• Peterbos : un plan d’actions pour travailler de façon durable avec les habitants du quartier

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    Fin avril, les violences qui ont secoué le Peterbos ont amené le quartier du Peterbos à faire tristement la une de l’actualité.

    Mais le Peterbos ne peut être réduit à cette image de quartier « difficile », une image qui stigmatise sans distinction les familles et les jeunes qui y vivent, et les associations qui y travaillent.

    Le Peterbos est aussi un quartier qui vit et qu’il importe de ne pas désinvestir, au contraire. La commune d’Anderlecht est présente au Peterbos depuis des années au travers de son service de prévention.

    Rachid Madrane, Ministre de l’Aide à la Jeunesse, et Eric Tomas, Bourgmestre d’Anderlecht, ont voulu par ailleurs développer un plan d’actions pour animer positivement le Peterbos et travailler de façon durable avec les jeunes du quartier.

    Ce plan se construit sur trois axes :

    La Fête du Peterbos

    Cette fête, organisée chaque année depuis 20 ans, aura lieu le 30 juin.

    La commune d’Anderlecht a amplifié son soutien à cet évènement, et la Fédération Wallonie-Bruxelles est cette année venue le renforcer, pour multiplier les activités proposées et faire de cette fête un temps fort de l’été au Peterbos.

    Cette fête sera également l’occasion d’inaugurer un terrain de basket situé au coeur du Peterbos, qui a été rénové par le service communal des Sports.

    L’été au Peterbos

    La Fête du Peterbos donnera aussi et surtout le coup d’envoi de l’Eté au Peterbos, une opération d’animation du quartier qui durera tout l’été.

    Du 16 juillet au 12 août, le service communal de Cohésion sociale et des Sports organisera deux activités par jour, six jours par semaine : free multisports, running, kick-boxing, gymmastique, jeux sportifs et activités culturelles.

    Les moyens dégagés par le Ministre Madrane permettront de compléter ce programme en permettant aux asbl Promo Jeunes et Alhambra d’organiser quatre jours par semaine des animations durant la première quinzaine de juillet et la deuxième quinzaine d’août autour du graff et de la calligraphie, et de différents sports (basket, crossfit, ping-pong, street tennis, frisbee, psychomotricité).

    Action sociale sur le long terme

    L’investissement sur le quartier du Peterbos ne peut se limiter aux deux mois de vacances.

    Ainsi, le Ministre Madrane permet au service AMO TCC Accueil, qui va déjà à la rencontre des jeunes dans le quartier depuis plusieurs mois, de renforcer sa présence pendant l’été en s’intégrant au dispositif et d’assurer une permanence sociale tous les mercredis après-midi, en collaboration et dans les locaux de la Maison de Jeunes D’Broej.

    Grâce au soutien du Ministre, l’asbl Alhambra va elle aussi réaliser du travail social de rue dans le quartier et, en partenariat avec le service prévention, y organiser toute une série d’animations didactiques et s’y impliquer à long terme.

    «  Au total, ce sont 62.000 € qui seront dévolus à ces différentes actions par la Fédération Wallonie-Bruxelles, indique Rachid MADRANE. Ma volonté, au travers de ces différentes initiatives, est de favoriser les conditions de la rencontre, de l’échange, de la convivialité entre les habitants du Peterbos, mais aussi entre ceux-ci et tous ceux qui voudraient découvrir une autre facette de ce quartier. Mais il est aussi primordial de travailler de façon soutenue et durable avec les jeunes et les familles du Peterbos, ce que les services d’aide en milieu ouvert (AMO) ont toute l’expertise pour faire. »

    « Prévention activités avec les habitants, activités sportives… La commune d’Anderlecht est active au Peterbos sur de nombreux fronts et nous ne pouvons que nous réjouir de cet investissement supplémentaire accordé par le Ministre Madrane » souligne le Bourgmestre Eric TOMAS.

     

     

  • Aide au maintien du lien entre les parents détenus et leurs enfants : le projet « Itinérances » soutenu dans la durée

    Au travers du projet « Itinérances », la Croix-Rouge de Belgique veut permettre aux parents détenus de maintenir un contact avec leur(s) enfant(s). Or des difficultés pratiques peuvent entraver ces contacts : lieu de détention distant ou difficilement accessible en transports en commun, coût des trajets, impossibilité pour la famille ou le tuteur de l’enfant de le conduire à la visite,…

    Les volontaires de la Croix-Rouge qui font vivre ce projet se chargent de conduire les enfants vers l’établissement où est détenu leur parent (établissement pénitentiaire ou centre pour dessaisis de Saint-Hubert).

    Spécialement formés par la Croix-Rouge, ils offrent aussi aux enfants qu’ils accompagnent écoute et soutien, et peuvent intervenir comme intermédiaires avec les intervenants sociaux de la prison.

    Ce projet permet donc aux enfants de rendre visite à leur parent. Les visites sont quant à elles encadrées par les services d’aide aux détenus partenaires des Maisons de Justice : ce sont ces derniers qui demandent aux volontaires d’ « Itinérances » d’intervenir pour permettre en pratique le maintien du lien parent-enfant.

    Ce projet est soutenu depuis 2002 par la Fédération Wallonie-Bruxelles en qualité de projet particulier. La Croix-Rouge devait dès lors réitérer chaque année sa demande de soutien.

    A l’initiative de Rachid Madrane, Ministre des Maisons de Justice, le Gouvernement a désormais établi avec la Croix-Rouge de Belgique une convention qui court du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2020, afin d’offrir au projet des perspectives à trois ans.

  • Rôle des assistants de justice dans le congé pénitentiaire de Benjamin Herman: le Ministre Madrane tient à apporter un éclaircissement

    Suite au compte rendu fait par la presse du débat d’actualité qui s’est tenu à la Chambre cet après-midi, au cours duquel il semble que le Ministre Geens ait évoqué la prise en compte d’un avis émis par un assistant de justice, administration de la Communauté française, pour accorder le congé pénitentiaire de M. Benjamin Herman, le Ministre des Maisons de Justice, Rachid Madrane tient à apporter des précisions importantes.

    Le rôle de l’assistant de justice dans ce dossier a été uniquement d’exécuter une enquête sociale en vue du congé pénitentiaire, ce qui consiste à donner un aperçu du milieu d’accueil du justiciable pendant l’éventuel congé pénitentiaire. Dans son rapport, l’assistant de justice indique aussi les possibilités d’accueil et l’engagement du milieu d’accueil à l’égard du justiciable.
    Par conséquent, lors de la réalisation de l’enquête sociale, aucun membre du personnel de l’Administration des Maisons de Justice n’est amené à rencontrer directement le justiciable.

    Par ailleurs, cette enquête est un élément qui doit être apprécié à la lumière d’autres avis et ce n’est en aucun cas l’assistant de justice qui participe à une délibération et encore moins à une décision d’octroi d’un congé pénitentiaire.

    Sans rejeter aucune responsabilité, le Ministre Madrane tient à éclaircir le fonctionnement d’une enquête sociale faite par les Maisons de Justice en vue d’un congé pénitentiaire.

    « Je ne voudrais pas que l’on puisse croire que des assistants de justice ont rencontré M. Benjamin Herman et ont jugé de sa personnalité, alors que ce n’est pas le cas », souligne le Ministre Madrane.

  • Enfants en centres fermés: Violation flagrante de la Convention internationale des droits de l’enfant par le Gouvernement Michel

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    Le Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles Rudy Demotte et le Ministre de l’Aide à la Jeunesse Rachid Madrane dénoncent avec la plus force le projet du Gouvernement fédéral de créer des unités en centre fermé pour les familles avec enfants.

    « Votre projet de permettre et d’organiser à nouveau explicitement la détention en centre fermé de familles avec enfants se heurte de manière inacceptable aux engagements pris par notre pays de respecter les droits consacrés par la Convention internationale relative aux droits de l’enfant », insistent MM. Demotte et Madrane dans un courrier qui sera envoyé mercredi au Secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration Theo Francken.

    Si ce projet devait être mis en application, la Belgique ne manquera pas de jouer le rôle du mauvais élève lors de l’examen de son prochain rapport périodique sur l’application des droits de l’enfant qui aura lieu à Genève dans quelques mois.

    La Fédération Wallonie-Bruxelles, qui s’est engagée, dans le cadre de ses compétences, notamment en matière d’aide à la jeunesse et d’enseignement, à soutenir les autorités fédérales lorsque notre pays a été confronté en 2015-2016 à un afflux important de migrants, dont de nombreux enfants, s’inscrit dès lors en totale opposition par rapport à un tel projet.

    « Il en va tant de la mise en œuvre des obligations internationales de la Belgique que d’un engagement politique à garantir à chaque enfant de passage sur notre territoire le droit à des conditions de vie décentes et à l’épanouissement », concluent les deux ministres.

  • Les Centres d’accueil de MENA de la FWB ne fermeront pas! L’Aide à la Jeunesse et Fedasil concluent une convention à durée indéterminée pour garantir l’accueil des MENA

    Fin 2015, face à l’afflux de mineurs étrangers non accompagnés (MENA) sur notre territoire, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles avait décidé, sur proposition du Ministre Rachid Madrane, que, bien que la prise en charge des MENA ne relèvent pas de leurs missions intrinsèques, les institutions de l’Aide à la Jeunesse viendraient soutenir Fedasil à titre humanitaire en offrant des places d’hébergement à ces jeunes très vulnérables.

    Une convention d’un an a donc été signée entre la Fédération Wallonie-Bruxelles et Fedasil: cette convention portait sur la création de 130 places dans les institutions de l’Aide à la Jeunesse, en co-financement avec Fedasil.

    La convention de 2016 a été renouvelée en 2017. Mais son caractère annuel ne permettait pas aux services de travailler dans les  meilleures conditions. C’est pourquoi le Ministre Madrane a proposé à Fedasil et son Ministre de tutelle, Theo Francken, que la convention qui les lie soit désormais conclue pour une durée indéterminée. En l’attente une convention à durée de 6 mois seulement avait été signée.

    Un accord politique était intervenu au mois de février mais sa concrétisation semblait compromise côté fédéral, manifestement pour des question budgétaires.  Les Centres  d’accueil ont bien cru devoir renoncer à leur mission, la période de préavis prévue par la convention commençant ce 1er mai.

    Mais la situation s’est dégagée in extremis, et les Ministres ont pu signer la convention à durée indéterminée ce vendredi 27 avril.

    Le prolongement à durée indéterminée de la convention va donc permettre aux institutions de l’Aide à la Jeunesse qui avaient ouvert leurs portes à de jeunes MENA de continuer à le faire, dans des perspectives de travail stabilisées.

    Le Ministre Rachid Madrane : » Je me félicite que cette solution pragmatique ait pu être concrétisée, au-delà des difficultés budgétaires ou politiques, cela permet de pérenniser  une prise en charge ad hoc des MENA les plus fragiles par les institutions habituées à accueillir des jeunes, ce que les solutions d’accueil habituelles de Fedasil ne permettent pas. »

  • Une année pour célébrer la vitalité du cirque bruxellois

    IMG_6858L’année focusCIRCUS.brussels a été lancée ce matin lors d’une conférence de presse organisée à Bozar en présence des différents partenaires de l’événement.

    De mars 2018 à mars 2019, focusCIRCUS.brussels mettra le cirque bruxellois à l’honneur au travers de festivals, de spectacles et d’une tournée de 8 compagnies bruxelloises en Italie et en France.

    Les meilleurs ambassadeurs de Bruxelles sont ses artistes

    focusCIRCUS.brussels est une initiative du Ministre Rachid Madrane, en charge de la Promotion de Bruxelles à la Fédération Wallonie-Bruxelles. Après l’art contemporain à Paris en 2016 (INDISCIPLINE) et la danse contemporaine à Berlin en 2017 (RADIKAL), focusCIRCUS.brussels est la troisième édition d’une série visant à faire rayonner Bruxelles par la mise en lumière de ses artistes, avec un projet de plus grande ampleur que les deux éditions précédentes.

    « Le cirque est devenu, ces dernières années, une des plus belles cartes de visite de Bruxelles. Conscient de ce rayonnement, j’ai voulu dès ma prise de fonction encourager ce secteur en soutenant chaque année une compagnie bruxelloise dans le cadre du célèbre festival d’Avignon. En 2018, plusieurs événements majeurs vont se dérouler dans le paysage circassien bruxellois. Notamment, l’organisation, pour la première fois à Bruxelles, du séminaire Fresh Circus #4 – qui rassemble plus de 400 professionnels de la planète cirque- ou la nouvelle implantation de l’ESAC (Ecole supérieure des arts du cirque), l’une des écoles de cirque les plus prestigieuses au monde. focusCIRCUS.brussels est donc né de la volonté de mettre en lumière  cette extraordinaire vitalité du cirque bruxellois, auprès des aficionados du cirque, mais aussi des cnéophytes, des programmateurs et de tous les amoureux de Bruxelles.” s’enthousiasme le Ministre Madrane.

    Quatre partenaires, des festivals, une tournée internationale en Italie et en France

    Ce focus cirque se déroulera sur une année et comportera un volet national et un volet international.

    visit.brussels, l’agence bruxelloise du tourisme, assure la mise en œuvre de focusCIRCUS.brussels.

    « Hormis la soirée de lancement du 12 mars à BOZAR, le concept de focusCIRCUS.brussels n’est pas de créer de nouvelles initiatives car Bruxelles regorge déjà de nombreux festivals et événements circassiens. Mené en collaboration avec l’Espace Catastrophe, l’ESAC, la Ville de Bruxelles et les Halles de Schaerbeek, focusCIRCUS.brussels vise à promouvoir Bruxelles et sa scène de cirque contemporaine, en fédérant sous une appellation les divers événements des quatre opérateurs, et en les soutenant dans leur communication et leur diffusion. » Patrick Bontinck, CEO de visit.brussels

    Soirée de lancement focusCIRCUS.brussels le 12 mars à BOZAR

    focusCIRCUS.brussels démarre à Bruxelles ce soir avec une grande soirée festive à BOZAR et l’ouverture du Festival UP!, puis se décline jusqu’en mars 2019 avec les festivals UP!, HOPLA!, Hors Pistes, les spectacles des étudiants de l’ESAC et le séminaire Fresh Circus#4.

    La tournée internationale des huit compagnies bruxelloises en France et en Italie débute en septembre 2018 et se clôt en janvier 2019.

    Lire le dossier de presse

    Pour plus d’informations: www.focusCIRCUS.brussels

  • La Fédération Wallonie-Bruxelles, la Région bruxelloise et plusieurs villes et communes wallonnes et bruxelloises renforcent leur collaboration en matière de prévention de la radicalisation violente

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    Ce vendredi 2 mars, la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Région bruxelloise et les villes et communes de Bruxelles, Anderlecht, Molenbeek-Saint-Jean, Liège, Verviers, Namur et Charleroi ont renforcé leur collaboration en matière de  prévention de la radicalisation violente en s’engageant, au travers d’un protocole de collaboration, à  développer les échanges d’informations et les partenariats utiles à l’efficacité de leurs actions.

    En janvier 2016, à l’initiative de Rudy DEMOTTE, Ministre-Président, et de Rachid MADRANE, Ministre des Maisons de Justice, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles décidait de créer le « Réseau de prise en charge des extrémismes et des radicalismes violents » et un an plus tard, les deux services opérationnels qui le composent – le Centre d’aide et de prise en charge des personnes concernées par le radicalisme et l’extrémisme violents (CAPREV) et le Centre de ressources et d’appui (CREA) – étaient accessibles au grand public, aux acteurs de terrain et aux différents services de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

    La Région bruxelloise et plusieurs villes et communes ont mis elles aussi en place des dispositifs pour lutter contre la radicalisation. Il a donc tout de suite paru essentiel au Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles d’encourager les opportunités de collaboration entre les acteurs concernés, afin que les compétences et expertises puissent être mises en commun.

    Les signataires du Protocole s’engageront à développer les partenariats, sur base volontaire, dans les domaines suivants :

    • le partage d’information entres les personnels des différents dispositifs: les partenaires s’informeront mutuellement de la façon dont fonctionnent leurs services, de leur approche de la prévention et des phénomènes de radicalisme violents, de leur activité en la matière, afin de mutualiser leur expérience.
    • la communication vers les publics à informer de l’existence des services à leur disposition ou à sensibiliser aux enjeux liés à la radicalisation
    • la partage d’expertise et de bonnes pratiques: la Fédération Wallonie-Bruxelles invitera ses partenaires à au moins une rencontre par an qui sera consacrée à l’échange de bonnes pratiques.
    • la prise en charge individuelle des personnes concernées par la radicalisation, c’est-à-dire l’accompagnement psycho-social professionnel proposé et mis en œuvre avec la personne concernée directement ou indirectement par la radicalisation qui en fait la demande.

    En fonction de la demande exprimée par la personne au « Réseau de prise en charge des extrémismes et des radicalismes violents » de la Fédération Wallonie-Bruxelles ou de son ancrage géographique, elle sera informée de l’existence d’initiatives de proximité, notamment celles mises en place au sein des communes signataires. Réciproquement, les communes pourront informer les personnes concernées de l’existence du Réseau de prise en charge de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de ses missions.

    Ce texte établit donc le cadre dans lequel les différents acteurs de la prévention vont pouvoir travailler de façon complémentaire à la prise en charge des situations individuelles.

    Ce protocole institue par ailleurs un Comité de suivi, qui constituera un espace de rencontre et de dialogue entre les différents partenaires. Il sera le lieu privilégié pour développer une compréhension mutuelle des outils et méthodes mis en œuvre par chaque partenaire. Il pourra également être envisagé comme un lieu de concertation et d’échange d’expertise et de bonnes pratiques.

    « La signature de ce protocole n’est assurément pas qu’un geste symbolique. Elle concrétise une volonté, et au-delà une nécessité, d’un travail concerté en matière de prévention contre le phénomène de radicalisation violente. Et confirme l’ambition de rassemblement et d’ouverture qui est dans l’ADN de la Fédération Wallonie-Bruxelles», relève le Ministre-Président Rudy Demotte. « Les signataires de ce partenariat ont tous pour finalité de garantir la cohérence de l’action publique, dans le respect de l’autonomie de chacun mais avec la conviction commune, et farouche, que le partage et le dialogue sont la clé d’une stratégie fructueuse. »

     Pour Rachid Madrane, Ministre des Maisons de Justice : «La signature de ce protocole est un jalon essentiel des collaborations qui doivent être mises en place entre nos différents niveaux de pouvoir. Je me réjouis que la dynamique de collaboration sur laquelle nous avons voulu dès le départ fonder nos intervention en matière de lutte contre la radicalisation se formalise, et j’espère qu’elle ira en s’amplifiant, puisque le Protocole prévoit la possibilité à toute entité publique de s’y joindre ultérieurement, dès lors que celle-ci souhaite apporter son soutien à la lutte contre le radicalisme violent dans le cadre de ses compétences».

  • Sport de haut niveau : 59 sportifs sous contrat avec l’ADEPS

    Depuis plusieurs années, l’Adeps soutient le sport de haut niveau notamment au travers d’un soutien financier spécifique aux fédérations sportives reconnues et au Comité Olympique Interfédéral Belge (COIB), du financement d’un réseau interuniversitaire d’aides à la performance sportives (le CAPS) mais également par l’octroi de contrats de travail à plusieurs élites ou espoirs sportifs affiliés à une fédération sportive francophone.

    Les contrats d’élites sportives sont accordés par le Ministre des Sports, au cas par cas, après une analyse approfondie par l’Administration générale du Sport d’un dossier de candidature.

    Les sportifs bénéficiant d’un contrat disposent d’une rémunération mensuelle et d’un accès maximal aux aides à la performance sportive et à l’encadrement «projet de vie» mis en place par l’Adeps.

    En contrepartie, les sportifs s’engagent notamment à :

    • atteindre les objectifs de performance définis pour chaque saison et à progresser selon un plan établi
    • adopter une attitude professionnelle, éthique et fair-play sur les terrains et dans la vie de tous les jours
    • adopter une attitude irréprochable à l’égard du dopage
    • promouvoir la pratique du sport, par exemple, en parrainant des événements organisés par l’Adeps

    Pour l’année 2018, après une évaluation par l’Administration générale des Sports, le Ministre des Sports, Rachid Madrane a décidé de reconduire ou d’offrir un nouveau contrat à 59 sportifs de haut niveau.

    C’est 2 de plus qu’en 2017, le nombre de nouveaux venus (17) étant, cette année, supérieur au nombre des non-reconduits (15).

    A ces 59 sportifs de haut niveau sous contrats APE (aide à la promotion de l’emploi) ou Rosetta, s’ajoutent les 10 Bruxellois qui figurent pour l’instant sur le payroll de la Région bruxelloise via un contrat ACS (agent contractuel subventionné). Ceux-ci seront prolongés ou non à partir du 1er avril, lorsque les contrats ACS arriveront à échéance. On compte également 3 sportifs francophones engagés à l’armée dans le cadre du projet « Sport Elite Défense ».

    Pour le Ministre des Sports, Rachid Madrane : « L’année 2017 a été une année fantastique pour le sport francophone de haut niveau. Nos sportifs ont accumulé un nombre important de bons résultats avec pas moins de 165 médailles glanées lors des principales compétitions internationales (Jeux mondiaux, Championnats du Monde, Championnats d’Europe, Universiades, Jeux de la Francophonie,…) toutes catégories confondues. Nous avons aujourd’hui la meilleure athlète du monde, un joueur de tennis n°7 mondial, une équipe nationale de hockey qui joue régulièrement soit la finale, soit les demi-finales au niveau européen, mondial ou olympique, ainsi qu’un judoka vice-champion du monde toutes catégories. Si ces résultats sont bien évidemment le fruit du travail assidu réalisé par les sportifs et leur entourage, la Fédération Wallonie-Bruxelles n’y est pas étrangère non plus. Les efforts consentis et les mesures prises en Fédération Wallonie-Bruxelles, en faveur du développement et du soutien au sport de haut niveau commencent à porter leurs fruits. Je suis heureux aujourd’hui de pouvoir reconduire ou offrir un nouveau contrat à 59 sportifs afin de leur permettre d’arriver à performer au plus haut-niveau mondial dans les meilleures conditions possibles. ».

    Pour l’Adeps, l’Administrateur général, Alain Laitat, estime que « les bons résultats des athlètes francophones en 2017 s’inscrivent dans une perspective de progression constante du sport de haut niveau francophone depuis une quinzaine d’années. Ils ne sont certainement pas le fruit du hasard. Avec des contrats de travail, des services d’accompagnement en matière de sport de haut niveau et de double carrière, et un important soutien financier des fédérations sportives en faveur des sportifs, l’Adeps apporte un réel soutien aux élites sportives. C’est aussi le résultat d’un travail d’équipe efficace avec nos partenaires privilégiés comme les fédérations sportives et les universités francophones. »

    Cliquez ici pour voir la liste des sportifs sous contrat

     

  • Le Code de la prévention, de l’aide à la jeunesse et de la protection de la jeunesse a été approuvé en Commission du Parlement

    Après une large concertation de sept mois avec l’ensemble du secteur de l’Aide à la Jeunesse, deux passages en Gouvernement, un examen de deux mois au Conseil d’Etat, plusieurs journées d’audition et l’examen de très nombreux amendements au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le nouveau Code a été approuvé ce mardi 19 décembre en Commission du Parlement.

    Pour rappel, suite à la 6ème réforme de l’État, la Fédération Wallonie-Bruxelles s’est vu attribuer une nouvelle compétence en matière de protection de la jeunesse: elle est désormais compétente pour déterminer les mesures qui peuvent être prises à l’égard des mineurs qui ont commis un fait qualifié d’infraction.
    Il était donc nécessaire de prendre un nouveau décret pour intégrer ces nouvelles compétences. C’était là aussi l’occasion de revoir et d’actualiser le décret de 1991 relatif à l’Aide à la Jeunesse, tout en en préservant les principes essentiels, afin de renforcer la cohérence des interventions et tendre vers plus d’efficience en ce qui concerne la prise en charge des mineurs en danger et/ou en difficulté.

    Cette volonté de cohérence, de plus grande lisibilité a aussi dicté la forme particulière de ce décret, qui se traduit dans un Code parce que cette formule permet de mieux :
    – mettre en évidence les principes fondamentaux communs à toutes les actions de la FWB en la matière
    – distinguer les principaux volets : la prévention, l’aide à la jeunesse (consentie, les mesures de protection des jeunes en danger, les mesures de garde et d’éducation des jeunes délinquants.
    – prévoir des dispositions communes à ces différents volets

    Ce Code de 186 articles a donc pour objet d’exercer la nouvelle compétence de la Fédération Wallonie-Bruxelles à l’égard des jeunes ayant commis un fait qualifié d’infraction avant l’âge de dix-huit ans, mais également de renforcer la politique de prévention en faveur des jeunes et de leurs familles et d’améliorer les règles applicables en matière d’aide consentie et d’aide contrainte aux enfants en difficulté et en danger.

    Parmi les avancées majeures du texte:

    – Le texte donne une place importante à la prévention, laquelle devient une politique spécifique.
    – Les actions de prévention pourront à l’avenir toucher des jeunes jusque l’âge de 22 ans (contre 18 ans aujourd’hui) afin, notamment, de mieux les accompagner à la transition vers l’autonomie.
    – En matière de mesures d’aide et de protection : renforcement du droit des jeunes et des familles :
    o Meilleur accès aux pièces du dossier
    o Hiérarchisation des mesures en privilégiant d’abord le maintien de l’enfant en famille ou en famille d’accueil, le placement dans une structure d’accueil restant la mesure ultime
    o L’accord écrit du jeune bénéficiaire de l’aide est requis lorsqu’il y a un accord chez le conseiller, dès l’âge de 12 ans et non plus 14 ans, l’enfant étant alors obligatoirement assisté par un avocat. Cela implique l’obligation pour le conseiller de veiller à ce qu’un avocat soit désigné d’office si l’enfant n’en a pas.

    – En matière de mesures de protection des jeunes poursuivis du chef d’un fait qualifié d’infraction, le texte renforce toutes les mesures alternatives au placement en IPPJ, qui doit être la mesure ultime.
    – Le code fixe aussi un âge minimum de 14 ans pour être placé en IPPJ (Institution publique de protection de la jeunesse), que ce soit en régime ouvert ou fermé, sauf à titre exceptionnel (atteinte grave à l’intégrité physique).

    – Renforcement du caractère exceptionnel du dessaisissement; les conditions permettant au tribunal de se dessaisir sont durcies

    L’adoption de ce texte est la concrétisation de près de trois ans de travail et de centaines d’heures de réunions et de concertation.

    « Je me réjouis que le texte qui est une réforme très importante pour les enfants, les jeunes, les familles et le secteur de l’Aide à la Jeunesse arrive à la fin de son parcours après plus de deux ans de consultations, concertations et négociations, souligne Rachid Madrane, Ministre de l’Aide à la Jeunesse. Je suis heureux que malgré la crise de cet été, ce texte soit enfin voté. Nous sommes à un moment-charnière pour l’Aide à la Jeunesse, presqu’autant qu’en 1988 : avec la 3e réforme de l’Etat, l’Aide à la Jeunesse était alors devenue une compétence communautaire. Ce nouveau décret s’inscrit dans la continuité de l’esprit protectionnel de la loi de 1965 en ce qui concerne les mineurs qui ont commis un fait qualifié d’infraction et du décret de 1991 en matière d’Aide à la Jeunesse mais avec des avancées majeures notamment pour le droit des jeunes et des familles. C’est pourquoi je préfère parler d’évolutions que de révolution. Mais il n’en reste pas moins que nous proposons au secteur une réforme progressiste. Ce texte est une avancée considérable. »

    Vous trouverez le texte du Code ici.

  • Nouvelle campagne de sensibilisation et extension des horaires de la ligne d’écoute gratuite pour les victimes de violences sexuelles

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    En novembre dernier, la Ministre des Droits des femmes, Isabelle Simonis, et le Ministre des Maisons de Justice de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rachid Madrane, mettaient en place, avec l’asbl SOS Viol, une ligne d’écoute gratuite pour les victimes de violences sexuelles (0800/98.100).

    Depuis un an, les professionnels de l’asbl SOS Viol, en charge de la ligne, ont observé une hausse de 30% des appels, les victimes étant, en écrasante majorité, des femmes. Au total, la ligne a reçu 2076 appels sur cette période. 46% des victimes ont demandé une consultation. 17% d’entre elles ont été orientées vers les différents services d’aide aux victimes répartis sur le territoire de la Fédération Wallonie-Bruxelles ; vers la police, des hôpitaux, des médecins, ou encore vers des bureaux d’avocats spécialisés. 23% des victimes qui ont appelé la permanence ont déposé une plainte. SOS Viol a également établi que près de 20 % des appels sont réceptionnés par répondeur téléphonique en dehors des heures d’accessibilité de la ligne avec rappel ultérieur.

    Forts de ces constats, et à la veille de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, Isabelle Simonis et Rachid Madrane ont décidé de relancer une campagne de promotion du numéro vert mais aussi d’étendre les horaires de la ligne d’appel.

    Cette extension est programmée pour le premier trimestre 2018. La grille horaire actuelle (de 9 h à 17h du lundi au vendredi) passera de 8h à 18h du mardi au vendredi, soit une extension de 2 heures par jour durant 4 jours par semaine. Cette nouvelle phase « pilote » sera expérimentée durant 6 mois et ensuite évaluée pour envisager les suites à donner à ce modèle.

    L’équipe de SOS Viol a également été renforcée d’un emploi mi-temps pour assurer l’accueil téléphonique.

    « Nous avons lancé la ligne verte avec pour objectif d’encourager au maximum les victimes à signaler les violences qu’elles ont subi ou subissent encore, afin que nous puissions les soutenir le mieux possible et les aider à se reconstruire, rappelle Rachid Madrane. Ce premier bilan prouve la nécessité qu’il y avait à agir. Il nous conforte dans notre volonté de renforcer encore les outils que nous mettons à disposition des victimes et de mieux les faire connaître. »

    Pour ce faire, une nouvelle campagne de promotion du numéro vert sera également lancée ce samedi 25 novembre 2017. Le budget de 60.000 euros dégagé à cet effet, qui a été triplé par rapport à 2016, va permettre une diffusion plus large mais également échelonnée de la campagne en cette fin 2017 et tout au long de 2018. On retrouvera ainsi cette action de promotion de la ligne gratuite :

    • dans les transports en commun avec des affichages dans les bus des TEC en Wallonie et dans les trams, métros et bus de la STIB à Bruxelles
    • dans le milieu médical, puisque l’affiche sera insérée dans les magazines spécialisés à destination des médecins généralistes et des gynécologues, mais aussi diffusée aux hôpitaux, et sous forme d’animations vidéo dans les pharmacies.
    • dans les médias web avec des encarts vidéo sur différents sites d’informations.
    • dans le réseau institutionnel et associatif avec la distribution d’affiches aux services de l’Aide à la Jeunesse, aux services d’Aide aux Justiciables, aux établissements de l’enseignement supérieur, aux communes et CPAS, aux zones de police, aux Maisons de Justice, aux tribunaux de la Jeunesse, aux centres de planning familial, aux services sociaux ou encore aux centres sportifs et à tous les clubs de sport reconnus par la Fédération Wallonie-Bruxelles.

    « Nous sommes ravis du succès rencontré par la ligne d’écoute gratuite pour les victimes de violences sexuelles et surtout, de constater que davantage de femmes sortent du silence et recherchent un accompagnement. À l’heure où la parole se libère de plus en plus, nous devons persévérer pour parfaire l’aide permanente proposée aux victimes et faire encore diminuer le « chiffre noir » des violences sexuelles », conclut Isabelle Simonis.