• Un nouveau site internet à destination des victimes d’infraction pénale

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    A l’occasion de la journée européenne des victimes, le Ministre des Maisons de Justice, Rachid Madrane a présenté ce matin à la presse le nouveau site Internet www.victimes.be à destination des victimes et des proches de victimes d’infraction pénale ainsi que des professionnels.

    Depuis la 6eme réforme de l’État, les Maisons de Justice sont compétentes pour deux aspects importants de la politique en faveur des victimes en Belgique francophone, à savoir l’aide et l’accueil des victimes.

    Les attentats qui ont récemment touché notre pays nous ont rappelé combien il est important que les pouvoirs publics accordent aux victimes toute l’attention qui leur revient.

    Or, depuis plusieurs années, il n’existe plus d’endroit, de portail qui centralise les informations concernant la prise en charge des victimes d’infractions par les pouvoirs publics.

    Pour rappel, la prise en charge des victimes en Belgique se fait sur deux lignes et également sur deux niveaux de pouvoirs. La première ligne offre une « assistance aux victimes » qui est organisée par la police, donc par le Pouvoir Fédéral belge. La deuxième ligne offre un « accueil et une aide aux victimes », elle est organisée par les Communautés.

    Les services d’accueil des victimes, interviennent auprès des victimes et de leurs proches tout au long de la procédure judiciaire.

    Les services d’aide aux victimes, quant à eux, offrent aux victimes un accompagnement psychosocial des victimes directes ou des proches des victimes.

    Ce morcellement des compétences engendre parfois une confusion ou un manque de lisibilité chez les victimes.

    Or, il est tout à fait insupportable qu’une personne déjà victime de par le traumatisme qu’elle a subi, doive l’être une seconde fois par un manque d’information à sa disposition, il faut éviter une victimisation secondaire.

    C’est pourquoi, le Ministre Madrane a voulu combler ce manque afin de mieux informer et orienter les victimes sur les différents services existants. L’ensemble des étapes auxquelles une victime peut être confrontée, du dépôt de la plainte à l’indemnisation y sont expliquées. 

    Par ailleurs, des affiches et des flyers ont été réalisés afin de faire connaître le site Internet au plus grand nombre. Ceux-ci seront diffusés dans différents endroits sur le territoire de la Fédération Wallonie-Bruxelles comme les Maisons de justice, les services de police, les plannings familiaux, les cabinets médicaux, les hôpitaux, ainsi que tous nos services partenaires, …

    Lire le discours du Ministre

  • Ouverture du Centre d’Aide et de Prise en charge de toute personne concernée par le Radicalisme et les Extrémismes Violents (CAPREV)

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    Rudy Demotte, Ministre-Président, et Rachid Madrane, Ministre des Maisons de Justice, ont présenté à la presse les deux nouveaux services que la Fédération Wallonie-Bruxelles met aujourd’hui à la disposition du grand public et des professionnels pour prévenir et lutter contre l’extrémisme et le radicalisme violent.

    Il y a tout juste un an, en janvier 2016, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles décidait en effet de se doter de deux nouvelles structures : il s’agit d’une part du CAPREV, un service d’aide et de prise en charge des personnes concernées directement ou indirectement par le radicalisme et les extrémismes violents, et d’autre part d’une structure chargée de fournir appui et ressources aux différents services de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

    Lancé à l’initiative du Ministre Madrane, le CAPREV (Centre d’Aide et de Prise en charge de toute personne concernée par le Radicalisme et les Extrémismes Violents) offre une prise en charge systématique et individualisée à tout mineur ou majeur en voie de radicalisation violente ainsi qu’un soutien à leurs proches et aux intervenants de première ligne.

    Il se compose d’une équipe pluridisciplinaire qui comptera à terme 17 personnes.

    Les missions du CAPREV sont de cinq ordres:

    • assurer un accueil téléphonique accessible aux particuliers et aux professionnels qui rencontrent la problématique de l’extrémisme ou du radicalisme violent.

    Pour cela, le numéro vert 0800 111 72, est accessible tous les jours de 8 à 20 h, sauf le dimanche et les jours fériés.

    La confidentialité des échanges sera d’application sous réserve de situations mettant en péril la sécurité publique, ou celle de la personne ou d’un tiers.

    • assurer un soutien psycho-social aux personnes concernées par cette problématique qui en feraient la demande via le numéro vert. Il s’agit par exemple d’assurer du soutien et de l’écoute aux personnes inquiètes à propos d’un membre de leur entourage ou de répondre aux besoins psychologiques et sociaux des individus radicalisés à l’aide de moyens alternatifs non violents. Ce soutien se fera notamment sur base d’entretiens.
    • Parmi ses missions, le CAPREV pourra également prendre en charge des personnes en voie de radicalisation violente afin d’initier un parcours de désengagement sur mesure à travers différentes initiatives de réinsertion, et ce sur base consentie ou sur base contrainte, notamment par la mise en œuvre des conditions spécifiques assorties aux mandats judiciaires liés au terrorisme ou au radicalisme.
    • développer un pôle de recherche en vue de soutenir l’intervention. Le CAPREV est en effet également doté d’un pôle de recherche qui utilisera la méthodologie de la « recherche-action » afin de développer l’expertise sur le phénomène de la radicalisation violente.
    • construire sur l’ensemble du territoire de la Fédération Wallonie-Bruxelles, un réseau de partenaires qui collaboreront avec le CAPREV dans la prise en charge des personnes concernées par le radicalisme violent.

    Des affiches et des flyers ont été réalisés pour faire connaître le CAPREV et le numéro vert 0800 111 72. Ils seront diffusés dans tous les services de première ligne (services d’aide aux victimes ou d’aide aux détenus, services psycho-sociaux des prisons, services d’aide en milieu ouvert (AMO), enseignants, opérateurs sportifs et culturels) et aux communes.

    Un site a également été développé : www.extremismes-violents.be

  • Première conférence internationale pour l’aide aux victimes

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    Ce lundi 09 janvier à Paris, soit deux ans après les attentats de Charlie Hebdo, se tenait la première conférence internationale pour l’aide aux victimes organisée par Juliette Méadel, Secrétaire d’Etat en charge de l’Aide aux victimes en France, et sous le patronage de l’UNESCO.

    Une dizaine de Ministres et représentants étrangers, des experts, des juristes, des associations d’aide aux victimes, des médecins et secouristes ont été réunis pour la première fois avec le même objectif; accélérer et renforcer la coopération européenne et internationale en matière d’aide aux victimes afin de mieux accompagner les victimes d’attentats.

    Le Ministre des Maisons de Justice, Rachid Madrane, qui au sein du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles est en charge de l’accueil et de l’aide aux victimes est intervenu comme représentant belge afin de présenter notre modèle d’aide aux victimes.

    « Tout comme la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, la prise en charge des victimes a besoin d’une coordination, d’un échange d’informations au niveau international pour être véritablement efficace. Nous devons aller vers une harmonisation des prises en charge de manière à éviter la victimisation secondaire. »

    Lire l’intervention du Ministre Madrane

  • Renforcement des mesures visant à préparer la réinsertion des détenus : visite des Ministres Tillieux et Madrane à la prison de Namur

     

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    Le Ministre des Maisons de Justice, Rachid Madrane, s’est rendu ce mercredi 23 novembre à la prison de Namur, aux côtés de sa collègue Eliane Tillieux, Ministre de l’Emploi et de la Formation à la Région wallonne.

    Cette visite a été l’occasion de mettre en lumière le travail de services qui œuvrent, à l’intérieur même de la prison, à préparer la réinsertion des détenus et donc à éviter la récidive.

    La prise en charge et l’accompagnement des détenus est une pièce essentielle de l’approche humaine de la justice. Elle contribue à promouvoir au sein des prisons le droit à l’éducation, à la formation, à la santé, à l’enseignement mais aussi aux activités sportives et culturelles, ainsi qu’à tout ce qui peut préparer le détenu à sa sortie de prison et sa réinsertion dans la société. Le travail des services qui œuvrent en prison est donc extrêmement important, et il doit pouvoir être renforcé.

    La Région wallonne a pour sa part débloqué en 2016 un budget de plus d’un million d’euros pour réaliser 85.000 heures supplémentaire de formation en prison et à la sortie de prison, ce qui permet d’en tripler l’offre.

    Lors de leur visite à la prison de Namur, les Ministres ont pu assister à un atelier d’alphabétisation et à une formation en commis de cuisine.

    Une rencontre était également organisée avec le Service d’Aide aux Détenus actif au sein de la prison.

    Les SAD offrent une aide psycho-sociale aux personnes incarcérées, en collaboration avec les services psycho-sociaux des prisons. Suite à la 6e réforme de l’Etat, le secteur a été réorganisé pour permettre le rapprochement entre les services d’aides aux détenus et les services d’aide aux justiciables, c’est-à-dire entre la prison et la sortie de prison, et assurer une meilleure continuité de services aux détenus en vue de leur réinsertion dans la société.

    Le Ministre Madrane a également débloqué des budgets pour renforcer le personnel de ces services.

    Voir le reportage du JT de la RTBF

  • 0800 98 100 – Une ligne d’écoute gratuite pour les victimes de violences sexuelles

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    D’après une étude récente menée en Belgique sur 2000 femmes, 46% des sondées déclarent avoir été victimes de violences sexuelles graves au cours de leur vie et, dans 40 % des cas,  elles n’ont entrepris aucune démarche de signalement auprès des services de police ou d’accompagnement psycho-sociaux.

    Afin d’encourager ces victimes à sortir du silence, la Ministre des Droits des femmes de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Isabelle SIMONIS, et le Ministre des Maisons de Justice, Rachid MADRANE, ont financé la création d’une ligne d’écoute gratuite et d’une campagne d’information qui en fera la promotion.

    « En 2016, le viol reste malheureusement toujours un sujet tabou. Il est dès lors essentiel d’encourager les femmes, principales victimes, à signaler davantage les violences qu’elles subissent pour faire baisser le « chiffre noir » des violences sexuelles mais aussi, aider les victimes à se reconstruire. A cet effet, les structures de « première ligne » qui disposent souvent d’une solide expérience de terrain, ont un rôle primordial à jouer », précise Isabelle SIMONIS.

    Dès aujourd’hui,  un nouveau numéro vert gratuit et anonyme, le 0800 / 98 100, destiné aux victimes de violences sexuelles sera opérationnel dans toute la Belgique.  La permanence de cette ligne sera assurée par l’asbl SOS Viol, déjà active sur cette thématique depuis de nombreuses années.

    20.000 affiches ont par ailleurs été réalisées afin de faire connaître ce nouveau numéro vert. Celles-ci seront diffusées dans différents endroits comme des pharmacies, des salles d’attente médicales (médecin, gynécologue,…), des hôpitaux, des centres de planning familiaux,… mais aussi dans la presse féminine (Elle, Marie-Claire, Psychologies,..) afin de toucher le plus grand nombre.

    « Nous savons qu’une des problématiques importantes à laquelle sont confrontés les professionnels du secteur réside dans le fait que beaucoup de victimes n’osent pas parler des violences qu’elles subissent pour diverses raisons; honte, peur des représailles, ou encore parce que la violence sexuelle a lieu au sein même du couple. C’est pourquoi nous désirons renforcer les acteurs de terrain afin de mieux soutenir les victimes mais aussi pour encourager celles-ci à signaler ces violences. L’asbl SOS viol travaillera en étroite collaboration avec les Services d’aide aux victimes situés dans les arrondissements judiciaires, en Wallonie et à Bruxelles. Cette collaboration permettra aux victimes, si elles le souhaitent d’être suivies près de leur domicile » souligne Rachid Madrane.

  • Le Parlement approuve le décret qui réforme l’aide aux justiciables, aux victimes et à leurs proches

    Suite à la sixième réforme de l’Etat, les compétences en matière d’aide aux justiciables, d’aide aux victimes, d’aide aux détenus, d’aide juridique de première ligne, mais aussi la gestion des espaces rencontres et des peines et mesures judiciaires alternatives ont été regroupées au sein de l’Administration générale des Maisons de Justice.

    Cette réforme a donné plus de cohérence à l’action des Maisons de Justice en y rassemblant ces compétences qui constituent ensemble le volet humain de la justice. C’était déjà en soi un pas vers plus d’efficacité.

    La réforme offre par ailleurs l’opportunité d’harmoniser et de moderniser les différentes législations qui organisaient ces compétences issues du niveau Fédéral, de la COCOF, de la Région Wallonne et de la Fédération Wallonie Bruxelles.

    Le Ministre des Maisons de Justice Rachid Madrane a donc ouvert un chantier législatif important pour harmoniser ces législations mais aussi pour réorganiser le secteur afin d’assurer une meilleure intégration et une plus grande cohérence entre ces compétences enfin regroupées.

    Ce décret a pour objectifs :

    • d’harmoniser les règles de subventionnement
    • de moderniser la législation.
    • d’assurer la stabilisation globale de l’emploi et de l’expertise existante.

    Le secteur associatif qui travaille avec les Maisons de Justice s’organisera désormais autour de 6 missions : aide juridique, aide sociale, aide psychologique, aide au lien (tout ce qui vise à créer, maintenir ou restaurer des liens entre les personnes), aide à la communication (entre les justiciables concernés par une infraction pénale) et accompagnement à la mise en œuvre et au suivi de décisions judiciaires. Ces missions ne seront plus définies en fonction des acteurs mais en fonction des bénéficiaires.

    Le texte introduit également deux changements d’approche fondamentaux :

    • Les 6 missions autour desquelles s’organise désormais la prise en charge de toute personne confrontée à la justice ne sont plus définies en fonction des acteurs mais bien des bénéficiaires.
    • Les partenaires seront subsidiés non plus en fonction  d’équivalents temps pleins, mais bien en fonction du nombre de services qu’ils proposent, au regard des besoins des justiciables.

    La volonté est de gérer les moyens de manière plus efficiente, plus proche des véritables besoins du terrain, tout en garantissant toujours un service de qualité au justiciable.

    Avec ce nouveau décret, le justiciable est placé au centre de l’action des partenaires : le décret ne se centre plus sur l’organisation des services mais sur les missions qui doivent pouvoir être mises en place autour des bénéficiaires.

    Par ailleurs, le secteur peut désormais s’organiser comme il le souhaite du moment que les six missions sont couvertes au sein d’un arrondissement judiciaire. Pour vérifier l’adéquation entre les offres de services prévues par le décret et les besoins, des espaces de concertation seront mis en place au niveau des arrondissements et permettront de cartographier les besoins et l’offre de services dans chacun d’entre eux.

    « Le regroupement de ces compétences est une chance que nous devons saisir pour améliorer les politiques de réinsertion et optimaliser l’offre de l’aide que nous pouvons apporter aux justiciables, aux victimes, ainsi qu’à leurs proches, déclare Rachid Madrane. Et je suis convaincu que ce nouveau décret, permettra d’améliorer l’efficacité de nos services et de rencontrer au mieux les besoins de tous nos bénéficiaires. »

    Le texte entrera en vigueur en janvier 2017.

  • Rencontre entre le Ministre de la Justice, les Ministres communautaires en charge des Maisons de Justice et le Collège des Procureurs Généraux

     

    A l’initiative du Ministre de la Justice, une première rencontre formelle a réuni ce mardi 30 août 2016 les Ministres communautaires en charge des Maisons de Justice (Jo Vandeurzen pour la Communauté flamande, Rachid Madrane pour la Communauté française et Antonio Antoniadis pour la Communauté germanophone) et le Collège des Procureurs Généraux.

    L’initiative du Ministre de la Justice s’inscrit dans la volonté de clarifier les effets de la 6e réforme de l’Etat, qui a confié la compétence relative à l’organisation et au fonctionnement des Maisons de Justice aux Communautés.

    Une attention particulière a été portée à l’implication formelle des Ministres communautaires dans l’élaboration des circulaires du Ministre de la Justice et du Collège des Procureurs généraux. Ces circulaires traitent en effet de questions qui touchent aux compétences des trois Communautés, comme l’exécution des peines ou les mesures prises dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Les Ministres communautaires pourront désormais co-signer les circulaires qui touchent à leur champ de compétence.

    La circulaire qui contient les règles relatives à l’échange d’information entre les acteurs judiciaires et les Maisons de Justice sera donc évaluée et révisée. La lutte contre la radicalisation et le terrorisme exige en effet que ces acteurs s’efforcent, dans les limites de leurs compétences respectives, de partager un maximum d’informations.

    Dans cette perspective, la prise en charge des individus radicalisés violents et des terroristes par les Communautés est un aspect fondamental de cette collaboration.

    De façon plus large, les participants à la réunion s’engagent à travailler dans un esprit de coopération loyale et à se tenir mutuellement informés des initiatives qui touchent aux compétences de leurs partenaires.

  • Maisons de Justice : le Gouvernement approuve l’avant-projet de décret Partenariat

    Ce mercredi 13 juillet, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé en deuxième lecture l’avant-projet de décret Partenariat.

    Suite à la sixième réforme de l’Etat, les compétences en matière d’aide aux justiciables, d’aide aux victimes, d’aide aux détenus, d’aide juridique de première ligne et la gestion des espaces rencontres et des peines et mesures judiciaires alternatives ont été regroupées au sein de l’Administration générale des Maisons de Justice.

    Ce regroupement a créé une situation juridique particulière puisque les différents organismes relevaient de réglementations très diverses issues d’autorités différentes : la Région wallonne, la COCOF, la Fédération Wallonie-Bruxelles ou le Service public fédéral Justice.

    Le Ministre s’est donc fixé comme objectif d’harmoniser ces réglementations afin de clarifier la situation de ces organismes et de garantir la poursuite de leurs missions.

    Ce nouveau texte législatif

    • définit les missions pour tous ces secteurs, qui seront désormais au nombre de six : aide juridique, aide sociale, aide psychologique, aide au lien, aide à la communication (entre les justiciables concernés par une infraction pénale) et accompagnement à la mise en œuvre et au suivi de décisions judiciaires
    • harmonise les critères de subventionnement
    • harmonise les procédures d’agrément et de subventionnement.

    Ce chantier a été aussi une véritable opportunité de développer des synergies entre les différents secteurs d’abord, mais également avec les Maisons de Justice.

    Cette mise en réseau des services va se faire au niveau des nouveaux arrondissements judiciaires.

    Le nouveau décret introduit deux changements majeurs. Il organise la prise en charge des justiciables autour de six missions qui ne sont plus définies en fonction des acteurs mais en fonction des bénéficiaires. Le secteur peut désormais s’organiser comme il le souhaite du moment que les six missions sont couvertes au sein d’un arrondissement. Pour vérifier l’adéquation entre les offres de services prévues par le décret et les besoins, des espaces de concertation seront mis en place au niveau des arrondissements et permettront de cartographier les besoins et l’offre de services dans chacun d’entre eux.

    Le deuxième changement fondamental d’approche est que les partenaires seront subsidiés non plus en fonction d’emplois mais en fonction des missions exécutées, au regard des besoins des justiciables.

    La volonté est de gérer les moyens de manière plus efficiente, plus proche des véritables besoins du terrain, tout en garantissant toujours un service de qualité au justiciable.

    Toutefois, il va de soi que des dispositions ont été prises afin de préserver le volume d’emploi global et de maintenir l’expertise du secteur.

    « La réforme de l’Etat a donné plus de cohérence à l’action des Maisons de Justice en y rassemblant toute une série de compétences qui ensemble constituent tout le volet humain de la justice, résume Rachid Madrane, Ministre des Maisons de Justice. C’était déjà en soi un pas vers plus d’efficacité. Le décret adopté aujourd’hui vient encore assurer une meilleure intégration et une plus grande cohérence entre ces compétences enfin regroupées ».

  • Les Ministres francophones renforcent la cohérence des services proposés aux détenus pour préparer leur réinsertion

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    La prise en charge et l’accompagnement des détenus est une pièce essentielle de l’approche humaine de la justice. Elle contribue à promouvoir au sein des prisons le droit à l’éducation, à la formation, à la santé, à l’enseignement mais aussi aux activités sportives et culturelles, ainsi qu’à tout ce qui peut préparer le détenu à sa sortie de prison.

    À l’initiative de Rachid Madrane, Ministre des Maisons de Justice à la Fédération Wallonie-Bruxelles, et de Rudy Demotte, Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, les Ministres francophones compétents dans les matières qui s’exercent dans les établissements pénitentiaires se sont réunis ce lundi 20 juin 2016 pour une « Conférence interministérielle (CIM) visant la coordination des politiques d’intervention en lien avec le milieu carcéral ».

    Cette conférence interministérielle rassemble

    – pour la Fédération Wallonie-Bruxelles : Rudy Demotte (Ministre-Président) ; Rachid Madrane (Maisons de Justice et Sports) ; Alda Greoli (Culture) ; Isabelle Simonis (Enseignement de Promotion sociale)

    – pour la Commission communautaire française : Fadila Laanan, (Ministre-Présidente), Didier Gosuin, (Formation professionnelle), Céline Frémault (Action sociale), Rudi Vervoort (Cohésion sociale), Cécile Jodogne (Santé)

    – pour la Région wallonne : Paul Magnette (Ministre-Président), Eliane Tillieux (Emploi et Formation), Maxime Prévôt (Santé et Action sociale), Paul Furlan (Logement).

    Elle ne s’était plus réunie depuis décembre 2010.

    Il était important de la réactiver pour pouvoir formuler un projet politique concret et cohérent concernant le déploiement en prison d’aide et de services à destination des détenus

    A l’issue de la rencontre, les Ministres ont pu présenter une série de mesures concrètes, qui ont pour objectif de favoriser la réinsertion des détenus et de lutter contre la récidive, et qui s’articulent autour de 5 compétences : culture, sport, santé, psychosocial et formation/enseignement.

    Pour chacune d’entre elles, une ou deux priorités d’intervention ont été identifiées, qui devaient être applicables rapidement aux détenus intra-muros (ceux qui ne sortent pas de la prison) et aux détenus extra-muros (ceux qui peuvent sortir mais dorment en prison), et qui doivent être évaluées dans un an.

    Culture

    Fédération Wallonie-Bruxelles

    • Renforcement du soutien aux associations en éducation permanente et alphabétisation travaillant en milieu carcéral
    • Attention particulière pour le milieu carcéral dans le cadre de l’appel à projets « Alpha culture »
    • Soutien aux projets appuyant la lecture en prison
    • Soutien au département « Un pont entre deux mondes » du Théâtre royal de la Monnaie pour son atelier de chant gospel (prison de Forest)

    Sport 

    Fédération Wallonie-Bruxelles

    • Partenariat avec l’ADEPS via la délégation de moniteurs sportifs, à la demande des établissements et / ou des coordinateurs locaux : l’ADEPS pourra déléguer des moniteurs qui viendront encadrer les activités déjà organisées en prison. Les clubs et les fédérations pourront déléguer des moniteurs mobilisés pour des programmes particuliers développés par les Centres de Conseil du Sport de l’ADEPS.
    • Permettre le prêt de matériel sportif par l’ADEPS : L’ADEPS a un service de prêt de matériel qui est accessible aux clubs et aux administrations communales. L’idée est de rendre les établissements pénitentiaires eux aussi éligibles au service de prêt de matériel pour favoriser le développement de projets sportifs en prison.

    Psychosocial

    Fédération Wallonie-Bruxelles

    Réalisation d’un état des lieux de l’offre de services et développement d’un support visant à informer les familles et les proches des détenus sur l’offre psychosociale qui est à leur disposition, et ce, par différents canaux de communication (canaux vidéo dans les salles de visite, campagne télé et internet, permanences,…)

     

    Action sociale

    Région bruxelloise

    Parmi les actions menées par les organisations soutenues à Bruxelles dans le cadre de l’action sociale, des projets portent sur la sortie de prison, sa préparation et sa réussite.

    Un premier projet concerne le renforcement de l’action sociale menée avec les détenus et visant la prévention des phénomènes d’exclusion sociale lors de la sortie de prison, notamment le risque de sans-abrisme. Ce projet est mené au sein des centres d’accueil pour personnes en grande précarité tels que les Maisons d’accueil de la Cocof.

    Un second projet, en phase d’élaboration, est à cheval entre les politiques sociales et les compétences régionales en matière de Logement. Un programme « housing first », d’accès au logement, pour les détenus qui retrouvent la liberté va ainsi être lancé. Il est observé que les risques de sans-abrisme sont très élevés et que parmi les sans-abri on compte un certain nombre d’anciens détenus. L’accompagnement vers un logement accessible, salubre et stable constitue ainsi une étape décisive vers l’insertion sociale.

     

    Santé

    Région bruxelloise

    Développement d’un projet-pilote de promotion de la santé :

    • Assurer la présence d’un éducateur spécialisé en promotion de la santé qui apportera un soutien individuel et collectif aux détenus et sera en contact avec les agents pénitentiaires et le service médical de la prison
    • Diffuser une newsletter afin de sensibiliser et d’informer les professionnels de la santé qui travaillent auprès des détenus et ex-détenus et susciter des collaborations avec ces professionnels
    • Mettre en œuvre ou collaborer à des concertations afin de récolter les constats des professionnels actifs en milieu carcéral au sujet de la santé des détenus

    Région wallonne

    Face aux constats de santé de la population en milieu carcéral, développement d’un projet pilote de promotion de la santé, qui vise à

    • Fournir, selon une approche globale de la santé et d’empowerment, une offre d’information, de sensibilisation et d’orientation vers les détenus et les acteurs internes et externes à la prison
    • Sensibiliser la population détenue et le personnel encadrant à l’alimentation saine et équilibrée et promouvoir, en collaboration avec le Ministre des Sports, l’activité physique au sein des établissements pénitentiaires

    Formation/ Enseignement

    Fédération Wallonie-Bruxelles

    Création d’une structure unique pour l’école en prison, qui permettrait de pérenniser et de centraliser l’organisation de l’ensemble des formations de l’Enseignement de promotion sociale dispensées en milieu carcéral.

     

    Région wallonne

    Développement d’un projet pilote relatif à la validation des compétences : essaimage de l’expérience menée à la prison de Marche-en-Famenne par la direction et le consortium de validation des compétences, pour la validation de compétences « internes » (exercées en prison, comme buanderie, jardinerie, peinture) et  de compétences « externes » (acquises en dehors de la prison).

    Région bruxelloise

    Développement de deux projets pilotes relatifs

    • à la validation des compétences (Consortium de validation des compétences, avec l’appui de la coordination bruxelloise)
    • à la formation à distance (utilisation de l’Espace public numérique d’autoformation de Bruxelles Formation, en coopération avec les asbl partenaires Adeppi et Après)

     

  • Plan National de Sécurité 2016-2019

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    Toutes les autorités du pays compétentes en matière de justice et de sécurité étaient réunies ce 7 juin pour présenter le plan national de sécurité 2016-2019 et la note-cadre de sécurité intégrale, auxquels le gouvernement fédéral et les gouvernements des entités fédérées ont travaillé en commun.

    Ces textes identifient les 10 enjeux de sécurité qui feront l’objet d’une attention prioritaire ces trois prochaines années et qui seront appréhendées de façon transversale.

    La 6e réforme de l’Etat a transféré une partie de la Justice (les Maisons de Justice) aux Communautés.

    De par leurs missions, les Maisons de Justice peuvent être sollicitées aussi bien en amont qu’en aval de la chaîne pénale. Elles peuvent également être sollicitées à tout moment pour la prise en charge des victimes tant dans le volet de l’aide que de l’accueil des victimes.

    Il était donc important et légitime que les entités fédérées soient associées à l’élaboration de ces textes et à l’identification de ces priorités.

    En tant que Ministre des Maisons de Justice de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rachid Madrane a donc voulu qu’une attention particulière soit portée aux victimes au travers de chaque priorité qui structure la note-cadre, et que la coopération soit renforcée dans leur prise en charge.

    Il a également demandé de prendre particulièrement en considération les atteintes à l’intégrité de la personne (violences intrafamiliales, violences sexuelles sur mineur ou majeur) et les discriminations.

    Enfin, la lutte contre le radicalisme, l’extrémisme violent et le terrorisme figure également parmi les priorités identifiées. A cet égard, la création d’un nouveau dispositif de prévention et de lutte contre le radicalisme, que le Ministre a proposé à ses collègues du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, devra permettre d’améliorer la prise en charge des personnes touchées par la radicalisation violente et de leurs proches.