• Renforcement des mesures visant à préparer la réinsertion des détenus : visite des Ministres Tillieux et Madrane à la prison de Namur

     

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    Le Ministre des Maisons de Justice, Rachid Madrane, s’est rendu ce mercredi 23 novembre à la prison de Namur, aux côtés de sa collègue Eliane Tillieux, Ministre de l’Emploi et de la Formation à la Région wallonne.

    Cette visite a été l’occasion de mettre en lumière le travail de services qui œuvrent, à l’intérieur même de la prison, à préparer la réinsertion des détenus et donc à éviter la récidive.

    La prise en charge et l’accompagnement des détenus est une pièce essentielle de l’approche humaine de la justice. Elle contribue à promouvoir au sein des prisons le droit à l’éducation, à la formation, à la santé, à l’enseignement mais aussi aux activités sportives et culturelles, ainsi qu’à tout ce qui peut préparer le détenu à sa sortie de prison et sa réinsertion dans la société. Le travail des services qui œuvrent en prison est donc extrêmement important, et il doit pouvoir être renforcé.

    La Région wallonne a pour sa part débloqué en 2016 un budget de plus d’un million d’euros pour réaliser 85.000 heures supplémentaire de formation en prison et à la sortie de prison, ce qui permet d’en tripler l’offre.

    Lors de leur visite à la prison de Namur, les Ministres ont pu assister à un atelier d’alphabétisation et à une formation en commis de cuisine.

    Une rencontre était également organisée avec le Service d’Aide aux Détenus actif au sein de la prison.

    Les SAD offrent une aide psycho-sociale aux personnes incarcérées, en collaboration avec les services psycho-sociaux des prisons. Suite à la 6e réforme de l’Etat, le secteur a été réorganisé pour permettre le rapprochement entre les services d’aides aux détenus et les services d’aide aux justiciables, c’est-à-dire entre la prison et la sortie de prison, et assurer une meilleure continuité de services aux détenus en vue de leur réinsertion dans la société.

    Le Ministre Madrane a également débloqué des budgets pour renforcer le personnel de ces services.

    Voir le reportage du JT de la RTBF

  • 0800 98 100 – Une ligne d’écoute gratuite pour les victimes de violences sexuelles

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    D’après une étude récente menée en Belgique sur 2000 femmes, 46% des sondées déclarent avoir été victimes de violences sexuelles graves au cours de leur vie et, dans 40 % des cas,  elles n’ont entrepris aucune démarche de signalement auprès des services de police ou d’accompagnement psycho-sociaux.

    Afin d’encourager ces victimes à sortir du silence, la Ministre des Droits des femmes de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Isabelle SIMONIS, et le Ministre des Maisons de Justice, Rachid MADRANE, ont financé la création d’une ligne d’écoute gratuite et d’une campagne d’information qui en fera la promotion.

    « En 2016, le viol reste malheureusement toujours un sujet tabou. Il est dès lors essentiel d’encourager les femmes, principales victimes, à signaler davantage les violences qu’elles subissent pour faire baisser le « chiffre noir » des violences sexuelles mais aussi, aider les victimes à se reconstruire. A cet effet, les structures de « première ligne » qui disposent souvent d’une solide expérience de terrain, ont un rôle primordial à jouer », précise Isabelle SIMONIS.

    Dès aujourd’hui,  un nouveau numéro vert gratuit et anonyme, le 0800 / 98 100, destiné aux victimes de violences sexuelles sera opérationnel dans toute la Belgique.  La permanence de cette ligne sera assurée par l’asbl SOS Viol, déjà active sur cette thématique depuis de nombreuses années.

    20.000 affiches ont par ailleurs été réalisées afin de faire connaître ce nouveau numéro vert. Celles-ci seront diffusées dans différents endroits comme des pharmacies, des salles d’attente médicales (médecin, gynécologue,…), des hôpitaux, des centres de planning familiaux,… mais aussi dans la presse féminine (Elle, Marie-Claire, Psychologies,..) afin de toucher le plus grand nombre.

    « Nous savons qu’une des problématiques importantes à laquelle sont confrontés les professionnels du secteur réside dans le fait que beaucoup de victimes n’osent pas parler des violences qu’elles subissent pour diverses raisons; honte, peur des représailles, ou encore parce que la violence sexuelle a lieu au sein même du couple. C’est pourquoi nous désirons renforcer les acteurs de terrain afin de mieux soutenir les victimes mais aussi pour encourager celles-ci à signaler ces violences. L’asbl SOS viol travaillera en étroite collaboration avec les Services d’aide aux victimes situés dans les arrondissements judiciaires, en Wallonie et à Bruxelles. Cette collaboration permettra aux victimes, si elles le souhaitent d’être suivies près de leur domicile » souligne Rachid Madrane.

  • Le Parlement approuve le décret qui réforme l’aide aux justiciables, aux victimes et à leurs proches

    Suite à la sixième réforme de l’Etat, les compétences en matière d’aide aux justiciables, d’aide aux victimes, d’aide aux détenus, d’aide juridique de première ligne, mais aussi la gestion des espaces rencontres et des peines et mesures judiciaires alternatives ont été regroupées au sein de l’Administration générale des Maisons de Justice.

    Cette réforme a donné plus de cohérence à l’action des Maisons de Justice en y rassemblant ces compétences qui constituent ensemble le volet humain de la justice. C’était déjà en soi un pas vers plus d’efficacité.

    La réforme offre par ailleurs l’opportunité d’harmoniser et de moderniser les différentes législations qui organisaient ces compétences issues du niveau Fédéral, de la COCOF, de la Région Wallonne et de la Fédération Wallonie Bruxelles.

    Le Ministre des Maisons de Justice Rachid Madrane a donc ouvert un chantier législatif important pour harmoniser ces législations mais aussi pour réorganiser le secteur afin d’assurer une meilleure intégration et une plus grande cohérence entre ces compétences enfin regroupées.

    Ce décret a pour objectifs :

    • d’harmoniser les règles de subventionnement
    • de moderniser la législation.
    • d’assurer la stabilisation globale de l’emploi et de l’expertise existante.

    Le secteur associatif qui travaille avec les Maisons de Justice s’organisera désormais autour de 6 missions : aide juridique, aide sociale, aide psychologique, aide au lien (tout ce qui vise à créer, maintenir ou restaurer des liens entre les personnes), aide à la communication (entre les justiciables concernés par une infraction pénale) et accompagnement à la mise en œuvre et au suivi de décisions judiciaires. Ces missions ne seront plus définies en fonction des acteurs mais en fonction des bénéficiaires.

    Le texte introduit également deux changements d’approche fondamentaux :

    • Les 6 missions autour desquelles s’organise désormais la prise en charge de toute personne confrontée à la justice ne sont plus définies en fonction des acteurs mais bien des bénéficiaires.
    • Les partenaires seront subsidiés non plus en fonction  d’équivalents temps pleins, mais bien en fonction du nombre de services qu’ils proposent, au regard des besoins des justiciables.

    La volonté est de gérer les moyens de manière plus efficiente, plus proche des véritables besoins du terrain, tout en garantissant toujours un service de qualité au justiciable.

    Avec ce nouveau décret, le justiciable est placé au centre de l’action des partenaires : le décret ne se centre plus sur l’organisation des services mais sur les missions qui doivent pouvoir être mises en place autour des bénéficiaires.

    Par ailleurs, le secteur peut désormais s’organiser comme il le souhaite du moment que les six missions sont couvertes au sein d’un arrondissement judiciaire. Pour vérifier l’adéquation entre les offres de services prévues par le décret et les besoins, des espaces de concertation seront mis en place au niveau des arrondissements et permettront de cartographier les besoins et l’offre de services dans chacun d’entre eux.

    « Le regroupement de ces compétences est une chance que nous devons saisir pour améliorer les politiques de réinsertion et optimaliser l’offre de l’aide que nous pouvons apporter aux justiciables, aux victimes, ainsi qu’à leurs proches, déclare Rachid Madrane. Et je suis convaincu que ce nouveau décret, permettra d’améliorer l’efficacité de nos services et de rencontrer au mieux les besoins de tous nos bénéficiaires. »

    Le texte entrera en vigueur en janvier 2017.

  • Rencontre entre le Ministre de la Justice, les Ministres communautaires en charge des Maisons de Justice et le Collège des Procureurs Généraux

     

    A l’initiative du Ministre de la Justice, une première rencontre formelle a réuni ce mardi 30 août 2016 les Ministres communautaires en charge des Maisons de Justice (Jo Vandeurzen pour la Communauté flamande, Rachid Madrane pour la Communauté française et Antonio Antoniadis pour la Communauté germanophone) et le Collège des Procureurs Généraux.

    L’initiative du Ministre de la Justice s’inscrit dans la volonté de clarifier les effets de la 6e réforme de l’Etat, qui a confié la compétence relative à l’organisation et au fonctionnement des Maisons de Justice aux Communautés.

    Une attention particulière a été portée à l’implication formelle des Ministres communautaires dans l’élaboration des circulaires du Ministre de la Justice et du Collège des Procureurs généraux. Ces circulaires traitent en effet de questions qui touchent aux compétences des trois Communautés, comme l’exécution des peines ou les mesures prises dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Les Ministres communautaires pourront désormais co-signer les circulaires qui touchent à leur champ de compétence.

    La circulaire qui contient les règles relatives à l’échange d’information entre les acteurs judiciaires et les Maisons de Justice sera donc évaluée et révisée. La lutte contre la radicalisation et le terrorisme exige en effet que ces acteurs s’efforcent, dans les limites de leurs compétences respectives, de partager un maximum d’informations.

    Dans cette perspective, la prise en charge des individus radicalisés violents et des terroristes par les Communautés est un aspect fondamental de cette collaboration.

    De façon plus large, les participants à la réunion s’engagent à travailler dans un esprit de coopération loyale et à se tenir mutuellement informés des initiatives qui touchent aux compétences de leurs partenaires.

  • Maisons de Justice : le Gouvernement approuve l’avant-projet de décret Partenariat

    Ce mercredi 13 juillet, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé en deuxième lecture l’avant-projet de décret Partenariat.

    Suite à la sixième réforme de l’Etat, les compétences en matière d’aide aux justiciables, d’aide aux victimes, d’aide aux détenus, d’aide juridique de première ligne et la gestion des espaces rencontres et des peines et mesures judiciaires alternatives ont été regroupées au sein de l’Administration générale des Maisons de Justice.

    Ce regroupement a créé une situation juridique particulière puisque les différents organismes relevaient de réglementations très diverses issues d’autorités différentes : la Région wallonne, la COCOF, la Fédération Wallonie-Bruxelles ou le Service public fédéral Justice.

    Le Ministre s’est donc fixé comme objectif d’harmoniser ces réglementations afin de clarifier la situation de ces organismes et de garantir la poursuite de leurs missions.

    Ce nouveau texte législatif

    • définit les missions pour tous ces secteurs, qui seront désormais au nombre de six : aide juridique, aide sociale, aide psychologique, aide au lien, aide à la communication (entre les justiciables concernés par une infraction pénale) et accompagnement à la mise en œuvre et au suivi de décisions judiciaires
    • harmonise les critères de subventionnement
    • harmonise les procédures d’agrément et de subventionnement.

    Ce chantier a été aussi une véritable opportunité de développer des synergies entre les différents secteurs d’abord, mais également avec les Maisons de Justice.

    Cette mise en réseau des services va se faire au niveau des nouveaux arrondissements judiciaires.

    Le nouveau décret introduit deux changements majeurs. Il organise la prise en charge des justiciables autour de six missions qui ne sont plus définies en fonction des acteurs mais en fonction des bénéficiaires. Le secteur peut désormais s’organiser comme il le souhaite du moment que les six missions sont couvertes au sein d’un arrondissement. Pour vérifier l’adéquation entre les offres de services prévues par le décret et les besoins, des espaces de concertation seront mis en place au niveau des arrondissements et permettront de cartographier les besoins et l’offre de services dans chacun d’entre eux.

    Le deuxième changement fondamental d’approche est que les partenaires seront subsidiés non plus en fonction d’emplois mais en fonction des missions exécutées, au regard des besoins des justiciables.

    La volonté est de gérer les moyens de manière plus efficiente, plus proche des véritables besoins du terrain, tout en garantissant toujours un service de qualité au justiciable.

    Toutefois, il va de soi que des dispositions ont été prises afin de préserver le volume d’emploi global et de maintenir l’expertise du secteur.

    « La réforme de l’Etat a donné plus de cohérence à l’action des Maisons de Justice en y rassemblant toute une série de compétences qui ensemble constituent tout le volet humain de la justice, résume Rachid Madrane, Ministre des Maisons de Justice. C’était déjà en soi un pas vers plus d’efficacité. Le décret adopté aujourd’hui vient encore assurer une meilleure intégration et une plus grande cohérence entre ces compétences enfin regroupées ».

  • Les Ministres francophones renforcent la cohérence des services proposés aux détenus pour préparer leur réinsertion

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    La prise en charge et l’accompagnement des détenus est une pièce essentielle de l’approche humaine de la justice. Elle contribue à promouvoir au sein des prisons le droit à l’éducation, à la formation, à la santé, à l’enseignement mais aussi aux activités sportives et culturelles, ainsi qu’à tout ce qui peut préparer le détenu à sa sortie de prison.

    À l’initiative de Rachid Madrane, Ministre des Maisons de Justice à la Fédération Wallonie-Bruxelles, et de Rudy Demotte, Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, les Ministres francophones compétents dans les matières qui s’exercent dans les établissements pénitentiaires se sont réunis ce lundi 20 juin 2016 pour une « Conférence interministérielle (CIM) visant la coordination des politiques d’intervention en lien avec le milieu carcéral ».

    Cette conférence interministérielle rassemble

    – pour la Fédération Wallonie-Bruxelles : Rudy Demotte (Ministre-Président) ; Rachid Madrane (Maisons de Justice et Sports) ; Alda Greoli (Culture) ; Isabelle Simonis (Enseignement de Promotion sociale)

    – pour la Commission communautaire française : Fadila Laanan, (Ministre-Présidente), Didier Gosuin, (Formation professionnelle), Céline Frémault (Action sociale), Rudi Vervoort (Cohésion sociale), Cécile Jodogne (Santé)

    – pour la Région wallonne : Paul Magnette (Ministre-Président), Eliane Tillieux (Emploi et Formation), Maxime Prévôt (Santé et Action sociale), Paul Furlan (Logement).

    Elle ne s’était plus réunie depuis décembre 2010.

    Il était important de la réactiver pour pouvoir formuler un projet politique concret et cohérent concernant le déploiement en prison d’aide et de services à destination des détenus

    A l’issue de la rencontre, les Ministres ont pu présenter une série de mesures concrètes, qui ont pour objectif de favoriser la réinsertion des détenus et de lutter contre la récidive, et qui s’articulent autour de 5 compétences : culture, sport, santé, psychosocial et formation/enseignement.

    Pour chacune d’entre elles, une ou deux priorités d’intervention ont été identifiées, qui devaient être applicables rapidement aux détenus intra-muros (ceux qui ne sortent pas de la prison) et aux détenus extra-muros (ceux qui peuvent sortir mais dorment en prison), et qui doivent être évaluées dans un an.

    Culture

    Fédération Wallonie-Bruxelles

    • Renforcement du soutien aux associations en éducation permanente et alphabétisation travaillant en milieu carcéral
    • Attention particulière pour le milieu carcéral dans le cadre de l’appel à projets « Alpha culture »
    • Soutien aux projets appuyant la lecture en prison
    • Soutien au département « Un pont entre deux mondes » du Théâtre royal de la Monnaie pour son atelier de chant gospel (prison de Forest)

    Sport 

    Fédération Wallonie-Bruxelles

    • Partenariat avec l’ADEPS via la délégation de moniteurs sportifs, à la demande des établissements et / ou des coordinateurs locaux : l’ADEPS pourra déléguer des moniteurs qui viendront encadrer les activités déjà organisées en prison. Les clubs et les fédérations pourront déléguer des moniteurs mobilisés pour des programmes particuliers développés par les Centres de Conseil du Sport de l’ADEPS.
    • Permettre le prêt de matériel sportif par l’ADEPS : L’ADEPS a un service de prêt de matériel qui est accessible aux clubs et aux administrations communales. L’idée est de rendre les établissements pénitentiaires eux aussi éligibles au service de prêt de matériel pour favoriser le développement de projets sportifs en prison.

    Psychosocial

    Fédération Wallonie-Bruxelles

    Réalisation d’un état des lieux de l’offre de services et développement d’un support visant à informer les familles et les proches des détenus sur l’offre psychosociale qui est à leur disposition, et ce, par différents canaux de communication (canaux vidéo dans les salles de visite, campagne télé et internet, permanences,…)

     

    Action sociale

    Région bruxelloise

    Parmi les actions menées par les organisations soutenues à Bruxelles dans le cadre de l’action sociale, des projets portent sur la sortie de prison, sa préparation et sa réussite.

    Un premier projet concerne le renforcement de l’action sociale menée avec les détenus et visant la prévention des phénomènes d’exclusion sociale lors de la sortie de prison, notamment le risque de sans-abrisme. Ce projet est mené au sein des centres d’accueil pour personnes en grande précarité tels que les Maisons d’accueil de la Cocof.

    Un second projet, en phase d’élaboration, est à cheval entre les politiques sociales et les compétences régionales en matière de Logement. Un programme « housing first », d’accès au logement, pour les détenus qui retrouvent la liberté va ainsi être lancé. Il est observé que les risques de sans-abrisme sont très élevés et que parmi les sans-abri on compte un certain nombre d’anciens détenus. L’accompagnement vers un logement accessible, salubre et stable constitue ainsi une étape décisive vers l’insertion sociale.

     

    Santé

    Région bruxelloise

    Développement d’un projet-pilote de promotion de la santé :

    • Assurer la présence d’un éducateur spécialisé en promotion de la santé qui apportera un soutien individuel et collectif aux détenus et sera en contact avec les agents pénitentiaires et le service médical de la prison
    • Diffuser une newsletter afin de sensibiliser et d’informer les professionnels de la santé qui travaillent auprès des détenus et ex-détenus et susciter des collaborations avec ces professionnels
    • Mettre en œuvre ou collaborer à des concertations afin de récolter les constats des professionnels actifs en milieu carcéral au sujet de la santé des détenus

    Région wallonne

    Face aux constats de santé de la population en milieu carcéral, développement d’un projet pilote de promotion de la santé, qui vise à

    • Fournir, selon une approche globale de la santé et d’empowerment, une offre d’information, de sensibilisation et d’orientation vers les détenus et les acteurs internes et externes à la prison
    • Sensibiliser la population détenue et le personnel encadrant à l’alimentation saine et équilibrée et promouvoir, en collaboration avec le Ministre des Sports, l’activité physique au sein des établissements pénitentiaires

    Formation/ Enseignement

    Fédération Wallonie-Bruxelles

    Création d’une structure unique pour l’école en prison, qui permettrait de pérenniser et de centraliser l’organisation de l’ensemble des formations de l’Enseignement de promotion sociale dispensées en milieu carcéral.

     

    Région wallonne

    Développement d’un projet pilote relatif à la validation des compétences : essaimage de l’expérience menée à la prison de Marche-en-Famenne par la direction et le consortium de validation des compétences, pour la validation de compétences « internes » (exercées en prison, comme buanderie, jardinerie, peinture) et  de compétences « externes » (acquises en dehors de la prison).

    Région bruxelloise

    Développement de deux projets pilotes relatifs

    • à la validation des compétences (Consortium de validation des compétences, avec l’appui de la coordination bruxelloise)
    • à la formation à distance (utilisation de l’Espace public numérique d’autoformation de Bruxelles Formation, en coopération avec les asbl partenaires Adeppi et Après)

     

  • Plan National de Sécurité 2016-2019

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    Toutes les autorités du pays compétentes en matière de justice et de sécurité étaient réunies ce 7 juin pour présenter le plan national de sécurité 2016-2019 et la note-cadre de sécurité intégrale, auxquels le gouvernement fédéral et les gouvernements des entités fédérées ont travaillé en commun.

    Ces textes identifient les 10 enjeux de sécurité qui feront l’objet d’une attention prioritaire ces trois prochaines années et qui seront appréhendées de façon transversale.

    La 6e réforme de l’Etat a transféré une partie de la Justice (les Maisons de Justice) aux Communautés.

    De par leurs missions, les Maisons de Justice peuvent être sollicitées aussi bien en amont qu’en aval de la chaîne pénale. Elles peuvent également être sollicitées à tout moment pour la prise en charge des victimes tant dans le volet de l’aide que de l’accueil des victimes.

    Il était donc important et légitime que les entités fédérées soient associées à l’élaboration de ces textes et à l’identification de ces priorités.

    En tant que Ministre des Maisons de Justice de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rachid Madrane a donc voulu qu’une attention particulière soit portée aux victimes au travers de chaque priorité qui structure la note-cadre, et que la coopération soit renforcée dans leur prise en charge.

    Il a également demandé de prendre particulièrement en considération les atteintes à l’intégrité de la personne (violences intrafamiliales, violences sexuelles sur mineur ou majeur) et les discriminations.

    Enfin, la lutte contre le radicalisme, l’extrémisme violent et le terrorisme figure également parmi les priorités identifiées. A cet égard, la création d’un nouveau dispositif de prévention et de lutte contre le radicalisme, que le Ministre a proposé à ses collègues du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, devra permettre d’améliorer la prise en charge des personnes touchées par la radicalisation violente et de leurs proches.

  • Vers une ligne téléphonique gratuite pour les victimes de violences sexuelles

    Selon l’asbl SOS viol, 8 plaintes pour viol sont déposées chaque jour en Belgique.

    Ces chiffres alarmants ne représentent cependant que la partie immergée de l’iceberg puisque, dans la majorité des cas, les victimes n’osent pas signaler les faits, ni faire appel à l’aide. Conformément au Plan national de lutte contre les violences sexistes et intrafamiliales et au futur Plan national de sécurité, la Ministre des Droits des femmes, Isabelle Simonis, et le Ministre des Maisons de Justice, Rachid Madrane, ont joint leurs efforts pour prendre des mesures destinées à lutter contre les violences sexuelles et inciter les victimes à signaler ces agissements criminels.

    A cet effet, le Gouvernement vient d’approuver leur proposition conjointe d’instaurer la gratuité de la ligne téléphonique de l’asbl « SOS Viol », d’engager du personnel supplémentaire pour renforcer l’assistance en ligne mais aussi de lancer une campagne de sensibilisation pour que les victimes de violences sexuelles ne se murent pas dans le silence et effectuent les démarches légales le plus rapidement possible. « Il est primordial que les victimes sachent que des actions existent. Elles doivent pouvoir obtenir les informations et le soutien professionnel adéquats, qu’il soit médical, psychologique ou juridique, pour poursuivre les démarches nécessaires à la suite d’une agression » souligne Isabelle Simonis.

    Un budget total de 95.000 euros a été provisionné pour mettre en place ces différentes actions. La ligne d’écoute gratuite devrait être opérationnelle d’ici fin 2016.

    « Pour des raisons diverses, de nombreuses victimes n’osent pas porter plainte, tandis que d’autres ne savent tout simplement pas qu’elles peuvent le faire, comment le faire, ni même où trouver de l’aide. C’est pourquoi nous désirons  renforcer les acteurs de terrain afin de mieux soutenir les victimes mais aussi pour les encourager à signaler les violences qu’elles subissent. L’asbl SOS viol travaillera étroitement avec les Services d’aide aux victimes situés dans les arrondissements judiciaires, en Wallonie et à Bruxelles. Cette collaboration permettra de mettre en place des relais spécifiques de prise en charge des personnes ayant appelé la ligne» conclut le Ministre des Maisons de justice, Rachid Madrane.

  • Inauguration de la Maison de l’Adolescent de Liège

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    Monsieur Rachid Madrane, Ministre de la Fédération Wallonie-Bruxelles en charge de l’Aide à la jeunesse, et Madame Katty Firquet, Députée provinciale et Vice-présidente en charge de la Santé et des Affaires sociales, ont inauguré ce jour la Maison de l’Adolescent de Liège.

    L’adolescence est un âge délicat, où des problématiques multiples peuvent très vite se compliquer, que celles-ci relèvent de la santé, de la santé mentale, du domaine social, affectif, psychologique…

    Constatant que la réponse apportée à ces problèmes est trop souvent morcelée, à cause du cloisonnement entre les diverses disciplines qui les prennent en charge, la Province de Liège et son Département des Affaires sociales ont voulu s’appuyer sur le service Openado, pour développer un projet-pilote de Maison de l’Adolescent et apporter une approche globale et interdisciplinaire spécifique aux problèmes qui peuvent être rencontrés par les adolescents.

    L’Openado de Liège propose depuis cinq ans aux enfants, aux adolescents et à leurs familles un espace d’accueil, d’écoute, d’information, de prévention et d’accompagnement. Il pratique une politique de partenariat et de complémentarité avec toutes les associations existantes. Il accueille le jeune, l’écoute, établit un bilan de sa situation puis, selon les besoins mis en évidence, il l’accompagne et/ou l’oriente vers le partenaire le plus adapté parmi les spécialistes de différents secteurs qui constituent son réseau.

    De par sa structure, qui s’appuie sur les services performants qui existent, et de par son approche, qui prend en considération les difficultés vécues par les adolescents sous toutes leurs facettes, l’Openado était donc l’espace tout indiqué pour y intégrer la Maison de l’Adolescent de la Province de Liège.

    Celle-ci fédère en un seul lieu les compétences de partenaires de champs très différents qui travaillent en réseau et de façon complémentaire, afin d’être un relais efficace pour l’adolescent et sa famille.

    Outre le service Openado, le projet réunit la Plateforme Psychiatrique Liégeoise, le CHR de la Citadelle, l’Intercommunale des soins spécialisés de Liège (Isosl), le Service de Santé mentale universitaire, et le Service de Pédopsychiatrie ambulatoire du C.H.U.

    Pour le Ministre Rachid Madrane, « La Maisons de l’Adolescent est un projet qu’il m’a semblé intéressant de soutenir car c’est selon moi un projet exemplaire, de par sa transversalité et de par les capacités d’innovation du secteur dont il témoigne. Je suis convaincu que c’est par des solutions transversales, qui ne demandent pas plus de moyens mais plus d’articulation, que nous répondrons à des problématiques complexes. Et l’adolescence est une de ces problématiques qui demandent une approche globale. En outre, en s’adressant aux jeunes jusque 25 ans, le dispositif comble une lacune dans l’accompagnement de nos jeunes après leur majorité ».

  • Rachid Madrane devient Ministre des Sports

    La composition du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles change.

    Rachid Madrane tient à saluer le beau travail réalisé par Joëlle Milquet et René Collin, et souhaite la bienvenue aux nouvelles Ministres Marie-Martine Schyns et Alda Greoli !

    Il se voit quant à lui confier de nouvelles responsabilités avec la compétence du Sport, une matière qui ne lui est pas étrangère puisqu’il a été Ministre des Sports à la Cocof sous la législature précédente.

    Un nouveau défi qu’il relève avec beaucoup de plaisir !