palette de services de proximité allant de la médiation pénale à l’information des citoyens en passant par l’accueil des victimes. Accueillir une telle Maison de Justice à Molenbeek-Saint-Jean est une opportunité pour notre localité et ses habitants. »

    Lire le discours du Ministre Madrane

  • Suivi de la libération conditionnelle d’Ibrahim El Bakraoui : les Maisons de Justice ont rempli leur mission

    Le Ministre des Maisons de Justice, Rachid Madrane, tient à apporter les précisions suivantes pour répondre aux interrogations qui portent sur le suivi dont Ibrahim El Barkaoui a fait l’objet lors de sa libération conditionnelle.

    C’est en effet la Fédération Wallonie-Bruxelles, au travers de sa compétence Maisons de Justice, qui est aujourd’hui responsable du suivi des justiciables en liberté conditionnelle. Ce suivi se fait sur base d’un mandat délivré par un juge, qui pose des conditions à respecter, dont l’assistant de justice doit vérifier le respect, et informer le mandant.

    Dans le cas d’Ibrahim El Bakraoui, cette mission a bien été exécutée comme elle devait l’être. L’assistant de justice en charge de ce dossier a assuré un suivi régulier du justiciable et a alerté le Tribunal d’Application des Peines (TAP) dès qu’Ibrahim El Bakraoui n’a plus respecté les conditions posées à sa libération.

    Concrètement, Ibrahim El Bakraoui a fait l’objet d’une remise en liberté conditionnelle le 20 octobre 2014. Le dossier transmis aux Maisons de Justice à son sujet est celui d’un criminel de droit commun, dans lequel aucun lien n’est fait avec du terrorisme ou du radicalisme.

    Les conditions posées à sa liberté conditionnelle s’inscrivaient dans une guidance classique (faire la preuve d’une recherche d’emploi ou de formation en vue de sa réinsertion, ne plus se rendre dans certains lieux, ne plus avoir de contacts avec d’anciens complices,…).

    L’assistant de justice a rencontré très régulièrement Ibrahim El Bakraoui, jusqu’au 19 mai 2015.

    Ibrahim El Bakraoui ne s’est ensuite plus rendu aux deux rendez-vous suivants du mois de juin.

    Le 2 juillet, conformément à la procédure, l’assistant de justice informe le Tribunal d’Application des Peines des deux absences successives du justiciable et du fait qu’il ne fournit pas de preuves de sa réinsertion.

    L’assistant de justice indique au TAP qu’il attend dès lors des instructions de sa part.

    Ensuite, et bien que la guidance soit interrompue de facto, l’assistant de justice continue, comme pour tout dossier, à tenter d’entrer en contact avec le justiciable.

    Le 29 juillet, l’assistant de justice est informé de la fixation de l’audience du TAP au 18 août.

    Le 6 août, il informe une nouvelle fois le TAP que le justiciable ne s’est toujours pas signalé.

    Le 21 août  le TAP prononce la révocation de la liberté conditionnelle d’Ibrahim El Bakraoui.

    La mission des Maisons de Justice prend donc fin à cette date, sans qu’aucun manquement n’ait été constaté dans son exécution.

    Pour le Ministre Rachid Madrane, « les Maisons de Justice ont donc parfaitement rempli leur mission ».

  • Inauguration de la Maison de Justice de Nivelles

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    Ce 4 mars 2016, la Maison de Justice de Nivelles a inauguré officiellement ses nouveaux locaux. Ses 33 collaborateurs disposent ainsi de bureaux flambant neufs et spécialement adaptés à leurs missions. En permettant au personnel d’exercer ses missions dans des conditions optimales, les autorités politiques et administratives démontrent leur engagement pour garantir aux citoyens une Justice accessible, ouverte et efficace.

    Dix-sept ans après son ouverture, la Maison de Justice de Nivelles est toujours fidèle à sa vocation de représenter, à l’instar des 12 autres Maisons de Justice, la « première ligne de la Justice ». Preuve que ce positionnement répond aux attentes des citoyens et du monde judiciaire, 1900 dossiers lui ont été confiés en 2015.

    Suite à la 6e réforme de l’Etat, l’Administration Générale des Maisons de Justice (AGMJ) dépend de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Après Mons en décembre et avant Bruxelles en avril, le déménagement de la Maison de Justice de Nivelles témoigne du soutien du Gouvernement de la Fédération à l’AGMJ dans l’accomplissement de ses missions. C’est dans cette même perspective que 41engagements viendront renforcer en 2016 les effectifs de l’AGMJ.

    L’inauguration est également l’occasion de remercier le personnel de la Maison de Justice pour la qualité de son travail et le professionnalisme avec lequel il réalise ses missions.

    Pour le Ministre des Maisons de Justice, Rachid MADRANE : « Je m’étais rendu à la Maison de Justice de Nivelles en octobre 2014, peu de temps après ma prise de fonctions, dans le cadre de ma tournée des Maisons de Justice. J’avais été frappé par la vétusté et le manque d’espace des locaux qui étaient particulièrement exigus et inadaptés aux missions d’une Maison de Justice. J’avais alors annoncé que nous avions une piste concrète pour un déménagement dans le courant de l’année 2016, voici donc qui est chose faite, je m’en réjouis. Ce nouvel espace offrira à nos Assistants de Justice, qui font un boulot essentiel et remarquable, des conditions de travail optimales mais également aux justiciables un accueil de qualité dans des bâtiments adaptés. »

    Selon le Ministre de la Fonction publique, André FLAHAUT : « Le décloisonnement, notamment en matière d’infrastructures, est une chose qui me préoccupe depuis le début de la législature. Je suis heureux de constater qu’en mettant en oeuvre ce processus, cela permet d’une part une meilleure qualité de travail pour les agents et d’autre part l’accessibilité des services pour les citoyens. »
    Le Bourgmestre de Nivelles, Pierre HUART ajoute que : « Rapprocher la Justice du Citoyen est une des missions des Maisons de Justice à laquelle un bourgmestre de proximité est évidemment très attaché ».

    Les Maisons de Justice

    Les 13 Maisons de Justice réparties sur le territoire de la Fédération Wallonie-Bruxelles font partie de l’Administration Générale des Maisons de Justice (AGMJ) qui regroupait, au 31/12/2015, 689 collaborateurs.

    Depuis le 1er janvier 2015, et suite à la 6e réforme de l’Etat, l’AGMJ dépend de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Outre les 13 Maisons de Justice, l’AGMJ rassemble une Administration centrale, le Centre de Surveillance Electronique, le Centre communautaire pour mineurs ayant fait l’objet d’un dessaisissement ainsi que de nombreuses organisations partenaires actives dans les mesures alternatives, l’aide sociale aux détenus, l’aide sociale aux justiciables, les espaces-rencontres et l’aide juridique de première ligne.En 2015, les 13 Maisons de Justice ont reçu 32.901 nouveaux dossiers.

  • Un nouvel encadrement pour les jeunes dessaisis de Saint-Hubert

    Le Centre pour jeunes dessaisis de Saint-Hubert relève depuis le 1er janvier 2015 de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Un nouveau type de prise en charge y est entré en vigueur ce 1er février, après avoir été progressivement introduit depuis quelques mois. Le Ministre Madrane est revenu, pour La Libre Belgique, sur les motivations qui ont entraîné ce changement de cap et sur les résultats attendus.

     La 6e réforme de l’Etat a entraîné la communautarisation des centres fédéraux pour jeunes. La Fédération Wallonie-Bruxelles s’est donc vu confier le centre fermé de Saint-Hubert, dont une section accueille des jeunes de 16 à 23 ans qui ont fait l’objet d’un dessaisissement du juge de la jeunesse pour des faits commis avant 18 ans.

    Cette section peut accueillir 13 jeunes au maximum, qui étaient jusqu’alors soumis au régime des détenus. Le taux de récidive chez les jeunes y atteignait 90%. Le Ministre Madrane, qui a hérité de cette compétence dans le cadre des Maisons de Justice, a voulu changer la façon dont ces jeunes sont pris en charge.

    Le Ministre a donc élaboré, avec l’administration des Maisons de Justice et l’administration de l’Aide à la Jeunesse, un projet pédagogique novateur pour cette section.

    « Le centre se veut désormais un établissement de transition qui met le jeune au centre du dispositif avec pour objectif une sortie de la délinquance, explique Rachid Madrane. C’est une approche nouvelle et très différente, qui se base sur une prise en charge individualisée du jeune et qui vise à préparer sa réinsertion pour éviter la récidive. »

    Dès son entrée au centre, le jeune est encadré dans un projet qui prépare sa sortie. Un assistant social le suit dans tout son parcours. La prise en charge comporte un programme de formation.

    Le centre reste un lieu de privation de liberté, mais ouvert sur la société : des ex-délinquants sont invités dans des groupes de parole pour expliquer leur sortie de la déliquance ; des artistes, des sportifs, des bénévoles,… sont également invités à intervenir.

    Le projet vise également à construire une cohérence du suivi entre l’intra et l’extra muros et de s’assurer de l’existence de relais solides lors du retour du jeune dans la société.

    « On a un grand avantage, précise Rachid Madrane. C’est la même administration des Maisons de Justice qui organise les activités à l’intérieur et le suivi à l’extérieur, quand le jeune a des congés ou est en liberté conditionnelle. »

    Dès l’incarcération du jeune, un assistant de justice prend contact avec la famille et les proches qui comptent pour lui. A la sortie du jeune, c’est le même assistant de justice qui prend le jeune en charge de façon beaucoup plus intensive. Avec pour objectif de réussir sa réinsertion dans la société et d’éviter la récidive, pour protéger la société.

    Lire le reportage et l’interview dans La Libre Belgique