• Dernière ligne droite pour la piste d’athlétisme indoor de Louvain-la-Neuve

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    Le Ministre des Sports, Rachid Madrane, a eu le plaisir de visiter avec quelques journalistes la fin du chantier de la piste indoor d’athlétisme de Louvain-la-Neuve.

    Il s’agit d’un projet majeur qui était attendu depuis longtemps par de très nombreux sportifs du sud du pays. Le projet a connu quelques péripéties et a fait couler beaucoup d’encre, mais cette piste d’athlétisme indoor, unique en Fédération Wallonie-Bruxelles est enfin sortie de terre.

    Il s’agit du plus gros projet de construction dédié au sport en Fédération Wallonie-Bruxelles. Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles lui a consacré pas moins de 22.500.000 €.

    En s’implantant sur le site du complexe sportif du Blocry, tout à côté de la grande piste d’athlétisme extérieure, cette nouvelle piste va permettre de proposer aux athlètes de haut niveau, ainsi qu’aux jeunes espoirs, une offre d’infrastructures complète. Ils pourront désormais pratiquer leur discipline tout au long de l’année, été comme hiver. Le complexe sera aussi aménagé afin de pouvoir accueillir, dans sa partie centrale, d’autres disciplines, comme le judo, le tennis de table, la gymnastique, le badminton.

    Sur une superficie totale de 10.000 m², le nouveau stade comprendra, une piste indoor complète avec un anneau de 200M de 6 couloirs , des aires d’entraînement et d’échauffement, mais aussi une salle de mise en condition physique, des locaux de suivi médical…

    L’infrastructure pourra accueillir un large public (jusqu’à 2.500 personnes) et proposera toutes les fonctions indispensables au confort et à l’accueil de tous les utilisateurs, et cela dans le respect de normes de performances  énergétiques et environnementales de qualité.

    Si ce complexe est prioritairement dédié au sport de haut niveau, il sera également ouvert à d’autres publics.

    « Un axe fort de ma politique est de promouvoir le sport pour tous. Le public qui fréquente le centre d’hébergement ADEPS est évidemment invité à pousser les portes du complexe indoor, comme les élèves des écoles de la région ou les étudiants de l’UCL : la nouvelle infrastructure pourra servir à des compétitions scolaires ou étudiantes par exemple. », souligne le Ministre des Sports, Rachid Madrane.

    Pour permettre au monde sportif associatif d’avoir accès à cette infrastructure, un subside de 500.000 euros a par ailleurs été dégagé en frais de fonctionnement.

  • Liste des Athlètes qui bénéficieront d’un contrat d’élite sportive de la Fédération Wallonie-Bruxelles en 2019

    Depuis plusieurs années, l’Adeps soutient le sport de haut niveau, notamment, au moyen, d’un soutien financier spécifique aux fédérations sportives reconnues et au Comité Olympique Interfédéral Belge (COIB), du financement d’un réseau interuniversitaire d’aides à la performance sportives (le CAPS) mais également par l’octroi de contrats de travail à plusieurs élites ou espoirs sportifs affiliés à une fédération sportive francophone.

    Les contrats d’élites sportives sont accordés par le Ministre des Sports, au cas par cas, après une analyse approfondie par l’Administration générale du Sport d’un dossier de candidature.

    Les sportifs bénéficiant d’un contrat disposent d’une rémunération mensuelle et d’un accès maximal aux aides à la performance sportive et à l’encadrement «projet de vie» mis en place par l’Adeps.

    En 2018, la Fédération Wallonie-Bruxelles a reconduit ou offert un nouveau contrat à 57 sportifs de haut niveau.

    Pour l’année 2019, après une évaluation par l’Administration générale des Sports, le Ministre des Sports, Rachid Madrane a décidé de reconduire ou d’offrir un nouveau contrat à 60 sportifs de haut niveau.

    C’est 3 de plus qu’en 2018.

    A ces 60  sportifs de haut niveau sous contrats APE (aide à la promotion de l’emploi) ou Rosetta, s’ajoutent les 10 Bruxellois qui figurent pour l’instant sur le payroll de la Région bruxelloise via un contrat ACS (agent contractuel subventionné). Ceux-ci seront prolongés ou non à partir du 1er avril, lorsque les contrats ACS arriveront à échéance. On compte également 4 sportifs francophones engagés à l’armée dans le cadre du projet « Sport Elite Défense ».

    Contrats non-reconduits

    Athétisme: Tarik Moukrime

    Cyclisme: Charlie Arimont, Antony Debuy, Gordon De Winter, Pierre Goebeert, Kenny Molly, Sylvain Moniquet, Yann Pestiaux, Lionel Taminiaux, Marvin Tasset, Tom Wirtgen

    Tennis: Arthur De Greef, Clément Geens, Maryna Zanevska

    Natation: François Heersbrandt

    Motocyclisme: Xavier Siméon

    Des résultats en constante évolution pour le sport de haut niveau francophone

    L’année 2018 a été principalement marquée par les championnats d’Europe. Certaines disciplines proposaient également des championnats du Monde au cours desquels 10 titres ont été décrochés en catégories seniors et juniors confondues.

    Dans les 7 Graal seniors, nous pouvons saluer le titre WBA de Ryad Merhy en boxe, Joachim Gérard aux Masters de tennis handisport, notre équipe masculine de hockey, deux titres pour Amal Amjahid et un titre pour Licaï Pourtois en ju-jitsu et Arnaud Dely en duathlon U23.

    En ce qui concerne les championnats d’Europe, pas moins de 14 titres seniors et juniors, ont été remportés par nos élites sportives francophones sur la scène internationale. Ainsi, on peut épingler, chez nos sportifs seniors, les titres de Nafissatou Thiam en  heptathlon, de l’équipe du relais 4x400m et de Koen Naert en marathon pour l’athlétisme, Fransesco Patera en boxe, Toma Nikiforov en judo, 2 titres pour Amal Amjahid en ju-jitsu. Ajoutons Alexandra Tondeur en middle distance en triathlon et Arnaud Dely en duathlon U23.

    Pour compléter ces titres, nos sportifs ont également décroché 12 médailles mondiales et 18 européennes. Ce qui fait 22 podiums pour les championnats du monde et 32 pour les championnats d’Europe.

    En 2018, nos sportifs sont montés 104 fois sur les plus hautes marches dont 75 en seniors et ce, il est important de le signaler, sur des compétitions majeures. Il faut noter le fait qu’il y avait moins de compétitions importantes cette année. Ceci explique le moins grand nombre de médailles dans l’absolu. En termes de qualité, par contre, nous avons encore progressé.

    Nos jeunes se sont également distingués lors des Jeux Olympiques de la Jeunesse avec trois belles médailles et plusieurs TOP8 significatifs.

    Les statistiques de la Commission compétente pour la reconnaissance des sportifs de haut niveau, des espoirs sportifs et des partenaires d’entrainement, dite « Commission 14 », vont également dans ce sens. On constate notamment une augmentation du nombre de sportifs qui décrochent le statut de « Sportif de haut niveau » entre 2011 et 2018.

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    Pour le Ministre des Sports, Rachid Madrane : « Le sport de haut niveau est important. Important pour l’image qu’il donne de la Wallonie et de Bruxelles, à travers les « ambassadeurs » qu’il nous offre et important pour l’effet d’entraînement qu’il a sur nos jeunes. Je suis heureux aujourd’hui de pouvoir reconduire ou offrir un nouveau contrat à 60 sportifs afin de leur permettre de performer au plus haut-niveau mondial dans les meilleures conditions possibles. Je tiens à féliciter chacun d’entre eux pour le travail accompli et je les encourage à poursuivre leurs efforts dans ce sens. »

    Jamais dans l’histoire du sport francophone nous n’avons obtenu autant de titres mondiaux.  C’est de très bon augure pour l’avenir.

    En conclusion, les perspectives d’évolution sont bien réelles et encourageantes à l’horizon des J.O. de Tokyo en 2020 et de Paris en 2024.

    Tableau des CONTRATS FWB SPORTIFS DE HAUT NIVEAU 2019 (APE/Rosetta) 

  • Politiques carcérales: poursuite des projets et activités en prison visant à favoriser la réinsertion des détenus

    À l’initiative de Rachid Madrane, Ministre des Maisons de Justice à la Fédération Wallonie-Bruxelles et coordinateur de l’ensemble des compétences qui s’exercent dans les établissements pénitentiaires, les Ministres francophones compétents se sont réunis ce lundi 17 décembre 2018 pour une « Conférence interministérielle (CIM) visant la coordination des politiques d’intervention en lien avec le milieu carcéral » afin de faire le suivi des mesures déjà mises en place et de proposer de nouveaux projets concrets.

    La récidive des détenus a, à nouveau, été au cœur de l’actualité ces derniers mois. En Belgique, un détenu sur quatre récidive dans les deux ans qui suivent leur sortie.

    La prison ne peut être une parenthèse où rien ne se passe. Il faut que le détenu puisse préparer sa réinsertion dès son entrée en prison. C’est la meilleure façon d’éviter la récidive et de mieux protéger la société.

    L’aide sociale aux détenus qui s’exerce dans les prisons est à cet égard primordiale. Elle contribue à promouvoir le droit à l’éducation, à la formation, à la santé, à l’enseignement mais aussi aux activités sportives et culturelles, ainsi qu’à tout ce qui peut préparer le détenu à sa sortie de prison.

    On recense actuellement quelque 5.000 détenus en Wallonie et à Bruxelles, dont un millier dans les prisons de la capitale (11.000 pour toute la Belgique). Ces détenus sont des citoyens à part entière. Ils ont donc eux aussi droit à la formation, à la culture, et au sport.

    Par ailleurs, un détenu qui sort de prison en ayant acquis des qualifications sera bien plus à même de se débrouiller et de sortir du milieu de la délinquance qu’un autre.

    Mais au vu de l’architecture institutionnelle de notre pays, l’ensemble des services proposés aux détenus relèvent de différentes compétences et de différents niveaux de pouvoir, à savoir la Région Wallonne, la Région bruxelloise, la Fédération Wallonie-Bruxelles, la COCOF et la COCOM.

    Il est donc essentiel d’activer des espaces de concertation comme cette conférence interministérielle afin d’assurer le suivi et la coordination des activités en prison.

    Cette conférence interministérielle rassemble :

    – pour la Fédération Wallonie-Bruxelles : Rudy Demotte (Ministre-Président) ; Rachid Madrane (Maisons de Justice et Sports) ; Alda Greoli (Culture) ; Jean-Claude Marcourt (Enseignement de Promotion sociale)

    – pour la Commission communautaire française : Fadila Laanan, (Ministre-Présidente), Didier Gosuin, (Formation professionnelle), Céline Frémault (Action sociale), Rudi Vervoort (Cohésion sociale) et Cécile Jodogne (Santé)

    – pour la Région wallonne : Willy Borsus (Ministre-Président), Pierre-Yves Jeholet (Emploi et Formation), Alda Greoli (Santé et Action sociale).

    Chaque Ministre présent a détaillé le suivi et l’évaluation des mesures déjà mises en place depuis 2016, qui ont pour objectif de favoriser la réinsertion des détenus et de lutter contre la récidive, et annoncé des nouveaux projets pour l’année 2019.

    Ces mesures s’articulent autour de 7 compétences

    • formation professionnelle,
    • enseignement de promotion sociale,
    • action sociale,
    • santé,
    • culture,
    • sport et
    • psychosocial

    Depuis la réactivation de la conférence interministérielle en 2016 (qui ne s’était plus réunie depuis 2010), l’offre de formations dans les prisons a été fortement augmentée. Le budget des politiques menées en prison dans les compétences ci-dessus bénéficieront au total de 7,8 millions d’euros pour l’année 2019. Le budget était de 5,4 millions en 2017 suite à la réactivation de la CIM en 2016, soit une augmentation de 2,4 millions en deux ans.

  • Aide au maintien du lien entre les parents détenus et leurs enfants : le projet « Itinérances » soutenu dans la durée

    Au travers du projet « Itinérances », la Croix-Rouge de Belgique veut permettre aux parents détenus de maintenir un contact avec leur(s) enfant(s). Or des difficultés pratiques peuvent entraver ces contacts : lieu de détention distant ou difficilement accessible en transports en commun, coût des trajets, impossibilité pour la famille ou le tuteur de l’enfant de le conduire à la visite,…

    Les volontaires de la Croix-Rouge qui font vivre ce projet se chargent de conduire les enfants vers l’établissement où est détenu leur parent (établissement pénitentiaire ou centre pour dessaisis de Saint-Hubert).

    Spécialement formés par la Croix-Rouge, ils offrent aussi aux enfants qu’ils accompagnent écoute et soutien, et peuvent intervenir comme intermédiaires avec les intervenants sociaux de la prison.

    Ce projet permet donc aux enfants de rendre visite à leur parent. Les visites sont quant à elles encadrées par les services d’aide aux détenus partenaires des Maisons de Justice : ce sont ces derniers qui demandent aux volontaires d’ « Itinérances » d’intervenir pour permettre en pratique le maintien du lien parent-enfant.

    Ce projet est soutenu depuis 2002 par la Fédération Wallonie-Bruxelles en qualité de projet particulier. La Croix-Rouge devait dès lors réitérer chaque année sa demande de soutien.

    A l’initiative de Rachid Madrane, Ministre des Maisons de Justice, le Gouvernement a désormais établi avec la Croix-Rouge de Belgique une convention qui court du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2020, afin d’offrir au projet des perspectives à trois ans.

  • Rôle des assistants de justice dans le congé pénitentiaire de Benjamin Herman: le Ministre Madrane tient à apporter un éclaircissement

    Suite au compte rendu fait par la presse du débat d’actualité qui s’est tenu à la Chambre cet après-midi, au cours duquel il semble que le Ministre Geens ait évoqué la prise en compte d’un avis émis par un assistant de justice, administration de la Communauté française, pour accorder le congé pénitentiaire de M. Benjamin Herman, le Ministre des Maisons de Justice, Rachid Madrane tient à apporter des précisions importantes.

    Le rôle de l’assistant de justice dans ce dossier a été uniquement d’exécuter une enquête sociale en vue du congé pénitentiaire, ce qui consiste à donner un aperçu du milieu d’accueil du justiciable pendant l’éventuel congé pénitentiaire. Dans son rapport, l’assistant de justice indique aussi les possibilités d’accueil et l’engagement du milieu d’accueil à l’égard du justiciable.
    Par conséquent, lors de la réalisation de l’enquête sociale, aucun membre du personnel de l’Administration des Maisons de Justice n’est amené à rencontrer directement le justiciable.

    Par ailleurs, cette enquête est un élément qui doit être apprécié à la lumière d’autres avis et ce n’est en aucun cas l’assistant de justice qui participe à une délibération et encore moins à une décision d’octroi d’un congé pénitentiaire.

    Sans rejeter aucune responsabilité, le Ministre Madrane tient à éclaircir le fonctionnement d’une enquête sociale faite par les Maisons de Justice en vue d’un congé pénitentiaire.

    « Je ne voudrais pas que l’on puisse croire que des assistants de justice ont rencontré M. Benjamin Herman et ont jugé de sa personnalité, alors que ce n’est pas le cas », souligne le Ministre Madrane.

  • La Fédération Wallonie-Bruxelles, la Région bruxelloise et plusieurs villes et communes wallonnes et bruxelloises renforcent leur collaboration en matière de prévention de la radicalisation violente

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    Ce vendredi 2 mars, la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Région bruxelloise et les villes et communes de Bruxelles, Anderlecht, Molenbeek-Saint-Jean, Liège, Verviers, Namur et Charleroi ont renforcé leur collaboration en matière de  prévention de la radicalisation violente en s’engageant, au travers d’un protocole de collaboration, à  développer les échanges d’informations et les partenariats utiles à l’efficacité de leurs actions.

    En janvier 2016, à l’initiative de Rudy DEMOTTE, Ministre-Président, et de Rachid MADRANE, Ministre des Maisons de Justice, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles décidait de créer le « Réseau de prise en charge des extrémismes et des radicalismes violents » et un an plus tard, les deux services opérationnels qui le composent – le Centre d’aide et de prise en charge des personnes concernées par le radicalisme et l’extrémisme violents (CAPREV) et le Centre de ressources et d’appui (CREA) – étaient accessibles au grand public, aux acteurs de terrain et aux différents services de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

    La Région bruxelloise et plusieurs villes et communes ont mis elles aussi en place des dispositifs pour lutter contre la radicalisation. Il a donc tout de suite paru essentiel au Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles d’encourager les opportunités de collaboration entre les acteurs concernés, afin que les compétences et expertises puissent être mises en commun.

    Les signataires du Protocole s’engageront à développer les partenariats, sur base volontaire, dans les domaines suivants :

    • le partage d’information entres les personnels des différents dispositifs: les partenaires s’informeront mutuellement de la façon dont fonctionnent leurs services, de leur approche de la prévention et des phénomènes de radicalisme violents, de leur activité en la matière, afin de mutualiser leur expérience.
    • la communication vers les publics à informer de l’existence des services à leur disposition ou à sensibiliser aux enjeux liés à la radicalisation
    • la partage d’expertise et de bonnes pratiques: la Fédération Wallonie-Bruxelles invitera ses partenaires à au moins une rencontre par an qui sera consacrée à l’échange de bonnes pratiques.
    • la prise en charge individuelle des personnes concernées par la radicalisation, c’est-à-dire l’accompagnement psycho-social professionnel proposé et mis en œuvre avec la personne concernée directement ou indirectement par la radicalisation qui en fait la demande.

    En fonction de la demande exprimée par la personne au « Réseau de prise en charge des extrémismes et des radicalismes violents » de la Fédération Wallonie-Bruxelles ou de son ancrage géographique, elle sera informée de l’existence d’initiatives de proximité, notamment celles mises en place au sein des communes signataires. Réciproquement, les communes pourront informer les personnes concernées de l’existence du Réseau de prise en charge de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de ses missions.

    Ce texte établit donc le cadre dans lequel les différents acteurs de la prévention vont pouvoir travailler de façon complémentaire à la prise en charge des situations individuelles.

    Ce protocole institue par ailleurs un Comité de suivi, qui constituera un espace de rencontre et de dialogue entre les différents partenaires. Il sera le lieu privilégié pour développer une compréhension mutuelle des outils et méthodes mis en œuvre par chaque partenaire. Il pourra également être envisagé comme un lieu de concertation et d’échange d’expertise et de bonnes pratiques.

    « La signature de ce protocole n’est assurément pas qu’un geste symbolique. Elle concrétise une volonté, et au-delà une nécessité, d’un travail concerté en matière de prévention contre le phénomène de radicalisation violente. Et confirme l’ambition de rassemblement et d’ouverture qui est dans l’ADN de la Fédération Wallonie-Bruxelles», relève le Ministre-Président Rudy Demotte. « Les signataires de ce partenariat ont tous pour finalité de garantir la cohérence de l’action publique, dans le respect de l’autonomie de chacun mais avec la conviction commune, et farouche, que le partage et le dialogue sont la clé d’une stratégie fructueuse. »

     Pour Rachid Madrane, Ministre des Maisons de Justice : «La signature de ce protocole est un jalon essentiel des collaborations qui doivent être mises en place entre nos différents niveaux de pouvoir. Je me réjouis que la dynamique de collaboration sur laquelle nous avons voulu dès le départ fonder nos intervention en matière de lutte contre la radicalisation se formalise, et j’espère qu’elle ira en s’amplifiant, puisque le Protocole prévoit la possibilité à toute entité publique de s’y joindre ultérieurement, dès lors que celle-ci souhaite apporter son soutien à la lutte contre le radicalisme violent dans le cadre de ses compétences».

  • Nouvelle campagne de sensibilisation et extension des horaires de la ligne d’écoute gratuite pour les victimes de violences sexuelles

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    En novembre dernier, la Ministre des Droits des femmes, Isabelle Simonis, et le Ministre des Maisons de Justice de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rachid Madrane, mettaient en place, avec l’asbl SOS Viol, une ligne d’écoute gratuite pour les victimes de violences sexuelles (0800/98.100).

    Depuis un an, les professionnels de l’asbl SOS Viol, en charge de la ligne, ont observé une hausse de 30% des appels, les victimes étant, en écrasante majorité, des femmes. Au total, la ligne a reçu 2076 appels sur cette période. 46% des victimes ont demandé une consultation. 17% d’entre elles ont été orientées vers les différents services d’aide aux victimes répartis sur le territoire de la Fédération Wallonie-Bruxelles ; vers la police, des hôpitaux, des médecins, ou encore vers des bureaux d’avocats spécialisés. 23% des victimes qui ont appelé la permanence ont déposé une plainte. SOS Viol a également établi que près de 20 % des appels sont réceptionnés par répondeur téléphonique en dehors des heures d’accessibilité de la ligne avec rappel ultérieur.

    Forts de ces constats, et à la veille de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, Isabelle Simonis et Rachid Madrane ont décidé de relancer une campagne de promotion du numéro vert mais aussi d’étendre les horaires de la ligne d’appel.

    Cette extension est programmée pour le premier trimestre 2018. La grille horaire actuelle (de 9 h à 17h du lundi au vendredi) passera de 8h à 18h du mardi au vendredi, soit une extension de 2 heures par jour durant 4 jours par semaine. Cette nouvelle phase « pilote » sera expérimentée durant 6 mois et ensuite évaluée pour envisager les suites à donner à ce modèle.

    L’équipe de SOS Viol a également été renforcée d’un emploi mi-temps pour assurer l’accueil téléphonique.

    « Nous avons lancé la ligne verte avec pour objectif d’encourager au maximum les victimes à signaler les violences qu’elles ont subi ou subissent encore, afin que nous puissions les soutenir le mieux possible et les aider à se reconstruire, rappelle Rachid Madrane. Ce premier bilan prouve la nécessité qu’il y avait à agir. Il nous conforte dans notre volonté de renforcer encore les outils que nous mettons à disposition des victimes et de mieux les faire connaître. »

    Pour ce faire, une nouvelle campagne de promotion du numéro vert sera également lancée ce samedi 25 novembre 2017. Le budget de 60.000 euros dégagé à cet effet, qui a été triplé par rapport à 2016, va permettre une diffusion plus large mais également échelonnée de la campagne en cette fin 2017 et tout au long de 2018. On retrouvera ainsi cette action de promotion de la ligne gratuite :

    • dans les transports en commun avec des affichages dans les bus des TEC en Wallonie et dans les trams, métros et bus de la STIB à Bruxelles
    • dans le milieu médical, puisque l’affiche sera insérée dans les magazines spécialisés à destination des médecins généralistes et des gynécologues, mais aussi diffusée aux hôpitaux, et sous forme d’animations vidéo dans les pharmacies.
    • dans les médias web avec des encarts vidéo sur différents sites d’informations.
    • dans le réseau institutionnel et associatif avec la distribution d’affiches aux services de l’Aide à la Jeunesse, aux services d’Aide aux Justiciables, aux établissements de l’enseignement supérieur, aux communes et CPAS, aux zones de police, aux Maisons de Justice, aux tribunaux de la Jeunesse, aux centres de planning familial, aux services sociaux ou encore aux centres sportifs et à tous les clubs de sport reconnus par la Fédération Wallonie-Bruxelles.

    « Nous sommes ravis du succès rencontré par la ligne d’écoute gratuite pour les victimes de violences sexuelles et surtout, de constater que davantage de femmes sortent du silence et recherchent un accompagnement. À l’heure où la parole se libère de plus en plus, nous devons persévérer pour parfaire l’aide permanente proposée aux victimes et faire encore diminuer le « chiffre noir » des violences sexuelles », conclut Isabelle Simonis.

  • Les Ministres francophones présentent de nouveaux projets concrets visant à favoriser la réinsertion des détenus

    L’aide sociale aux détenus exerce un rôle d’interface entre l’univers carcéral et la société. Elle contribue à promouvoir au sein des prisons le droit à l’éducation, à la formation, à la santé, à l’enseignement mais aussi aux activités sportives et culturelles, ainsi qu’à tout ce qui peut préparer le détenu à sa sortie de prison.

    À l’initiative de Rachid Madrane, Ministre des Maisons de Justice à la Fédération Wallonie-Bruxelles, et de Rudy Demotte, Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, les Ministres francophones compétents dans les matières qui s’exercent dans les établissements pénitentiaires se sont réunis ce lundi 16 octobre 2017 pour une « Conférence interministérielle (CIM) visant la coordination des politiques d’intervention en lien avec le milieu carcéral » afin de faire le suivi des mesures annoncées en 2016 et de proposer de nouveaux projets concrets.

    Cette conférence interministérielle rassemble :

    – pour la Fédération Wallonie-Bruxelles : Rudy Demotte (Ministre-Président) ; Rachid Madrane (Maisons de Justice et Sports) ; Alda Greoli (Culture) ; Isabelle Simonis (Enseignement de Promotion sociale)

    – pour la Commission communautaire française : Fadila Laanan, (Ministre-Présidente), Didier Gosuin, (Formation professionnelle), Céline Frémault (Action sociale), Rudi Vervoort (Cohésion sociale), Cécile Jodogne (Santé)

    – pour la Région wallonne : Willy Borsus (Ministre-Président), Pierre-Yves Jeholet (Emploi et Formation), Alda Greoli (Santé et Action sociale).

    A l’issue de la rencontre, les Ministres ont pu présenter une série de mesures concrètes, qui ont pour objectif de favoriser la réinsertion des détenus et de lutter contre la récidive. Ces mesures s’articulent autour de 7 compétences : formation professionnelle, enseignement de promotion sociale, action sociale, santé, culture, sport et psychosocial.

    Pour chacune d’entre elles, une ou deux priorités d’intervention ont été identifiées, celles-ci doivent être applicables rapidement et seront à nouveau évaluées dans un an.

    Formation/ Enseignement

    Région bruxelloise :

    • Développement de nouvelles offres de formations: alpha, bureautique, coiffure…
    • Stratégie de développement de la validation des compétences « un diplôme pour les détenus » :
      • Ayant acquis des compétences avant leur arrivée en prison
      • Acquérant des compétences en travaillant en prison
      • A la sortie de prison
    • Stratégie inédite à Bruxelles;
      • Pilotage par Bruxelles Formation et financement par la Cocof, la FWB et le FSE : 400.000 €

     Région wallonne :

    • Renforcer l’offre de formation professionnelle et la validation des compétences en milieu carcéral
    • Favoriser l’usage de Wallangues, plate-forme wallonne d’apprentissage des langues

    Fédération Wallonie-Bruxelles :

    • Concrétisation de la structure unique pour l’Ecole en prison, qui permet de centraliser l’organisation de l’ensemble des formations de l’Enseignement de promotion sociale dispensées en milieu carcéral :
      • Un budget de 800.000 € par an
      • Structure qui pourrait compter jusque 6 ETP

    Action sociale

    Région bruxelloise :

    • Evaluation du dispositif post-hébergement via les Maisons d’accueil et son impact sur le public « ancien détenus »
    • Renforcement du projet de type « housing first » d’accès au logement pour les détenus qui retrouvent la liberté (augmentations des bénéficiaires et des moyens).

    Il est observé que les risques de sans-abrisme sont très élevés et que parmi les sans-abri on compte un certain nombre d’anciens détenus. L’accompagnement vers un logement accessible, salubre et stable constitue ainsi une étape décisive vers l’insertion sociale.

     Santé

     Région bruxelloise :

    • Soutien financier au projet asbl I-Care (prison Berkendael) :
    • Assurer la présence d’un éducateur spécialisé en promotion de la santé qui apportera un soutien individuel et collectif aux détenues
    • Diffuser une newsletter: sensibiliser et informer les professionnels de la santé qui travaillent auprès des détenus
    • Mettre en œuvre ou collaborer à des concertations afin de récolter les constats des professionnels actifs en milieu carcéral au sujet de la santé des détenus
    • Mise en place du plan « promouvoir la santé en milieu carcéral » 2018-2022

    Région wallonne :

    • Développement d’un projet de promotion de la santé, qui vise à fournir, selon une approche globale de la santé et d’empowerment, une offre d’information, de sensibilisation et d’orientation vers les détenus et les acteurs internes et externes à la prison

    Culture

    Fédération Wallonie-Bruxelles

    • Attention particulière pour le milieu carcéral dans le cadre de l’appel à projets « Alpha Culture » (4 projets prenant place en prison)
    • Développement d’un projet pilote transversal sur 2017 et 2018 pour favoriser la lecture en prison
    • Soutien à la mise en place d’une coordination des acteurs culturels actifs en prison

    Sport 

     Fédération Wallonie-Bruxelles

    • Poursuivre les programmes d’athlétisme, de basket-ball mais aussi de rugby initiés en 2016 et en cours à Lantin, Forest, Jamioulx et Marche-en-Famenne.
    • Via l’Adeps, organiser une communication vers les Clubs et les Fédérations sportives afin de favoriser le développement de projets sportifs en prison
    • Création d’une AB spécifique «  Sport dans les prisons » : budget de 40.000 € annuel

    Psychosocial

     Fédération Wallonie-Bruxelles

    • Lutter contre le suicide en prison: améliorer la prise en charge psychosociale dans les premières semaines de détention, car cette période est cruciale pour les détenus.

     

  • Un second refinancement pour le secteur de l’Aide à la jeunesse

    Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a bouclé, ce jeudi 28 septembre, son budget 2018.

    Après un premier refinancement en 2017, qui a déjà permis de créer 220 places dans le secteur de l’Aide à la Jeunesse, et au vu des besoins encore importants auquel le secteur est confronté, le Ministre de l’Aide à la Jeunesse, Rachid Madrane a obtenu un second refinancement de 11,5 millions.

    8,2 millions seront consacrés au secteur subventionné, notamment, pour la création de places d’hébergement, le renforcement de prises en charge dans le milieu de vie et le soutien aux familles d’accueil et 3,3 millions seront consacrés au secteur public pour le renforcement de personnel dans les différents services publics (SAJ, SPJ, IPPJ,….).

    Le Ministre Madrane se réjouit de ce second refinancement qui permettra de répondre à plusieurs urgences du secteur de l’Aide à la jeunesse.  « Malgré une situation budgétaire compliquée,  la FWB a fait le choix de répondre aux besoins essentiels. »

    Par ailleurs, sur ses autres compétences, le Ministre Madrane a obtenu plus d’un million supplémentaire pour le sport. Ces moyens serviront notamment au renfort des formations des cadres sportifs, au soutien au sport féminin, à l’organisation des grands évènements sportifs ainsi qu’a subsidier les centres sportifs locaux.

    En ce qui concerne les Maisons de justice, 500.000 euros supplémentaires permettront de renforcer la lutte contre la radicalisation dans les prisons et de subsidier des projets particuliers mis en œuvre dans le cadre du Décret « Partenariat ».

  • Le Ministre Madrane réitère une information juridique de première ligne pour les demandeurs d’asile

    Deux ans après un premier afflux important de demandeurs d’asile au Parc Maximilien, de nombreux migrants se trouvent à nouveau, dans des conditions déplorables, à la gare du Nord et au Parc Maximilien.

    C’est pourquoi, le Ministre des Maisons de Justice de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rachid Madrane, la Commission d’Aide juridique française de l’arrondissement judiciaire de Bruxelles et l’Ordre français des Avocats du Barreau de Bruxelles, ont décidé, comme ils l’avaient déjà fait il y a deux ans, de mettre en place dès ce jeudi 27 juillet 2017 une aide juridique de première ligne à l’attention des réfugiés.

    L’aide juridique de première ligne permet à tout citoyen d’avoir accès gratuitement, lors d’une consultation confidentielle auprès d’un avocat ou d’un juriste, à des informations juridiques, un premier avis juridique ou des renseignements pratiques sur leur situation.

    Pour répondre aux questions des réfugiés à la recherche de premières informations juridiques, la Commission d’Aide Juridique organisera à partir de ce jeudi 27 juillet 2017 une permanence tous les jeudis dans la gare du Nord de 16h à 18h.

    Par ailleurs, une fiche d’information rédigée en français, arabe et anglais, sera diffusée pour informer les réfugiés de leurs droits lors d’une demande d’asile et du déroulement de la procédure.

    « Des centaines de demandeurs d’asile vivent dans la gare du Nord dans des conditions déplorables sans avoir d’informations quant à leur droit et leur situation de migrant. L’intervention de l’Etat ne peut se résumer à une politique répressive, tout comme nous l’avions fait il y a deux ans, il est important d’être présent sur place afin de leur proposer une première orientation pour les aider dans leurs démarches de demandes d’asile » souligne le Ministre Rachid Madrane.

    « L’Ordre français des avocats du Barreau de Bruxelles et la Commission d’aide juridique française de l’arrondissement judiciaire de Bruxelles mettent leurs moyens à la disposition des candidats réfugiés pour leur assurer une aide juridique de première ligne adaptée à leur situation. Le Barreau et la Commission d’aide juridique sont en effet particulièrement sensibles à la reconnaissance des droits de ces personnes précarisées, rappellent le bâtonnier de l’Ordre français des avocats du Barreau de Bruxelles, Pierre Sculier, et Vinciane Gillet, Présidente de la Commission d’aide juridique française de l’arrondissement judiciaire de Bruxelles. »