• Protocole de collaboration entre la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Région Wallonne et la Région bruxelloise visant à mettre à l’emploi le plus grand nombre de détenus dès leur sortie de prison

    En Belgique, un détenu sur quatre récidive dans les deux ans qui suivent leur sortie. La prison ne peut être une parenthèse où rien ne se passe pour le détenu. Il faut qu’il puisse préparer sa réinsertion dès son entrée en prison. C’est la meilleure façon d’éviter la récidive et d’ainsi mieux protéger la société.

    L’aide sociale aux détenus qui s’exerce dans les prisons est à cet égard primordiale. Elle contribue notamment à promouvoir le droit à l’éducation, à la formation et à l’enseignement.  Offrir aux détenus l’opportunité de se former pendant leur détention, de préparer leur projet professionnel et donc leur sortie de prison est un des meilleurs moyens d’éviter la récidive.

    C’est pourquoi, le Ministre de l’Emploi et de la Formation à la Région wallonne, Pierre-Yves Jeholet, le Ministre de l’Emploi et de la Formation à la Région bruxelloise, Didier Gosuin et le Ministre des Maisons de Justice à la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rachid Madrane, ont signé aujourd’hui un protocole de collaboration visant à renforcer la formation et la mise à l’emploi des détenus et ex-détenus.

    Ce protocole engage les Ministres compétents à mettre en place un Plan d’action global pour la mise à l’emploi, la formation et la validation des compétences des détenus et anciens détenus sur le territoire de la Région wallonne et de la Région bruxelloise via leurs administrations respectives (le Forem, Bruxelles formation, Actiris, le Consortium de validation des compétences et l’Administration Générale des Maisons de Justice).

    L’objectif stratégique de ce Plan d’action est de mettre à l’emploi le plus grand nombre de détenus dès leur sortie de prison et, par ce biais, de tenter de diminuer la récidive.

    Ce Plan s’inscrit dans un processus en trois temps comprenant une phase d’élaboration, une phase de mise en œuvre et une phase de suivi et d’évaluation.

    Un Comité de pilotage sera créé pour superviser la mise en place du Plan d’action ainsi que ses avancées. Les actions, les moyens budgétaires, le calendrier et les ressources nécessaires seront définies lors du premier Comité de pilotage.

    « Si l’enfermement est nécessaire, il faut qu’il soit mis à profit pour travailler à la réinsertion du détenu. Car un détenu qui sort de prison en ayant acquis des qualifications sera bien plus à même de se débrouiller et de sortir du milieu de la délinquance qu’un autre. Depuis la réactivation de la « Conférence interministérielle visant la coordination des politiques d’intervention en lien avec le milieu carcéral », l’offre de formations dans les prisons ainsi que les budgets qui y ont été consacrés ont été fortement augmentés mais il faut encore aller plus loin afin de mettre à l’emploi le plus grand nombre de détenus dès leur sortie de prison et, par ce biais, de tenter de diminuer la récidive », souligne le Ministre Madrane.

    « L’emploi constitue l’un des meilleurs garants de la réinsertion et donc un rempart contre la récidive mais la population carcérale est, d’après les études, très peu formée, très peu diplômée et maitrisant peu la langue française.  C’est pourquoi les formations à un métier en demande sur le marché du travail ou la préparation à une validation de compétences en centre de formation ou sur des outils productifs présents en prison sont essentielles. A cet égard, la prison de Marche-en-Famenne est pionnière en la matière en Wallonie. Le protocole de collaboration auquel je me suis associé avec mes collègues de Bruxelles et de la Fédération Wallonie-Bruxelles permettra d’encore mieux coordonner nos efforts pour une efficacité renforcée de nos actions. La bonne réinsertion du détenu par la formation est bénéfique pour le détenu lui-même mais aussi et surtout pour la sécurité de la société dans son ensemble» explique le Ministre Jeholet.

    « En prison, il y a près de 30% de détenus analphabètes et 60% sans diplôme secondaire. Il faut leur ouvrir la possibilité de se former ! Via ce Plan d’action, nous permettons aux détenus qui maîtrisent déjà des qualifications techniques – ou les acquièrent en prison – d’accéder à la validation de ces compétences et de recevoir une certification professionnelle officielle. Cette collaboration avec la Wallonie et la Fédération Wallonie-Bruxelles garantira également que la continuité des actions menées au bénéfice des détenus ne sera pas rompue s’ils sont transférés d’une prison bruxelloise vers une prison wallonne (ou inversement). De quoi les aider à se réinsérer sur le marché du travail lorsqu’ils sortent de prison », explique le Ministre Gosuin.

  • Inauguration du hall d’athlétisme de Blocry

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    Longtemps attendu par nos sportifs, le hall d’athlétisme de Blocry a été officiellement inauguré ce matin par le Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy DEMOTTE, le Ministre des Sports de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rachid MADRANE, la Bourgmestre d’Ottignies-Louvain-la-Neuve, Julie CHANTRY, du Recteur de l’UCLouvain, Vincent BLONDEL, et du Président de la Ligue belge francophone d’athlétisme, Thomas LEFEBVRE.

    Ce projet architectural ambitieux et particulièrement réussi est le plus gros projet de construction dédié au sport en Fédération Wallonie-Bruxelles. Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles lui a consacré pas moins de 22.500.000 €.

    Désormais, nos sportifs auront accès à une infrastructure d’excellence, unique en Fédération Wallonie-Bruxelles, qui s’étend sur une superficie totale de plus de  10.000 m².

    Le bâtiment, qui présente une ligne architecturale moderne et lumineuse, comprend un plateau de compétition en salle (une piste indoor complète avec un anneau de 200 mètres et une ligne droite de 60 mètres avec 8 couloirs, et des gradins pouvant accueillir jusqu’à 2.500 personnes), des aires d’entraînement et d’échauffement, mais aussi une salle de mise en condition physique et des locaux de suivi médical.

    En s’implantant sur le site du Complexe sportif de Blocry, tout à côté de la grande piste  extérieure, le hall d’athlétisme permet de proposer aux athlètes une offre complète d’infrastructures et donc de pratiquer leur discipline tout au long de l’année.

    Mais le hall n’est pas ouvert qu’aux seuls athlètes : tous les sportifs de haut niveau pourront profiter des équipements de mise en condition physique, des locaux de suivi médical et de la proximité de la faculté des sciences de la motricité de l’UCLouvain.

    Le complexe sera aménagé afin de pouvoir accueillir, dans sa partie centrale, d’autres disciplines, comme le judo, le tennis de table, la gymnastique, ou encore le badminton.

    Cet outil dédié prioritairement à la formation accueillera aussi les étudiants de l’université, les jeunes sportifs en stage à l’ADEPS, mais aussi les clubs sportifs.

    Pour Rachid Madrane, Ministre des Sports : « On peut dire, sans emphase, que c’est aujourd’hui un jour extrêmement important pour le sport en Communauté française. Le hall d’athlétisme est appelé à devenir un pôle de référence en matière sportive : il nous permet tout à la fois  d’offrir une infrastructure d’excellence, à la hauteur de leur talent et de leurs ambitions, à nos sportifs de haut niveau, et de proposer des installations de qualité à toutes celles et tous ceux qui pratiquent un sport de façon non professionnelle. »

    Pour Rudy Demotte, Ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles : « Le sport dit « de l’élite » est toujours la partie émergée d’un iceberg, ou plutôt la partie la plus visible d’une pratique infiniment plus large, inscrite structurellement dans la société. Sans une large pratique sportive, nous ne verrions pas se distinguer les délégations de champions qui font la fierté commune. »

    Pour Vincent Blondel, recteur de l’UCLouvain : « La piste d’athlétisme est une opportunité unique pour les étudiant·es de l’UCLouvain et plus largement pour tous les sportifs de la Fédération Wallonie Bruxelles. La piste  permettra aussi de booster les recherches sur le sport de haut niveau. »

  • Premier bilan et nouvel outil pour « Bienvenue dans ma tribu », la plateforme qui invite les jeunes au débat citoyen

    Le Ministre de la Jeunesse, Rachid Madrane, et le Conseil de la Jeunesse, le porte-parole officiel des jeunes francophones de 16 à 30 ans,  ont dressé aujourd’hui le bilan du projet « Bienvenue dans ma tribu » lancé il y a trois ans, et ont esquissé les perspectives qui s’ouvrent à son développement.

    « Bienvenue dans ma tribu » (www.bienvenuedansmatribu.be) est une plateforme citoyenne interactive, née du souhait de la Ministre Isabelle Simonis, précédemment en charge de la compétence Jeunesse, de mettre en place un forum où les jeunes seraient encouragés à réfléchir, s’exprimer, et débattre de questions de société.

    « Bienvenue dans ma tribu » s’organise en 10 tribus, correspondant aux dix chapitres de la charte de la citoyenneté, comme le vivre-ensemble, la tolérance, la lutte contre les discriminations, ou encore la liberté d’expression. Les jeunes ont également la possibilité de créer de nouvelles tribus, autour de valeurs qui leur semblent importantes et qui ne figureraient pas dans la Charte initiale.

    En parallèle à ces débats virtuels, le Conseil de la Jeunesse sillonne depuis trois ans les établissements scolaires ainsi que les maisons de jeunes pour y organiser des animations  suscitant le débat sur ces mêmes questions.

    Au total, en trois ans:
    – Plus de 1639 jeunes  ont participé aux animations BDMT dans tous les réseaux en FWB
    – 907 jeunes se sont inscrits sur le site et ont rédigé plus de 2465 commentaires sur les thèmes de société qui sont proposés au débat
    – 46 nouvelles tribus ont été créées par les internautes

    Au vu de ces résultats et soucieux d’élargir la participation au projet au plus grand nombre de jeunes possible, le Ministre Madrane a, lorsque la compétence Jeunesse lui a été confiée, prolongé d’un an la convention « Bienvenue dans ma tribu » et il a chargé le Conseil de la Jeunesse de concevoir une nouvelle animation pédagogique, qui a été présentée aujourd’hui aux associations de jeunesse.

    « Nous avons développé une animation de gaming, explique Elliot Herman, Président du Conseil de la Jeunesse. Selon son scénario, une catastrophe climatique a balayé nos sociétés et les jeunes sont invités à les reconstruire : le jeu permet d’aborder, de façon déguisée et ludique, de grandes questions de société comme l’immigration, la justice sociale, les modèles de solidarité sociale,… » 

    « Le projet « Bienvenue dans ma Tribu » entame son second chapitre, souligne le Ministre Rachid Madrane. Je l’ai voulu encore plus jeune, plus participatif et plus innovant afin que chaque jeune ait envie d’y participer pour se réapproprier la Charte de la Citoyenneté. Le défi aujourd’hui est de faire entrer le débat non seulement dans les Maisons et centres de jeunes, mais aussi dans les centres culturels par exemple, et de toucher d’autres jeunes encore, comme ceux qui sont accompagnés par les services d’action en milieu ouvert« .

  • Feu vert pour le nouveau décret sport et la fin des indemnités de formation

    Le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté le décret « portant sur le mouvement sportif organisé en Communauté française », qui régit l’organisation et le subventionnement du sport.

    La révision de ce décret s’inscrit dans le cadre d’une vaste évaluation de son dispositif qui a associé l’Administration générale du Sport, l’Association Interfédérale du Sport Francophone, le Conseil supérieur des Sports et les fédérations sportives.

    Le texte a été adapté et complété en vue d’améliorer sa cohérence générale et de répondre le plus adéquatement possible aux demandes émanant des acteurs de terrains que sont les fédérations sportives, les clubs, les dirigeants, les sportifs de haut niveau ou les arbitres, au regard des évolutions du monde du sport.

     A cet égard, le texte intègre plusieurs éléments inspirés d’instruments internationaux destinés à lutter efficacement contre les différentes atteintes à l’intégrité du sport, notamment en matière de lutte contre la manipulation des compétitions sportives ou d’amélioration de la gouvernance dans le sport. Il vise également à renforcer le rôle du mouvement sportif organisé sur les questions de sociétés telles que la promotion de l’activité physique, l’intégration sociale, le respect et la défense des valeurs éthiques ou la promotion du développement durable.   Les définitions même des notions de « sport », « fédérations sportives »,… ont été revues.

    Par ailleurs, la rédaction du texte a été guidée par un souci de simplification administrative notamment en ce qui concerne l’octroi du statut de sportif de haut niveau ou les conditions de reconnaissance d’une fédération.

    Autre élément important, les critères sur lesquels se fonde le calcul de la subvention forfaitaire de fonctionnement des fédérations et associations ont été précisés dans le texte du décret.

    « Ce texte est le résultat d’un travail d’évaluation et d’une volonté d’amélioration constante d’un cadre décrétal qui a incontestablement produit ses fruits, mais qui, bien entendu, était perfectible » souligne le Ministre des Sports, Rachid Madrane.

    A cette actualisation nécessaire du texte, s’est ajoutée, à l’initiative du Ministre Madrane, l’interdiction totale des indemnités de formation en équipe d’âge et ce, pour l’ensemble des disciplines reconnues en Communauté française. Celle-ci sera effective à partir du 1er janvier 2020.

  • Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles adopte le décret Sport : l’interdiction des indemnités de formation en équipe d’âge devant le Parlement

    Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté en 3e lecture le projet de décret « portant sur le mouvement sportif organisé en Communauté française », qui régit l’organisation et subventionnement du sport. Cette adoption ouvre la voie à l’examen du texte en Commission parlementaire dès le 23 avril.

    Parmi les modifications qu’il contient, le projet de décret prévoit l’interdiction totale des indemnités de formation en équipe d’âge et ce, pour l’ensemble des disciplines reconnues en Communauté française.

    Il s’agit de mettre fin à une pratique déjà illégale – puisque le précédent décret, qui date de 2006, prévoyait explicitement que le payement de telles indemnités ne pouvait intervenir que de club à club – mais qui se poursuivait manifestement, principalement dans le milieu du football : la demande de payement adressée au jeune joueur ou à ses parents.

    « Cette mesure qui, à l’origine, avait notamment pour objectif de maintenir une certaine solidarité entre « petits » et « grands clubs », était devenue l’objet d’un chantage inacceptable à l’encontre de parents démunis, souligne le Ministre Madrane. La formation des jeunes est en effet censée être couverte par la cotisation ou les aides versées, via leur fédération, par les pouvoirs publics. Je me réjouis donc que le Gouvernement ait adopté le projet de décret Sport, qui prévoit de mettre fin à ces pratiques injustifiables qui faisaient du jeune sportif une marchandise sur laquelle on spécule et étaient aussi, parfois, une source d’argent noir. J’espère que le Parlement approuvera lui aussi cette mesure, qui pourra alors être effective pour la prochaine saison. »

    Le Ministre Madrane rappelle qu’il avait espéré voir cette mesure adoptée avant le début de la saison des transferts dans l’ensemble des disciplines sportives. Vu les nécessités de consultation, les trois lectures du texte au Gouvernement, ce calendrier n’a malheureusement pu être tenu puisqu’en football, par exemple, la saison des transferts est ouverte depuis le 1er avril.

    Pour ne pas créer de chaos entre ce qui a pu se faire depuis le 1er avril et ce qui ne pourrait plus se faire lorsque le nouveau décret sera d’application, l’article sur les indemnités entrera en vigueur à la même date que les autres dispositions du texte, au 1er janvier 2020.

    Le texte avait néanmoins été communiqué aux fédérations sportives, en leur conseillant d’anticiper cette interdiction dans leur nouveau règlement pour cette saison.

    Le Ministre rappelle avec force que, même avant l’entrée en vigueur du nouveau texte, il est contraire au décret de 2006 de demander le versement d’une indemnité de formation aux parents.  Seuls les clubs peuvent se voir réclamer de telles indemnités par les autres clubs. Tout parent qui se verrait adresser une telle demande peut aujourd’hui dénoncer ce fait à la Fédération gestionnaire. En football, il convient de s’adresser à la Commission des litiges de l’ACFF.  Le Ministre rappelle aux fédérations qu’elles doivent veiller au respect du décret actuel et à ce qu’aucun payement ne soit demandé aux parents.

  • Octroi d’une subvention de 550.000€ à Kanal

    Créée dans le courant du second semestre 2017, la Fondation Kanal est d’ores et déjà une importante institution culturelle bruxelloise qui entend promouvoir l’art moderne et contemporain, ainsi que l’architecture, à travers la mise en place d’expositions et la diffusion de créations artistiques variées.

    Pour faire vivre l’ancien garage Citroën avant les travaux de rénovation qui débuteront à l’automne 2019, sur proposition du Ministre de la Promotion de Bruxelles, Rachid Madrane, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé ce jour l’octroi à la Fondation Kanal d’une seconde tranche de subvention de 550.000€ – la première tranche de 200.000€ avait été accordée à Kanal en juillet 2018.

    Ce soutien, prévu sur les crédits dédicacés à la Promotion de Bruxelles, est complémentaire aux moyens alloués par la Région de Bruxelles-Capitale et par la Communauté flamande pour faire vivre ce lieu mythique pendant 14 mois, préalablement à sa rénovation.

    Cette période de préfiguration a ainsi permis de monter des expositions, renouvelées régulièrement, qui se nichent dans chacune des zones de ce joyau de l’architecture industrielle bruxelloise des années ’30, offrant au visiteur de nombreuses découvertes artistiques en même temps qu’une déambulation au cœur de cet extraordinaire bâtiment.

    Kanal met également un point d’honneur à soutenir les artistes résidant à Bruxelles et en Fédération Wallonie-Bruxelles. Ainsi, une dizaine d’artistes, sélectionnés par un jury professionnel, ont été invités à présenter une œuvre originale durant cette année de préfiguration. Cette politique de commandes marque les prémices de la collection du futur musée.

    Le succès est d’ores et déjà au rendez-vous avec 225.000 visiteurs au 31 janvier 2019.

    « Les métropoles rivalisent entre elles pour attirer les touristes, pour faire réaliser de grandes œuvres architecturales ou pour organiser des manifestations culturelles à portée internationale. La plupart des études prouvent que les grands musées peuvent être de formidables accélérateurs de développement pour les villes.  Je n’ai aucun doute sur le bien-fondé et la valeur de ce magnifique projet, aussi bien d’un point de vue culturel que pour l’image de Bruxelles, de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Belgique au niveau national et international », souligne Rachid Madrane.

  • Un Bus de la justice pour favoriser l’accès à justice à Bruxelles

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    La Commission d’Aide Juridique de Bruxelles lance un projet pilote avec le soutien du Ministre Rachid Madrane

    La Commission d’Aide Juridique de Bruxelles lance, avec le soutien du Ministre des maisons de justice en charge de l’aide juridique de première ligne du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rachid Madrane, un projet pilote pour favoriser l’accès à la justice à Bruxelles : le bus de la justice. Le bus de la justice circulera sur le territoire des 19 communes de Bruxelles et des avocats offriront une aide juridique de première ligne gratuite aux justiciables tous les jours de la semaine.

    Comme l’explique Me Vinciane Gillet, présidente de la Commission d’Aide Juridique de Bruxelles, « l’accès au droit et à la justice constitue l’un des grands enjeux démocratiques actuels. De nombreuses études font état d’un sentiment d’insatisfaction des citoyens en la matière. Les justiciables les plus démunis, les personnes à mobilité réduite et les plus âgés sont particulièrement concernés. Ils ne sont pas de justiciables de seconde zone. Avec le bus de la justice, nous allons au-devant de leur besoin en leur facilitant l’accès gratuit à un avocat ».

    La Commission d’Aide Juridique de Bruxelles a adopté à l’unanimité le 1er mars 2019 une motion afin de soutenir ce projet pilote ambitieux pour démocratiser l’accès à la justice.

    Le Ministre des Maisons de justice en charge de l’aide juridique de première ligne Rachid Madrane apporte son soutien au projet. « Tout un chacun doit pouvoir être informé de ses droits, souligne Rachid Madrane. Rendre ce droit effectif est une de nos missions. J’ai immédiatement été séduit par le projet du bus de la justice qui est une initiative concrète des acteurs de terrain. Il me paraît important de les soutenir dans ce projet pilote qui pourra être étendu à d’autres territoires en fonction de son succès ».

    Le projet est soutenu également par l’Ordre français des avocats du barreau de Bruxelles. Il n’a toutefois pas encore réuni tous les fonds nécessaires. Un appel aux sponsors et à la générosité du public est lancé ce lundi 11 mars 2019. « Il nous faut encore des moyens pour mener à bien ce projet, indique Me Vinciane Gillet. La Commission d’Aide Juridique m’a demandé d’entreprendre sans délai toute démarche auprès des bailleurs de fonds potentiels. C’est ce que je fais en lançant aujourd’hui une plateforme en ligne pour récolter des moyens financiers additionnels. Je remercie le Ministre Madrane de soutenir une fois de plus une initiative innovante pour l’accès à la justice. Rien n’aurait été possible sans lui. »

    Pour adresser vos dons : https://www.gofundme.com/bus-de-la-justice-acces-a-la-justice-pour-tous

  • Lancement du premier « Foot-élite-études » à Bruxelles !

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    Le Ministre des Sports, Rachid Madrane a eu le plaisir d’annoncer, ce matin, la mise en place d’une première filière Foot-Élite-Études qui démarrera à la rentrée scolaire 2019, à l’Athénée Royal de Woluwe-Saint-Lambert.

    Ce premier Foot-Elite-Etudes bruxellois, issu d’une collaboration entre l’ACFF, le Brussels Football, la commune de Woluwe-Saint-Lambert, l’Athénée Royal de WSL et l’Adeps permettra à nos jeunes talents de pouvoir concilier plus facilement leur amour du football et leurs études secondaires.

    « Concilier les études avec le sport de « haut niveau » demande un investissement important de la part des élèves mais requiert aussi le soutien de tous les intervenants qui gravitent autour de leur projet de vie » souligne le Ministre Rachid Madrane.

    Ce projet qui porte déjà ses fruits en Wallonie (Ciney – Charleroi – Mouscron – Liège – Virton) peut s’étendre sur 4 ans, lorsque les jeunes s’inscrivent dès la 3e humanité et que leurs évaluations sont positives.

    « Je suis très heureux que Bruxelles puisse disposer de cette filière qui sera, sans nul doute, un moyen supplémentaire de détecter des jeunes talents tout en permettant à ceux-ci de continuer leurs études. La mission sera réussie si les joueurs parviennent par la suite à intégrer l’équipe nationale ou qu’ils ont l’opportunité de signer un contrat avec un bon club après leur formation au FEE » se réjouit le Ministre Rachid Madrane.

    Les exemples de footballeur de haut niveau qui sont passés pas le Foot élite étude ne manquent pas : Axel Witsel, Nacer Chadli ou encore Thomas Meunier.

    Ils sont aujourd’hui une grande source de fierté pour le pays! Ce qui prouve que ce dispositif peur être un formidable tremplin pour amener ces jeunes talents au plus haut niveau.  

  • Une meilleure collaboration entre les Maisons de Justice et les prisons dans le cadre de la réinsertion de condamnés radicalisés

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    Lors de la Conférence interministérielle des Maisons de Justice qui s’est tenue ce matin à Eupen, les trois ministres compétents pour les Maisons de Justice dans notre pays ont pris l’initiative, en concertation avec le ministre de la Justice, de collaborer au parcours de réinsertion des détenus dès la phase de détention. Ce projet pilote s’adresse aux prisonniers condamnés pour des actes terroristes ou extrémistes qui représentent un risque important pour la radicalisation d’autres détenus. L’objectif consiste à mieux les préparer à leur sortie.

    Dans une circulaire commune, les ministres en charge des Maisons de Justice se sont engagés à mettre à disposition un parcours de désengagement au sein des prisons, c’est-à-dire une prise en charge visant à désengager les détenus radicalisés de la violence et à préparer leur réinsertion en concertation avec la prison. Le ministre fédéral de la Justice assure à son tour la mise à disposition du soutien nécessaire au niveau de l’infrastructure et de l’organisation ainsi que l’implication en temps utile de l’assistant de justice dans le parcours de désengagement.

    À la demande de la prison, un assistant de justice peut dorénavant intervenir dans le parcours de réinsertion au sein de l’établissement pénitentiaire afin de mieux préparer la libération de détenus radicalisés. Il s’agit d’une volonté commune des ministres Geens, Vandeurzen, Madrane et Antoniadis. Ainsi, dès la phase de détention, les détenus radicalisés seront incités à suivre un parcours de désengagement et à préparer leur réinsertion avec le soutien d’un assistant de justice.

    Le ministre de la Justice, Koen Geens, et les trois ministres communautaires compétents – Madrane, Antoniadis et Vandeurzen – ont signé une circulaire ministérielle commune qui confère un nouveau mandat aux Maisons de Justice. Les assistants de justice se voient notamment attribuer pour la première fois une mission officielle lors de la détention. Cette procédure sera évaluée après 2 ans.

    Depuis la sixième réforme de l’État, les Maisons de Justice – qui se chargent notamment du suivi des peines alternatives – relèvent de la compétence des communautés. Lors de la Conférence interministérielle des Maisons de Justice à Eupen, les ministres communautaires et le ministre fédéral de la Justice se sont exprimés en faveur de la poursuite du renforcement de leur collaboration.

    « Le transfert des Maisons de Justice vers les communautés constitue l’occasion idéale d’impliquer davantage les services d’aide dans l’exécution de la peine afin de mieux préparer la réinsertion des détenus. La nouvelle mission de l’assistant de justice nous permettra de mieux poursuivre nos efforts visant à inciter les détenus à se distancer des idées qu’ils avaient avant – ce que nous appelons le processus de désengagement », explique le ministre flamand Jo Vandeurzen.

    « Avec mes collègues en charge des Maisons de Justice, nous avons discuté, au cours des quatre dernières années, de très nombreuses lois visant à renforcer le fonctionnement de ces établissements. Nous nous sommes notamment concertés au sujet de la loi sur l’internement et de la législation relative à l’exécution des peines. Une conférence interministérielle ne peut réussir que si tous les ministres concernés poursuivent le même objectif, c’est-à-dire un encadrement soigné de toute personne faisant l’objet d’une mesure judiciaire », déclare Koen Geens, ministre de la Justice.

    « Si on veut prendre à bras le corps le problème de la radicalisation dans les prisons, il est nécessaire d’avoir une approche structurée de la problématique, en collaboration avec l’ensemble des institutions et services concernés. Avec cette nouvelle circulaire, nous pourrons apporter une réponse individualisée et systématique pour chaque détenu radicalisé et ainsi mieux préparer leur réinsertion. En permettant aux assistants de justice d’entamer leur travail au sein des prisons, on renforce aussi la cohérence des interventions entre l’intra et l’extra muros au bénéfice de la réinsertion des détenus » souligne le ministre des Maisons de Justice, Rachid Madrane.

    « La lutte contre le radicalisme violent et contre le terrorisme nous concerne tous ! Il était donc important que la Communauté germanophone participe à l’élaboration de cette circulaire commune. L’année dernière, nous avons créé le service d’accompagnement des personnes incarcérées qui agit sous la tutelle de la maison de justice. Depuis lors, une collaboratrice germanophone accompagne les détenus dans les prisons. La circulaire permettra aux assistantes de justice d’accéder plus facilement aux prisons et garantira un accompagnement encore plus ciblé et intensif entre, durant et après la détention. Cela avec comme objectif d’une réinsertion sociale de la personne, commente le Ministre Antonios Antoniadis, en charge de la maison de justice en Communauté germanophone. « Le fait que nous organisons pour la première fois une CIM ici à Eupen  est un symbole fort d’une collaboration étroite et constructive durant les 5 dernières années. »

  • Politiques carcérales: poursuite des projets et activités en prison visant à favoriser la réinsertion des détenus

    À l’initiative de Rachid Madrane, Ministre des Maisons de Justice à la Fédération Wallonie-Bruxelles et coordinateur de l’ensemble des compétences qui s’exercent dans les établissements pénitentiaires, les Ministres francophones compétents se sont réunis ce lundi 17 décembre 2018 pour une « Conférence interministérielle (CIM) visant la coordination des politiques d’intervention en lien avec le milieu carcéral » afin de faire le suivi des mesures déjà mises en place et de proposer de nouveaux projets concrets.

    La récidive des détenus a, à nouveau, été au cœur de l’actualité ces derniers mois. En Belgique, un détenu sur quatre récidive dans les deux ans qui suivent leur sortie.

    La prison ne peut être une parenthèse où rien ne se passe. Il faut que le détenu puisse préparer sa réinsertion dès son entrée en prison. C’est la meilleure façon d’éviter la récidive et de mieux protéger la société.

    L’aide sociale aux détenus qui s’exerce dans les prisons est à cet égard primordiale. Elle contribue à promouvoir le droit à l’éducation, à la formation, à la santé, à l’enseignement mais aussi aux activités sportives et culturelles, ainsi qu’à tout ce qui peut préparer le détenu à sa sortie de prison.

    On recense actuellement quelque 5.000 détenus en Wallonie et à Bruxelles, dont un millier dans les prisons de la capitale (11.000 pour toute la Belgique). Ces détenus sont des citoyens à part entière. Ils ont donc eux aussi droit à la formation, à la culture, et au sport.

    Par ailleurs, un détenu qui sort de prison en ayant acquis des qualifications sera bien plus à même de se débrouiller et de sortir du milieu de la délinquance qu’un autre.

    Mais au vu de l’architecture institutionnelle de notre pays, l’ensemble des services proposés aux détenus relèvent de différentes compétences et de différents niveaux de pouvoir, à savoir la Région Wallonne, la Région bruxelloise, la Fédération Wallonie-Bruxelles, la COCOF et la COCOM.

    Il est donc essentiel d’activer des espaces de concertation comme cette conférence interministérielle afin d’assurer le suivi et la coordination des activités en prison.

    Cette conférence interministérielle rassemble :

    – pour la Fédération Wallonie-Bruxelles : Rudy Demotte (Ministre-Président) ; Rachid Madrane (Maisons de Justice et Sports) ; Alda Greoli (Culture) ; Jean-Claude Marcourt (Enseignement de Promotion sociale)

    – pour la Commission communautaire française : Fadila Laanan, (Ministre-Présidente), Didier Gosuin, (Formation professionnelle), Céline Frémault (Action sociale), Rudi Vervoort (Cohésion sociale) et Cécile Jodogne (Santé)

    – pour la Région wallonne : Willy Borsus (Ministre-Président), Pierre-Yves Jeholet (Emploi et Formation), Alda Greoli (Santé et Action sociale).

    Chaque Ministre présent a détaillé le suivi et l’évaluation des mesures déjà mises en place depuis 2016, qui ont pour objectif de favoriser la réinsertion des détenus et de lutter contre la récidive, et annoncé des nouveaux projets pour l’année 2019.

    Ces mesures s’articulent autour de 7 compétences

    • formation professionnelle,
    • enseignement de promotion sociale,
    • action sociale,
    • santé,
    • culture,
    • sport et
    • psychosocial

    Depuis la réactivation de la conférence interministérielle en 2016 (qui ne s’était plus réunie depuis 2010), l’offre de formations dans les prisons a été fortement augmentée. Le budget des politiques menées en prison dans les compétences ci-dessus bénéficieront au total de 7,8 millions d’euros pour l’année 2019. Le budget était de 5,4 millions en 2017 suite à la réactivation de la CIM en 2016, soit une augmentation de 2,4 millions en deux ans.