• Bilan du Réseau de prise en charge des extrémismes et des radicalismes violents de la Fédération Wallonie-Bruxelles

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    Le Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte et le ministre des Maisons de Justice, Rachid Madrane, accompagnés du directeur du Caprev Philippe Massay, ont présenté ce matin le bilan du Réseau de prise en charge des extrémismes et des radicalismes violents.

    Cette législature a été marquée par la problématique de la radicalisation. Le choc violent créé par la vague d’attentats meurtriers qui ont frappé nos démocraties occidentales ont obligé la Fédération Wallonie-Bruxelles, comme tous les acteurs, à s’interroger sur les raisons qui poussent des jeunes, qui sont pour la plupart nés dans nos sociétés, à vouloir détruire le monde dans lequel ils ont grandi, et à réfléchir aux dispositifs mis en place ou à renforcer, pour prévenir de tels basculements dans la haine et la violence.

    Dès 2015, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté une stratégie préventive transversale de lutte contre le radicalisme.

    Opérationnel depuis janvier 2017, le Réseau de prise en charge des extrémismes et des radicalismes violents de la Fédération Wallonie-Bruxelles propose une aide et un soutien en matière de prévention de toute forme d’extrémisme ou de radicalisme violent via le CAPREV, qui assure un soutien aux proches, aux familles et aux intervenants de première ligne ainsi qu’une prise en charge systématique et individualisée des personnes en voie de radicalisation violente.

    Il fallait outiller nos acteurs de terrain pour faire face à l’ampleur du phénomène.  Etre capable de soutenir les familles, les proches, quand ils souhaitent de l’aide.  Et être capable de prendre en charge l’individu tenté par la radicalisation ou qui y a succombé.

    La mise en place du CAPREV répondait à une nécessité. En tant qu’autorité publique, il était de notre devoir de mettre quelque chose en place pour répondre aux défis que nous pose la radicalisation violente, en matière de sécurité publique d’abord, mais aussi de cohésion sociale.

    Et les chiffres sont là : depuis janvier 2017, le CAPREV a enregistré plus de 1000 appels. En termes d’accompagnements réels, 149 dossiers ont été ouverts depuis que le Centre est accessible au public et 88 font encore l’objet d’un suivi actif principalement en établissements pénitentiaires et en maisons de justice.

    Par ailleurs, au vu de l’actualité de ces derniers jours et du terrible attentat qui a lieu à Christchurch en Nouvelle Zélande, il est important de souligner que le CAPREV a été mis en place comme Centre d’Aide de toute personne concernée par le Radicalisme et l’Extrémisme violent : tout radicalisme, tout extrémisme menant à la violence est visé.

    Le CAPREV n’est pas réservé à la prise en charge de l’extrémisme islamique.  Il peut aussi prendre en charge des personnes concernées par d’autres systèmes de pensées radicales ou extrêmes, comme l’extrémisme de droite par exemple. L’expertise consolidée par le CAPREV et sa méthodologie d’intervention sont applicables à l’ensemble des extrémismes menant à la violence.

    Lire le dossier de presse

  • Plus de 22 millions d’euros investis dans les Centres sportifs du Sart Tilman

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    Les Centres sportifs du Sart Tilman vont faire l’objet d’un programme de rénovation et de construction d’un montant de plus de 22 millions d’euros. Les partenaires (Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Université de Liège, Ecetia, asbl  de gestion des Centres sportifs du Sart Tilman) ont signé aujourd’hui au Château de Colonster les conventions qui concrétisent cet investissement important pour ces infrastructures académiques et sportives (sport pour tous et sport de haut niveau) en Belgique francophone.

    Ce montant sera dédié à la rénovation complète des bâtiments existants ainsi qu’à la construction de nouvelles infrastructures sur le site des Centres sportifs du Sart Tilman (campus de l’ULiège).

    Les rénovations concernent les bâtiments B21 (hall de sport IEP, Gymnases 1, 2 et 3, piscine, bureaux et cafétéria) et B46 (Hall du Blanc Gravier).

    Les travaux à la résidence du Blanc Gravier sont destinés au logement des sportifs de haut niveau, et permettront à terme de porter la capacité d’accueil à plus de 100 sportifs, coaches et formateurs.

    La rénovation du stade d’athlétisme, qui a bénéficié d’un subside complémentaire de la Fédération Wallonie-Bruxelles, est déjà achevée et réceptionnée depuis décembre 2018.

    Les constructions concernent l’aménagement de terrains de rugby couverts et découverts, un centre de mise en condition physique, des bureaux pour les fédérations sportives actives sur le site et des salles de cours et de travaux pratiques pour les étudiants du département des Sciences de la motricité de l’ULiège (Éducation physique, Kinésithérapie et Réadaptation), ainsi pour les étudiants de certaines Hautes Écoles (HEPL Beeckman, Haute École Charlemagne, etc.).

    Les travaux commenceront en juin 2019 et se termineront en principe début 2022.

    Un ensemble de conventions qui déclenchent l’investissement

    Les différentes conventions signées ce 19 mars permettent la concrétisation de cet investissement, qui découle de la décision initiale en 2012 du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles d’octroyer la somme de 16,7 millions d’euros pour la rénovation des Centres sportifs du Sart Tilman.

    Les compléments budgétaires parallèlement obtenus ont permis de porter l’investissement total à plus de 22 millions d’euros.

    Le schéma global des opérations, formalisé par les différentes conventions signées, est le suivant :

    • L’ULiège cède gratuitement son droit de propriété à la Fédération Wallonie-Bruxelles (environ 20 hectares), celle-ci octroyant un droit de superficie à l’intercommunale Ecetia ;
    • Ecetia emprunte 18 millions d’euros sur les marchés et réalise les travaux de rénovation et de construction ;
    • L’asbl des Centres sportifs du Sart Tilman se voit conférer par Ecetia la jouissance et l’utilisation des infrastructures via un leasing immobilier ;
    • La Fédération Wallonie-Bruxelles octroye annuellement un subside à l’asbl de gestion des Centres sportifs, d’un montant égal à l’annuité du prêt à Ecetia, ainsi qu’un subside de fonctionnement ;
    • L’asbl de gestion des Centres sportifs met à disposition de manière privilégiée de l’ULiège et de la Fédération Wallonie-Bruxelles les infrastructures pour les activités académiques et sportives;
    • Le CA de l’asbl des Centres sportifs est modifié : la Fédération Wallonie-Bruxelles et l’ULiège y siègent à parité, les autres membres (Ville de Liège, Ville de Seraing et Province de Liège) étant désormais invités sans voix délibérative.

    Des infrastructures pour le sport pour tous & le sport de haut niveau

    Les Centres sportifs du Sart Tilman accueillent quotidiennement les membres (étudiants, personnel ULiège et CHU, grand public) et sections sportives du RCAE (Royal Cercle Athlétique des Étudiants de l’ULiège) ainsi que les stagiaires de l’ADEPS.

    Ils abritent également les centres de formation des élites sportives de quatre fédérations en Fédération Wallonie-Bruxelles : rugby, natation, badminton et handball.

    Chaque année, 45.000 sportifs de tous niveaux fréquentent les Centres sportifs du Sart Tilman.

    53 activités sportives peuvent être pratiquées dans les infrastructures.

    Les élites sportives bénéficient d’un encadrement optimal au Sart Tilman, avec la présence sur le site du Département universitaire des Sciences de la motricité (enseignement et recherche), de la proximité du CHU de Liège et de SportS2 (CHU-ULiège), seul centre au monde labellisé à la fois par la FIFA, la Fédération Internationale de Médecine du Sport (FIMS) et le Comité Olympique International pour la prévention des blessures.

    « Ces centres n’avaient plus fait l’objet de travaux depuis trente ans et avaient bien besoin de voir rafraîchir leurs infrastructures. Je me réjouis de pouvoir annoncer aux sportifs le début de ces travaux tant attendus. Il est important qu’une ville universitaire comme Liège puisse proposer à ses habitants, à ses étudiants, aux clubs et aux Fédérations des infrastructures de qualité où le sport peut se pratiquer dans de bonnes conditions » souligne le Ministre des Sports, Rachid MADRANE.

    « Le Blanc-Gravier a été délaissé de nombreuses années par les autorités subsidiantes. Sa rénovation me paraissait être une nécessité ! » déclare le Vice-Président du Gouvernement et Ministre de l’Enseignement supérieur, Jean-Claude MARCOURT. Il souligne la place centrale du site au cœur du Campus de l’Université de Liège et de l’agglomération liégeoise qui accueille d’autres infrastructures de qualité, offrant ainsi à tous les sportifs, dont les athlètes de haut niveau, les installations adaptées à l’exercice de leur sport. Et le Ministre de conclure : « La présence de services spécialisés dans les sports de l’ULiège et du Centre hospitalier universitaire (CHU), dont la compétence est internationalement reconnue, doit permettre l’accompagnement médical et le suivi optimal des sportifs, quel que soit leur niveau et leur discipline.»

  • Une série de conséquences non anticipées mettent en péril le secteur de la Jeunesse

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    En ce jour de manifestation à l’encontre de la réforme des aides à la promotion de l’emploi du gouvernement wallon, le Ministre de la Jeunesse, Rachid Madrane, en plus d’apporter son soutien à l’ensemble du secteur du non-marchand, met en exergue une série de conséquences non anticipées de cette réforme qui mettent en péril le secteur de la Jeunesse.

    L’impact de la réforme représente, à l’heure actuelle, un déficit global pour l’ensemble du secteur de plus d’un million d’euros.

    Parmi les conséquences non anticipées de cette réforme, l’une d’elles impacte particulièrement les opérateurs de jeunesse bruxellois.

    1. La prise en compte des réductions de cotisations sociales ONSS  (problème essentiellement bruxellois)

    Avec la nouvelle méthode de calcul du montant forfaitaire,  les associations bruxelloises se sont vues supprimer l’abattement des charges patronales jusqu’alors octroyé.

    Depuis la 6ème réforme de l’Etat, les réductions sociales sont à charge des Régions.

    Pour les associations bruxelloises, celles-ci ne sont de facto plus reprises dans le calcul de l’aide, ce qui la réduit considérablement. Elles sont, ainsi, doublement pénalisées.

    Bon nombre d’organisations de Jeunesse, de par la nature de leurs missions, ont un siège social à Bruxelles alors que leurs employés sont mobilisés sur l’ensemble du territoire de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Par exemple, plusieurs auberges de Jeunesse dont le siège est à Bruxelles, disposent d’établissements en Wallonie. C’est également le cas du Conseil de la Jeunesse Catholique, des Scouts, ou encore de la fédération RELIE-F. Cette liste est loin d’être exhaustive.

    Sur dix opérateurs interrogés, la perte serait en moyenne de 60.000 euros de cotisations sociales, soit un temps plein et demi.

    « Sans la conclusion d’un accord de coopération avec la Région Wallonne et la Région de Bruxelles-Capitale, l’impact de la réforme APE, dès 2020, sera double pour ces opérateurs. Ils devront à la fois supporter le coût de l’ensemble des cotisations sociales et de facto, l’écart engendré sur le montant forfaitaire d’aide à l’emploi. A ce titre, j’ai interpellé le Ministre Gosuin afin qu’il m’informe des démarches envisagées » souligne le ministre Madrane.

    1. La non prise en compte de l’ancienneté

     Une autre conséquence sous-estimée est celle de la prise en compte de l’ancienneté. La nouvelle méthode de calcul ne prendre pas en compte l’évolution des rémunérations en fonction de l’ancienneté barémique. Celle-ci reviendra donc totalement à charge des opérateurs.

    Cela entraine en moyenne, sur un échantillon de 12 opérateurs jeunesse, 4% de perte.

    1. La question du transfert vers les Ministres fonctionnels –  erreur de classement des compétences des opérateurs

    En 2021, un transfert des budgets aux Ministres fonctionnels est prévu. Or, un tiers des opérateurs de Jeunesse serait actuellement classé hors compétence. Certains sont en effet transférés dans des compétences de la Fédération Wallonie-Bruxelles, d’autres, en Région voire pour certains, nulle part.

    Le Ministre Madrane réitère à cet égard une demande plusieurs fois formulées par le Ministre–Président Rudy Demotte d’obtenir un cadastre transparent des emplois concernés. Il demande par ailleurs des garanties sur la possibilité du secteur de contester les rattachements.

    « En tant que Ministre de la Jeunesse, je suis quotidiennement interpellé par les associations de Jeunesse. L’actuelle réforme APE prévue par le Ministre Wallon de l’emploi fragilise profondément ce secteur le plaçant au bord de l’asphyxie financière. Au sein de la Fédération Wallonie-Bruxelles, il est le deuxième secteur le plus touché. Un emploi sur trois est en péril. J’ai interpellé Monsieur Joholet ainsi que Monsieur Gosuin afin de faire état des conséquences préoccupantes non anticipées de cette réforme sur le secteur de la jeunesse. »

     

  • Un Bus de la justice pour favoriser l’accès à justice à Bruxelles

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    La Commission d’Aide Juridique de Bruxelles lance un projet pilote avec le soutien du Ministre Rachid Madrane

    La Commission d’Aide Juridique de Bruxelles lance, avec le soutien du Ministre des maisons de justice en charge de l’aide juridique de première ligne du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rachid Madrane, un projet pilote pour favoriser l’accès à la justice à Bruxelles : le bus de la justice. Le bus de la justice circulera sur le territoire des 19 communes de Bruxelles et des avocats offriront une aide juridique de première ligne gratuite aux justiciables tous les jours de la semaine.

    Comme l’explique Me Vinciane Gillet, présidente de la Commission d’Aide Juridique de Bruxelles, « l’accès au droit et à la justice constitue l’un des grands enjeux démocratiques actuels. De nombreuses études font état d’un sentiment d’insatisfaction des citoyens en la matière. Les justiciables les plus démunis, les personnes à mobilité réduite et les plus âgés sont particulièrement concernés. Ils ne sont pas de justiciables de seconde zone. Avec le bus de la justice, nous allons au-devant de leur besoin en leur facilitant l’accès gratuit à un avocat ».

    La Commission d’Aide Juridique de Bruxelles a adopté à l’unanimité le 1er mars 2019 une motion afin de soutenir ce projet pilote ambitieux pour démocratiser l’accès à la justice.

    Le Ministre des Maisons de justice en charge de l’aide juridique de première ligne Rachid Madrane apporte son soutien au projet. « Tout un chacun doit pouvoir être informé de ses droits, souligne Rachid Madrane. Rendre ce droit effectif est une de nos missions. J’ai immédiatement été séduit par le projet du bus de la justice qui est une initiative concrète des acteurs de terrain. Il me paraît important de les soutenir dans ce projet pilote qui pourra être étendu à d’autres territoires en fonction de son succès ».

    Le projet est soutenu également par l’Ordre français des avocats du barreau de Bruxelles. Il n’a toutefois pas encore réuni tous les fonds nécessaires. Un appel aux sponsors et à la générosité du public est lancé ce lundi 11 mars 2019. « Il nous faut encore des moyens pour mener à bien ce projet, indique Me Vinciane Gillet. La Commission d’Aide Juridique m’a demandé d’entreprendre sans délai toute démarche auprès des bailleurs de fonds potentiels. C’est ce que je fais en lançant aujourd’hui une plateforme en ligne pour récolter des moyens financiers additionnels. Je remercie le Ministre Madrane de soutenir une fois de plus une initiative innovante pour l’accès à la justice. Rien n’aurait été possible sans lui. »

    Pour adresser vos dons : https://www.gofundme.com/bus-de-la-justice-acces-a-la-justice-pour-tous

  • Une meilleure collaboration entre les Maisons de Justice et les prisons dans le cadre de la réinsertion de condamnés radicalisés

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    Lors de la Conférence interministérielle des Maisons de Justice qui s’est tenue ce matin à Eupen, les trois ministres compétents pour les Maisons de Justice dans notre pays ont pris l’initiative, en concertation avec le ministre de la Justice, de collaborer au parcours de réinsertion des détenus dès la phase de détention. Ce projet pilote s’adresse aux prisonniers condamnés pour des actes terroristes ou extrémistes qui représentent un risque important pour la radicalisation d’autres détenus. L’objectif consiste à mieux les préparer à leur sortie.

    Dans une circulaire commune, les ministres en charge des Maisons de Justice se sont engagés à mettre à disposition un parcours de désengagement au sein des prisons, c’est-à-dire une prise en charge visant à désengager les détenus radicalisés de la violence et à préparer leur réinsertion en concertation avec la prison. Le ministre fédéral de la Justice assure à son tour la mise à disposition du soutien nécessaire au niveau de l’infrastructure et de l’organisation ainsi que l’implication en temps utile de l’assistant de justice dans le parcours de désengagement.

    À la demande de la prison, un assistant de justice peut dorénavant intervenir dans le parcours de réinsertion au sein de l’établissement pénitentiaire afin de mieux préparer la libération de détenus radicalisés. Il s’agit d’une volonté commune des ministres Geens, Vandeurzen, Madrane et Antoniadis. Ainsi, dès la phase de détention, les détenus radicalisés seront incités à suivre un parcours de désengagement et à préparer leur réinsertion avec le soutien d’un assistant de justice.

    Le ministre de la Justice, Koen Geens, et les trois ministres communautaires compétents – Madrane, Antoniadis et Vandeurzen – ont signé une circulaire ministérielle commune qui confère un nouveau mandat aux Maisons de Justice. Les assistants de justice se voient notamment attribuer pour la première fois une mission officielle lors de la détention. Cette procédure sera évaluée après 2 ans.

    Depuis la sixième réforme de l’État, les Maisons de Justice – qui se chargent notamment du suivi des peines alternatives – relèvent de la compétence des communautés. Lors de la Conférence interministérielle des Maisons de Justice à Eupen, les ministres communautaires et le ministre fédéral de la Justice se sont exprimés en faveur de la poursuite du renforcement de leur collaboration.

    « Le transfert des Maisons de Justice vers les communautés constitue l’occasion idéale d’impliquer davantage les services d’aide dans l’exécution de la peine afin de mieux préparer la réinsertion des détenus. La nouvelle mission de l’assistant de justice nous permettra de mieux poursuivre nos efforts visant à inciter les détenus à se distancer des idées qu’ils avaient avant – ce que nous appelons le processus de désengagement », explique le ministre flamand Jo Vandeurzen.

    « Avec mes collègues en charge des Maisons de Justice, nous avons discuté, au cours des quatre dernières années, de très nombreuses lois visant à renforcer le fonctionnement de ces établissements. Nous nous sommes notamment concertés au sujet de la loi sur l’internement et de la législation relative à l’exécution des peines. Une conférence interministérielle ne peut réussir que si tous les ministres concernés poursuivent le même objectif, c’est-à-dire un encadrement soigné de toute personne faisant l’objet d’une mesure judiciaire », déclare Koen Geens, ministre de la Justice.

    « Si on veut prendre à bras le corps le problème de la radicalisation dans les prisons, il est nécessaire d’avoir une approche structurée de la problématique, en collaboration avec l’ensemble des institutions et services concernés. Avec cette nouvelle circulaire, nous pourrons apporter une réponse individualisée et systématique pour chaque détenu radicalisé et ainsi mieux préparer leur réinsertion. En permettant aux assistants de justice d’entamer leur travail au sein des prisons, on renforce aussi la cohérence des interventions entre l’intra et l’extra muros au bénéfice de la réinsertion des détenus » souligne le ministre des Maisons de Justice, Rachid Madrane.

    « La lutte contre le radicalisme violent et contre le terrorisme nous concerne tous ! Il était donc important que la Communauté germanophone participe à l’élaboration de cette circulaire commune. L’année dernière, nous avons créé le service d’accompagnement des personnes incarcérées qui agit sous la tutelle de la maison de justice. Depuis lors, une collaboratrice germanophone accompagne les détenus dans les prisons. La circulaire permettra aux assistantes de justice d’accéder plus facilement aux prisons et garantira un accompagnement encore plus ciblé et intensif entre, durant et après la détention. Cela avec comme objectif d’une réinsertion sociale de la personne, commente le Ministre Antonios Antoniadis, en charge de la maison de justice en Communauté germanophone. « Le fait que nous organisons pour la première fois une CIM ici à Eupen  est un symbole fort d’une collaboration étroite et constructive durant les 5 dernières années. »

  • THRILL ! Jazz from Brussels – le jazz bruxellois s’exporte à Edimbourg

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    Après l’art contemporain, la danse contemporaine et le cirque, c’est au tour du jazz bruxellois de faire briller les couleurs de notre capitale à l’étranger, le temps d’un weekend, avec THRILL !

    Du 7 au 9 février, une soixantaine de musiciens bruxellois se rendront à Edimbourg pour se produire dans 4 lieux emblématiques du centre-ville.

     « Depuis quelques années, de plus en plus de groupes de jazz émergent à Bruxelles. Une scène florissante composée à la fois de jeunes talents tels qu’Antoine Pierre, Jean-Paul Estiévenart, Mélanie De Biasio ou encore Esinam Dogbatse qui illustrent la créativité et la mixité bruxelloise mais aussi des figures de proue telles que Aka Moon ou Philip Catherine. Sans oublier la légende du jazz bruxellois, Toots Thielemans qui a fait résonner le nom de Bruxelles dans plusieurs albums légendaires de grandes stars américaines. Edimbourg, ville connue internationalement pour son festival de jazz, qui accueille chaque année des milliers de visiteurs, possède un réseau important de salles et de partenaires dans le milieu, ce qui permettra à nos artistes de se produire dans des lieux prestigieux, d’avoir le plaisir de jouer avec des musiciens écossais et d’élargir ainsi leur audience. »

    Rachid Madrane, Ministre de la Promotion de Bruxelles à la Fédération Wallonie-Bruxelles, à l’initiative du projet.

    Pour cette 4ème édition de la Fête de l’Iris à l’international, l’esprit reste le même, faire rayonner Bruxelles par la mise en lumière de ses artistes.

    THRILL!, en collaboration avec le Edinburgh Jazz & Blues Festival, présente du jeudi 7 au samedi 9 février 2019, douze concerts mettant en valeur le meilleur de la nouvelle scène du jazz bruxellois dans 4 lieux emblématiques d’Édimbourg : le Queen’s Hall, le Jazz Bar, le St Brides Centre et High Street.

    La Belgique a en effet joué un rôle clé dans l’histoire du jazz. L’instrument emblématique du jazz, le saxophone, est l’invention belge d’Adolphe Sax. Django Reinhardt, le guitariste né en Belgique a, quant à lui, été le premier (non-américain) à être une star internationale du jazz et à créer un style de jazz européen, le swing manouche, qui perdure encore aujourd’hui. Sans compter les nombreux grands jazzmen bruxellois qui ont marqué la scène internationale, de Phillip Catherine à Toots Thielemans, et toute la nouvelle génération de musiciens talentueux qui émergent sur le devant de la scène.

    Le Edinburgh Jazz & Blues Festival, qui accueille l’événement, a acquis sa réputation dans le milieu du jazz écossais grâce à sa programmation de qualité et sa large audience. C’est donc un immense plaisir pour THRILL ! et ses artistes bruxellois de collaborer avec cette structure implantée dans une des villes les plus foisonnantes d’Europe sur le plan culturel.

    THRILL ! s’ouvre au Queen’s Hall par une soirée célébrant la musique rendue célèbre par Django Reinhardt avec un passionnant duo belgo-écossais de gypsy swing mettant en vedette Les Violons de Bruxelles (Bxl) et Rose Room (Ecosse). Dirigé par la « superstar » du violon tzigane Tcha Limberger, les Violons de Bruxelles sont un orchestre à cordes jouant de la musique swing manouche avec virtuosité, verve et panache. Face à eux, Rose Room mené par la talentueuse violoniste et chanteuse Seonaid Aitken, recrée l’excitation des clubs de jazz des années 30 et 40 de la rive gauche parisienne où Reinhardt et Stéphane Grappelli mettaient le feu.

    Le programme à St Brides comprend également 2 doubles plateaux, avec le vendredi soir, STRATA (Ecosse) et Antoine Pierre URBEX (Bxl), deux jeunes groupes à la pointe de la nouvelle scène jazz en Belgique et en Écosse. Samedi, l’accent sera mis sur le saxophone avec le Toine Thys Trio qui sera accompagné d’Hervé Samb en guest à la guitare, suivi par une prestation du groupe écossais Colin Steele Quintet. Plus tard dans la soirée, les légendes du jazz bruxellois Aka Moon se produiront face à Laura MacDonald’s History of Sax.

    Le programme du Jazz Bar démarre jeudi avec une collaboration exceptionnelle de musiciens écossais et bruxellois, THRILL ! Sextet, suivie par le quintet bruxellois Mâäk. Vendredi, le piano jazz sera à l’honneur avec l’Oriental Jazz Project de Marie Fikry et le trio de Martin Salemi. Pour clôturer la soirée, ESINAM délivrera des rythmes hypnotiques de dancefloor avec du jazz spirituel. Samedi, ce sera au tour de Brandhaard et d’Echoes of Zoo de proposer un jazz contemporain, passionnant, à l’esprit new-yorkais et aux influences éclectiques.

    Enfin sur la magique High Street, au centre d’Edimbourg, le samedi 9 février, aura lieu, en plein air, Thrill the City qui enflammera l’espace public dans un carnaval de rythmes, aux sons des percussionnistes marocains gnaouas et de leurs redoutables saxophones. Les trois représentations sont gratuites et durent vingt minutes.

    Pour plus d’informations sur www.thrill.brussels.

  • Dernière ligne droite pour la piste d’athlétisme indoor de Louvain-la-Neuve

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    Le Ministre des Sports, Rachid Madrane, a eu le plaisir de visiter avec quelques journalistes la fin du chantier de la piste indoor d’athlétisme de Louvain-la-Neuve.

    Il s’agit d’un projet majeur qui était attendu depuis longtemps par de très nombreux sportifs du sud du pays. Le projet a connu quelques péripéties et a fait couler beaucoup d’encre, mais cette piste d’athlétisme indoor, unique en Fédération Wallonie-Bruxelles est enfin sortie de terre.

    Il s’agit du plus gros projet de construction dédié au sport en Fédération Wallonie-Bruxelles. Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles lui a consacré pas moins de 22.500.000 €.

    En s’implantant sur le site du complexe sportif du Blocry, tout à côté de la grande piste d’athlétisme extérieure, cette nouvelle piste va permettre de proposer aux athlètes de haut niveau, ainsi qu’aux jeunes espoirs, une offre d’infrastructures complète. Ils pourront désormais pratiquer leur discipline tout au long de l’année, été comme hiver. Le complexe sera aussi aménagé afin de pouvoir accueillir, dans sa partie centrale, d’autres disciplines, comme le judo, le tennis de table, la gymnastique, le badminton.

    Sur une superficie totale de 10.000 m², le nouveau stade comprendra, une piste indoor complète avec un anneau de 200M de 6 couloirs , des aires d’entraînement et d’échauffement, mais aussi une salle de mise en condition physique, des locaux de suivi médical…

    L’infrastructure pourra accueillir un large public (jusqu’à 2.500 personnes) et proposera toutes les fonctions indispensables au confort et à l’accueil de tous les utilisateurs, et cela dans le respect de normes de performances  énergétiques et environnementales de qualité.

    Si ce complexe est prioritairement dédié au sport de haut niveau, il sera également ouvert à d’autres publics.

    « Un axe fort de ma politique est de promouvoir le sport pour tous. Le public qui fréquente le centre d’hébergement ADEPS est évidemment invité à pousser les portes du complexe indoor, comme les élèves des écoles de la région ou les étudiants de l’UCL : la nouvelle infrastructure pourra servir à des compétitions scolaires ou étudiantes par exemple. », souligne le Ministre des Sports, Rachid Madrane.

    Pour permettre au monde sportif associatif d’avoir accès à cette infrastructure, un subside de 500.000 euros a par ailleurs été dégagé en frais de fonctionnement.

  • Liste des Athlètes qui bénéficieront d’un contrat d’élite sportive de la Fédération Wallonie-Bruxelles en 2019

    Depuis plusieurs années, l’Adeps soutient le sport de haut niveau, notamment, au moyen, d’un soutien financier spécifique aux fédérations sportives reconnues et au Comité Olympique Interfédéral Belge (COIB), du financement d’un réseau interuniversitaire d’aides à la performance sportives (le CAPS) mais également par l’octroi de contrats de travail à plusieurs élites ou espoirs sportifs affiliés à une fédération sportive francophone.

    Les contrats d’élites sportives sont accordés par le Ministre des Sports, au cas par cas, après une analyse approfondie par l’Administration générale du Sport d’un dossier de candidature.

    Les sportifs bénéficiant d’un contrat disposent d’une rémunération mensuelle et d’un accès maximal aux aides à la performance sportive et à l’encadrement «projet de vie» mis en place par l’Adeps.

    En 2018, la Fédération Wallonie-Bruxelles a reconduit ou offert un nouveau contrat à 57 sportifs de haut niveau.

    Pour l’année 2019, après une évaluation par l’Administration générale des Sports, le Ministre des Sports, Rachid Madrane a décidé de reconduire ou d’offrir un nouveau contrat à 60 sportifs de haut niveau.

    C’est 3 de plus qu’en 2018.

    A ces 60  sportifs de haut niveau sous contrats APE (aide à la promotion de l’emploi) ou Rosetta, s’ajoutent les 10 Bruxellois qui figurent pour l’instant sur le payroll de la Région bruxelloise via un contrat ACS (agent contractuel subventionné). Ceux-ci seront prolongés ou non à partir du 1er avril, lorsque les contrats ACS arriveront à échéance. On compte également 4 sportifs francophones engagés à l’armée dans le cadre du projet « Sport Elite Défense ».

    Contrats non-reconduits

    Athétisme: Tarik Moukrime

    Cyclisme: Charlie Arimont, Antony Debuy, Gordon De Winter, Pierre Goebeert, Kenny Molly, Sylvain Moniquet, Yann Pestiaux, Lionel Taminiaux, Marvin Tasset, Tom Wirtgen

    Tennis: Arthur De Greef, Clément Geens, Maryna Zanevska

    Natation: François Heersbrandt

    Motocyclisme: Xavier Siméon

    Des résultats en constante évolution pour le sport de haut niveau francophone

    L’année 2018 a été principalement marquée par les championnats d’Europe. Certaines disciplines proposaient également des championnats du Monde au cours desquels 10 titres ont été décrochés en catégories seniors et juniors confondues.

    Dans les 7 Graal seniors, nous pouvons saluer le titre WBA de Ryad Merhy en boxe, Joachim Gérard aux Masters de tennis handisport, notre équipe masculine de hockey, deux titres pour Amal Amjahid et un titre pour Licaï Pourtois en ju-jitsu et Arnaud Dely en duathlon U23.

    En ce qui concerne les championnats d’Europe, pas moins de 14 titres seniors et juniors, ont été remportés par nos élites sportives francophones sur la scène internationale. Ainsi, on peut épingler, chez nos sportifs seniors, les titres de Nafissatou Thiam en  heptathlon, de l’équipe du relais 4x400m et de Koen Naert en marathon pour l’athlétisme, Fransesco Patera en boxe, Toma Nikiforov en judo, 2 titres pour Amal Amjahid en ju-jitsu. Ajoutons Alexandra Tondeur en middle distance en triathlon et Arnaud Dely en duathlon U23.

    Pour compléter ces titres, nos sportifs ont également décroché 12 médailles mondiales et 18 européennes. Ce qui fait 22 podiums pour les championnats du monde et 32 pour les championnats d’Europe.

    En 2018, nos sportifs sont montés 104 fois sur les plus hautes marches dont 75 en seniors et ce, il est important de le signaler, sur des compétitions majeures. Il faut noter le fait qu’il y avait moins de compétitions importantes cette année. Ceci explique le moins grand nombre de médailles dans l’absolu. En termes de qualité, par contre, nous avons encore progressé.

    Nos jeunes se sont également distingués lors des Jeux Olympiques de la Jeunesse avec trois belles médailles et plusieurs TOP8 significatifs.

    Les statistiques de la Commission compétente pour la reconnaissance des sportifs de haut niveau, des espoirs sportifs et des partenaires d’entrainement, dite « Commission 14 », vont également dans ce sens. On constate notamment une augmentation du nombre de sportifs qui décrochent le statut de « Sportif de haut niveau » entre 2011 et 2018.

    Capture

    Pour le Ministre des Sports, Rachid Madrane : « Le sport de haut niveau est important. Important pour l’image qu’il donne de la Wallonie et de Bruxelles, à travers les « ambassadeurs » qu’il nous offre et important pour l’effet d’entraînement qu’il a sur nos jeunes. Je suis heureux aujourd’hui de pouvoir reconduire ou offrir un nouveau contrat à 60 sportifs afin de leur permettre de performer au plus haut-niveau mondial dans les meilleures conditions possibles. Je tiens à féliciter chacun d’entre eux pour le travail accompli et je les encourage à poursuivre leurs efforts dans ce sens. »

    Jamais dans l’histoire du sport francophone nous n’avons obtenu autant de titres mondiaux.  C’est de très bon augure pour l’avenir.

    En conclusion, les perspectives d’évolution sont bien réelles et encourageantes à l’horizon des J.O. de Tokyo en 2020 et de Paris en 2024.

    Tableau des CONTRATS FWB SPORTIFS DE HAUT NIVEAU 2019 (APE/Rosetta) 

  • Politiques carcérales: poursuite des projets et activités en prison visant à favoriser la réinsertion des détenus

    À l’initiative de Rachid Madrane, Ministre des Maisons de Justice à la Fédération Wallonie-Bruxelles et coordinateur de l’ensemble des compétences qui s’exercent dans les établissements pénitentiaires, les Ministres francophones compétents se sont réunis ce lundi 17 décembre 2018 pour une « Conférence interministérielle (CIM) visant la coordination des politiques d’intervention en lien avec le milieu carcéral » afin de faire le suivi des mesures déjà mises en place et de proposer de nouveaux projets concrets.

    La récidive des détenus a, à nouveau, été au cœur de l’actualité ces derniers mois. En Belgique, un détenu sur quatre récidive dans les deux ans qui suivent leur sortie.

    La prison ne peut être une parenthèse où rien ne se passe. Il faut que le détenu puisse préparer sa réinsertion dès son entrée en prison. C’est la meilleure façon d’éviter la récidive et de mieux protéger la société.

    L’aide sociale aux détenus qui s’exerce dans les prisons est à cet égard primordiale. Elle contribue à promouvoir le droit à l’éducation, à la formation, à la santé, à l’enseignement mais aussi aux activités sportives et culturelles, ainsi qu’à tout ce qui peut préparer le détenu à sa sortie de prison.

    On recense actuellement quelque 5.000 détenus en Wallonie et à Bruxelles, dont un millier dans les prisons de la capitale (11.000 pour toute la Belgique). Ces détenus sont des citoyens à part entière. Ils ont donc eux aussi droit à la formation, à la culture, et au sport.

    Par ailleurs, un détenu qui sort de prison en ayant acquis des qualifications sera bien plus à même de se débrouiller et de sortir du milieu de la délinquance qu’un autre.

    Mais au vu de l’architecture institutionnelle de notre pays, l’ensemble des services proposés aux détenus relèvent de différentes compétences et de différents niveaux de pouvoir, à savoir la Région Wallonne, la Région bruxelloise, la Fédération Wallonie-Bruxelles, la COCOF et la COCOM.

    Il est donc essentiel d’activer des espaces de concertation comme cette conférence interministérielle afin d’assurer le suivi et la coordination des activités en prison.

    Cette conférence interministérielle rassemble :

    – pour la Fédération Wallonie-Bruxelles : Rudy Demotte (Ministre-Président) ; Rachid Madrane (Maisons de Justice et Sports) ; Alda Greoli (Culture) ; Jean-Claude Marcourt (Enseignement de Promotion sociale)

    – pour la Commission communautaire française : Fadila Laanan, (Ministre-Présidente), Didier Gosuin, (Formation professionnelle), Céline Frémault (Action sociale), Rudi Vervoort (Cohésion sociale) et Cécile Jodogne (Santé)

    – pour la Région wallonne : Willy Borsus (Ministre-Président), Pierre-Yves Jeholet (Emploi et Formation), Alda Greoli (Santé et Action sociale).

    Chaque Ministre présent a détaillé le suivi et l’évaluation des mesures déjà mises en place depuis 2016, qui ont pour objectif de favoriser la réinsertion des détenus et de lutter contre la récidive, et annoncé des nouveaux projets pour l’année 2019.

    Ces mesures s’articulent autour de 7 compétences

    • formation professionnelle,
    • enseignement de promotion sociale,
    • action sociale,
    • santé,
    • culture,
    • sport et
    • psychosocial

    Depuis la réactivation de la conférence interministérielle en 2016 (qui ne s’était plus réunie depuis 2010), l’offre de formations dans les prisons a été fortement augmentée. Le budget des politiques menées en prison dans les compétences ci-dessus bénéficieront au total de 7,8 millions d’euros pour l’année 2019. Le budget était de 5,4 millions en 2017 suite à la réactivation de la CIM en 2016, soit une augmentation de 2,4 millions en deux ans.

  • Aide au maintien du lien entre les parents détenus et leurs enfants : le projet « Itinérances » soutenu dans la durée

    Au travers du projet « Itinérances », la Croix-Rouge de Belgique veut permettre aux parents détenus de maintenir un contact avec leur(s) enfant(s). Or des difficultés pratiques peuvent entraver ces contacts : lieu de détention distant ou difficilement accessible en transports en commun, coût des trajets, impossibilité pour la famille ou le tuteur de l’enfant de le conduire à la visite,…

    Les volontaires de la Croix-Rouge qui font vivre ce projet se chargent de conduire les enfants vers l’établissement où est détenu leur parent (établissement pénitentiaire ou centre pour dessaisis de Saint-Hubert).

    Spécialement formés par la Croix-Rouge, ils offrent aussi aux enfants qu’ils accompagnent écoute et soutien, et peuvent intervenir comme intermédiaires avec les intervenants sociaux de la prison.

    Ce projet permet donc aux enfants de rendre visite à leur parent. Les visites sont quant à elles encadrées par les services d’aide aux détenus partenaires des Maisons de Justice : ce sont ces derniers qui demandent aux volontaires d’ « Itinérances » d’intervenir pour permettre en pratique le maintien du lien parent-enfant.

    Ce projet est soutenu depuis 2002 par la Fédération Wallonie-Bruxelles en qualité de projet particulier. La Croix-Rouge devait dès lors réitérer chaque année sa demande de soutien.

    A l’initiative de Rachid Madrane, Ministre des Maisons de Justice, le Gouvernement a désormais établi avec la Croix-Rouge de Belgique une convention qui court du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2020, afin d’offrir au projet des perspectives à trois ans.