• Premier bilan et nouvel outil pour « Bienvenue dans ma tribu », la plateforme qui invite les jeunes au débat citoyen

    Le Ministre de la Jeunesse, Rachid Madrane, et le Conseil de la Jeunesse, le porte-parole officiel des jeunes francophones de 16 à 30 ans,  ont dressé aujourd’hui le bilan du projet « Bienvenue dans ma tribu » lancé il y a trois ans, et ont esquissé les perspectives qui s’ouvrent à son développement.

    « Bienvenue dans ma tribu » (www.bienvenuedansmatribu.be) est une plateforme citoyenne interactive, née du souhait de la Ministre Isabelle Simonis, précédemment en charge de la compétence Jeunesse, de mettre en place un forum où les jeunes seraient encouragés à réfléchir, s’exprimer, et débattre de questions de société.

    « Bienvenue dans ma tribu » s’organise en 10 tribus, correspondant aux dix chapitres de la charte de la citoyenneté, comme le vivre-ensemble, la tolérance, la lutte contre les discriminations, ou encore la liberté d’expression. Les jeunes ont également la possibilité de créer de nouvelles tribus, autour de valeurs qui leur semblent importantes et qui ne figureraient pas dans la Charte initiale.

    En parallèle à ces débats virtuels, le Conseil de la Jeunesse sillonne depuis trois ans les établissements scolaires ainsi que les maisons de jeunes pour y organiser des animations  suscitant le débat sur ces mêmes questions.

    Au total, en trois ans:
    – Plus de 1639 jeunes  ont participé aux animations BDMT dans tous les réseaux en FWB
    – 907 jeunes se sont inscrits sur le site et ont rédigé plus de 2465 commentaires sur les thèmes de société qui sont proposés au débat
    – 46 nouvelles tribus ont été créées par les internautes

    Au vu de ces résultats et soucieux d’élargir la participation au projet au plus grand nombre de jeunes possible, le Ministre Madrane a, lorsque la compétence Jeunesse lui a été confiée, prolongé d’un an la convention « Bienvenue dans ma tribu » et il a chargé le Conseil de la Jeunesse de concevoir une nouvelle animation pédagogique, qui a été présentée aujourd’hui aux associations de jeunesse.

    « Nous avons développé une animation de gaming, explique Elliot Herman, Président du Conseil de la Jeunesse. Selon son scénario, une catastrophe climatique a balayé nos sociétés et les jeunes sont invités à les reconstruire : le jeu permet d’aborder, de façon déguisée et ludique, de grandes questions de société comme l’immigration, la justice sociale, les modèles de solidarité sociale,… » 

    « Le projet « Bienvenue dans ma Tribu » entame son second chapitre, souligne le Ministre Rachid Madrane. Je l’ai voulu encore plus jeune, plus participatif et plus innovant afin que chaque jeune ait envie d’y participer pour se réapproprier la Charte de la Citoyenneté. Le défi aujourd’hui est de faire entrer le débat non seulement dans les Maisons et centres de jeunes, mais aussi dans les centres culturels par exemple, et de toucher d’autres jeunes encore, comme ceux qui sont accompagnés par les services d’action en milieu ouvert« .

  • Des nouveaux outils pédagogiques afin de favoriser la mixité de sexes en Maisons et Centres de Jeunes

    WEB_mixité jeunesse-18

    Les Maisons de Jeunes en Fédération Wallonie-Bruxelles sont principalement fréquentées par des garçons. Seul un tiers d’entre elles déclare accueillir un public tout à fait mixte.

    Plusieurs facteurs interviennent : style d’activités proposées, stéréotypes sexistes quant à la place des filles, freins parentaux, effets de groupe (le déséquilibre en faveur des garçons freinant encore l’accès des filles), manque d’information sur les Maisons de Jeunes, réticences à sortir dans l’espace public ou encore période de l’adolescence qui n’est pas toujours propice à la mixité.

    Suite à ce constat, un projet de sensibilisation à la mixité mené par les CEMEA (les Centres d’Entraînement aux Méthodes d’Éducation Active) a été initié en 2018 au sein de 15 Maisons de Jeunes en vue de créer des outils pédagogiques résultant d’expérimentations.

    L’objectif principal du projet « Favoriser la mixité de sexes en Maisons et Centres de jeunes : un enjeu pour les filles et les garçons, un enjeu pour la société » est de soutenir les Maisons de Jeunes qui le souhaitent, au départ de leurs réalités, dans leur réflexion par rapport à la mixité de sexes dans leur structure, que ce soit vis‐à‐vis des jeunes (accessibilité des filles et des garçons, activités proposées, centres d’intérêt des un‐e‐s et des autres, gestion des aspects relationnels, etc.) ou au sein de leur équipe (répartition des tâches, des rôles, etc.).

    Le projet visait tout d’abord à réaliser un état des lieux de la manière dont la mixité est vécue dans chaque Maison de Jeunes participant au projet, pour pointer les freins potentiels et les difficultés rencontrées au sein des équipes, afin de mettre ensuite en place des actions de formation et/ou des animations répondant aux réalités du terrain.

    Dans la deuxième phase du projet qui visait à sensibiliser les jeunes et les équipes aux stéréotypes et assignations de genre, une formation de trois journées a été mise en place afin de faire se rencontrer les équipes des Maisons de Jeunes, de croiser les réalités de terrain, de partager les outils et les expériences.

    La dernière étape du projet a abouti sur une série de recommandations ainsi que sur la production d’outils pédagogiques et de modules de formation, qui seront ensuite diffusés à l’ensemble du secteur de la Jeunesse en Fédération Wallonie‐Bruxelles.

    Les recommandations qui découlent du projet insistent sur la nécessité d’un travail important avec les équipes des Maisons de Jeunes sur cette question. Les Maisons de Jeunes mais également, les Centres de Jeunes et Organisations de Jeunesse, ont un rôle essentiel à jouer en termes de rencontres et de mixité des publics.

    Fort de ces constats, le projet est prolongé d’une année supplémentaire afin de compléter la démarche par des journées de sensibilisation destinées aux cadres des Maisons de Jeunes, aux fédérations du secteur Jeunesse (centres de jeunes, centres de rencontre et d’hébergement, centres d’information jeunesse, organisations de jeunesse) ainsi qu’auprès de l’inspection de la Culture de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

    Par ailleurs, en parallèle, un travail avec l’inspection de la Culture a été organisé. La présentation de l’outil auprès de ce service a révélé qu’il était important d’avoir une réflexion institutionnelle sur cette question. Les Ministres concernés souhaitent continuer à collaborer avec eux dans ce sens.

    « Le chantier de la mixité n’est pas terminé. Le secteur jeunesse est un excellent « incubateur » d’initiatives. Si la mixité se discute en Maisons de Jeunes, elle pourra l’être dans d’autres secteurs comme dans des associations d’Education permanente. La dimension de mixité des sexes sera également intégrée dans l’un de mes plus gros appels à projets à destination du secteur ainsi qu’à tous groupes de jeunes. Il est indéniable que cette prise de conscience doit être intersectorielle si l’on veut l’inscrire dans la durée. Ce n’est pas une « fatalité » culturelle, la mixité ne va pas de soi. Il est temps de la travailler, de l’encourager et de la faire vivre, et ce, dans tous les secteurs de la Fédération » souligne le Ministre de la Jeunesse, Rachid Madrane.

    « La mixité est par essence fédératrice, puisqu’elle reflète la société dans toute sa diversité et permet aux femmes et aux hommes d’apprendre à vivre ensemble. Il faut donc la cultiver, dès le plus jeune âge, en tant qu’outil d’éradication des comportements sexistes et de soutien à l’émergence d’une société toujours plus égalitaire », ajoute le Ministre-Président Rudy Demotte, en charge de l’Egalité des chances et des Droits des femmes.