• Premier feu vert à la modification du Décret Sport pour permettre une meilleure intégration des sportifs moins valides

    La Fédération Wallonie-Bruxelles veut garantir l’accès au sport pour tous, en ce compris les sportifs moins valides. Pour permettre aux personnes souffrant d’un handicap de pouvoir pratiquer un sport dans des conditions adaptées, elle soutient deux fédérations handisports : la FéMA (Fédération Multisports Adaptés), qui compte plus de 5000 affiliés à Bruxelles et en Wallonie, pour le sport de loisir, et la LHF (Ligue handisport francophone) pour le sport de haut niveau.

    Jusqu’ici, le décret du 8 décembre 2006 qui organise le sport en Fédération Wallonie-Bruxelles interdisait de façon générale toute double affiliation. Les clubs sportifs n’étaient donc pas autorisés à s’affilier à la fois à une fédération sportive « valide » reconnue et à la FéMA ou la LHF.

    Au vu de cette situation, et pour répondre à une demande portée depuis longtemps par le secteur du handisport, le Ministre Madrane a proposé à la Commission Sport du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles de voter une modification au décret qui introduit une exception à cette interdiction de double affiliation. Cette exception doit favoriser l’intégration des handisportifs dans les clubs et fédérations de sport « valides » en permettant qu’ils s’affilient à la fois à une fédération sportive et une fédération handisport.

    Cette modification du décret, qui sera ensuite examinée en plénière, a été votée à l’unanimité par la Commission Sport ce mardi 17 octobre.

    Concrètement, elle permettra à un club affilié à une fédération « valide » qui voudrait ouvrir une section handisport de s’affilier à sa fédération sportive de référence et à une fédération handisport. De même, un club handisport qui pratique une discipline spécifique pourra s’affilier à la fois à la fédération « valide » qui gère ce sport et à une fédération handisport.

    « Cette modification était attendue depuis longtemps par le secteur du handisport et elle est très importante, souligne Rachid Madrane. Le sport peut être un extraordinaire levier d’intégration: il est donc fondamental que les sportifs en situation de handicap puissent s’entraîner avec les sportifs valides, et que les clubs qui ouvrent leurs infrastructures aux moins valides puissent être soutenus. Je remercie les parlementaires de la Commission Sport qui ont accepté de déposer l’amendement qui modifie le décret en ce sens et je me réjouis qu’ils aient été unanimes à l’adopter ».

  • Les Ministres francophones présentent de nouveaux projets concrets visant à favoriser la réinsertion des détenus

    L’aide sociale aux détenus exerce un rôle d’interface entre l’univers carcéral et la société. Elle contribue à promouvoir au sein des prisons le droit à l’éducation, à la formation, à la santé, à l’enseignement mais aussi aux activités sportives et culturelles, ainsi qu’à tout ce qui peut préparer le détenu à sa sortie de prison.

    À l’initiative de Rachid Madrane, Ministre des Maisons de Justice à la Fédération Wallonie-Bruxelles, et de Rudy Demotte, Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, les Ministres francophones compétents dans les matières qui s’exercent dans les établissements pénitentiaires se sont réunis ce lundi 16 octobre 2017 pour une « Conférence interministérielle (CIM) visant la coordination des politiques d’intervention en lien avec le milieu carcéral » afin de faire le suivi des mesures annoncées en 2016 et de proposer de nouveaux projets concrets.

    Cette conférence interministérielle rassemble :

    – pour la Fédération Wallonie-Bruxelles : Rudy Demotte (Ministre-Président) ; Rachid Madrane (Maisons de Justice et Sports) ; Alda Greoli (Culture) ; Isabelle Simonis (Enseignement de Promotion sociale)

    – pour la Commission communautaire française : Fadila Laanan, (Ministre-Présidente), Didier Gosuin, (Formation professionnelle), Céline Frémault (Action sociale), Rudi Vervoort (Cohésion sociale), Cécile Jodogne (Santé)

    – pour la Région wallonne : Willy Borsus (Ministre-Président), Pierre-Yves Jeholet (Emploi et Formation), Alda Greoli (Santé et Action sociale).

    A l’issue de la rencontre, les Ministres ont pu présenter une série de mesures concrètes, qui ont pour objectif de favoriser la réinsertion des détenus et de lutter contre la récidive. Ces mesures s’articulent autour de 7 compétences : formation professionnelle, enseignement de promotion sociale, action sociale, santé, culture, sport et psychosocial.

    Pour chacune d’entre elles, une ou deux priorités d’intervention ont été identifiées, celles-ci doivent être applicables rapidement et seront à nouveau évaluées dans un an.

    Formation/ Enseignement

    Région bruxelloise :

    • Développement de nouvelles offres de formations: alpha, bureautique, coiffure…
    • Stratégie de développement de la validation des compétences « un diplôme pour les détenus » :
      • Ayant acquis des compétences avant leur arrivée en prison
      • Acquérant des compétences en travaillant en prison
      • A la sortie de prison
    • Stratégie inédite à Bruxelles;
      • Pilotage par Bruxelles Formation et financement par la Cocof, la FWB et le FSE : 400.000 €

     Région wallonne :

    • Renforcer l’offre de formation professionnelle et la validation des compétences en milieu carcéral
    • Favoriser l’usage de Wallangues, plate-forme wallonne d’apprentissage des langues

    Fédération Wallonie-Bruxelles :

    • Concrétisation de la structure unique pour l’Ecole en prison, qui permet de centraliser l’organisation de l’ensemble des formations de l’Enseignement de promotion sociale dispensées en milieu carcéral :
      • Un budget de 800.000 € par an
      • Structure qui pourrait compter jusque 6 ETP

    Action sociale

    Région bruxelloise :

    • Evaluation du dispositif post-hébergement via les Maisons d’accueil et son impact sur le public « ancien détenus »
    • Renforcement du projet de type « housing first » d’accès au logement pour les détenus qui retrouvent la liberté (augmentations des bénéficiaires et des moyens).

    Il est observé que les risques de sans-abrisme sont très élevés et que parmi les sans-abri on compte un certain nombre d’anciens détenus. L’accompagnement vers un logement accessible, salubre et stable constitue ainsi une étape décisive vers l’insertion sociale.

     Santé

     Région bruxelloise :

    • Soutien financier au projet asbl I-Care (prison Berkendael) :
    • Assurer la présence d’un éducateur spécialisé en promotion de la santé qui apportera un soutien individuel et collectif aux détenues
    • Diffuser une newsletter: sensibiliser et informer les professionnels de la santé qui travaillent auprès des détenus
    • Mettre en œuvre ou collaborer à des concertations afin de récolter les constats des professionnels actifs en milieu carcéral au sujet de la santé des détenus
    • Mise en place du plan « promouvoir la santé en milieu carcéral » 2018-2022

    Région wallonne :

    • Développement d’un projet de promotion de la santé, qui vise à fournir, selon une approche globale de la santé et d’empowerment, une offre d’information, de sensibilisation et d’orientation vers les détenus et les acteurs internes et externes à la prison

    Culture

    Fédération Wallonie-Bruxelles

    • Attention particulière pour le milieu carcéral dans le cadre de l’appel à projets « Alpha Culture » (4 projets prenant place en prison)
    • Développement d’un projet pilote transversal sur 2017 et 2018 pour favoriser la lecture en prison
    • Soutien à la mise en place d’une coordination des acteurs culturels actifs en prison

    Sport 

     Fédération Wallonie-Bruxelles

    • Poursuivre les programmes d’athlétisme, de basket-ball mais aussi de rugby initiés en 2016 et en cours à Lantin, Forest, Jamioulx et Marche-en-Famenne.
    • Via l’Adeps, organiser une communication vers les Clubs et les Fédérations sportives afin de favoriser le développement de projets sportifs en prison
    • Création d’une AB spécifique «  Sport dans les prisons » : budget de 40.000 € annuel

    Psychosocial

     Fédération Wallonie-Bruxelles

    • Lutter contre le suicide en prison: améliorer la prise en charge psychosociale dans les premières semaines de détention, car cette période est cruciale pour les détenus.

     

  • La danse contemporaine bruxelloise s’exporte à Berlin les 3 et 4 novembre 2017

    Capture affiche avec dates

    Les 3 & 4 novembre 2017, le Radialsystem V, à Berlin, accueillera le festival de danse contemporaine bruxelloise RADIKAL, Dance from Brussels, parrainé par la célèbre chorégraphe et danseuse allemande Sasha Waltz.

    Ce jeudi 05 octobre, le Ministre Rachid Madrane, en charge de la « Promotion de Bruxelles » à la Fédération Wallonie-Bruxelles et initiateur du projet ainsi que les différents curateurs de RADIKAL ont dévoilé le programme du festival à la presse.

    RADIKAL est le deuxième festival d’une série qui  met Bruxelles et ses talents sous les projecteurs, via la mise en valeur de ses artistes à l’étranger. Ainsi, en 2016, au Palais de Tokyo à Paris, le festival INDISCIPLINE remporta un vif succès autour de l’art contemporain. Cette année, la danse contemporaine s’invite à Berlin. Plus de vingt chorégraphes et danseurs témoigneront de la diversité et de la radicalité de la nouvelle génération de la danse contemporaine bruxelloise.

    “ Pour cette deuxième édition, la danse contemporaine et la ville de Berlin se sont imposées comme une évidence. Loin des clichés qui la réduisent trop souvent à une ville institutionnelle, siège des institutions européennes, Bruxelles a gagné ses galons sur la carte des arts et de la culture. Elle est devenue ces dernières années un des centres de création de danse contemporaine les plus actifs d’Europe, un véritable laboratoire de création chorégraphique.  En outre, il existe des liens très forts qui unissent Bruxelles et Berlin au niveau de la danse. La capitale allemande était donc tout indiquée pour mettre en lumière nos artistes et faire rayonner Bruxelles ».

    Communiqué de presse

    Voir le trailer

    Infos sur le festival : www.radikal.brussels

     

     

  • Un second refinancement pour le secteur de l’Aide à la jeunesse

    Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a bouclé, ce jeudi 28 septembre, son budget 2018.

    Après un premier refinancement en 2017, qui a déjà permis de créer 220 places dans le secteur de l’Aide à la Jeunesse, et au vu des besoins encore importants auquel le secteur est confronté, le Ministre de l’Aide à la Jeunesse, Rachid Madrane a obtenu un second refinancement de 11,5 millions.

    8,2 millions seront consacrés au secteur subventionné, notamment, pour la création de places d’hébergement, le renforcement de prises en charge dans le milieu de vie et le soutien aux familles d’accueil et 3,3 millions seront consacrés au secteur public pour le renforcement de personnel dans les différents services publics (SAJ, SPJ, IPPJ,….).

    Le Ministre Madrane se réjouit de ce second refinancement qui permettra de répondre à plusieurs urgences du secteur de l’Aide à la jeunesse.  « Malgré une situation budgétaire compliquée,  la FWB a fait le choix de répondre aux besoins essentiels. »

    Par ailleurs, sur ses autres compétences, le Ministre Madrane a obtenu plus d’un million supplémentaire pour le sport. Ces moyens serviront notamment au renfort des formations des cadres sportifs, au soutien au sport féminin, à l’organisation des grands évènements sportifs ainsi qu’a subsidier les centres sportifs locaux.

    En ce qui concerne les Maisons de justice, 500.000 euros supplémentaires permettront de renforcer la lutte contre la radicalisation dans les prisons et de subsidier des projets particuliers mis en œuvre dans le cadre du Décret « Partenariat ».

  • Plus de 2000 personnes à la Journée des Familles d’Accueil au Bois du Cazier

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    Plus de 2000 personnes – enfants accueillis et familles d’accueil – étaient réunies ce dimanche au Bois du Cazier, où elles ont pu profiter d’une journée festive et culturelle ensoleillée, à l’invitation de Rachid Madrane, Ministre de l’Aide à la Jeunesse à la Fédération Wallonie-Bruxelles. 

    En Fédération Wallonie-Bruxelles, environ 6.500 enfants sont hébergés ailleurs que chez leurs parents dans le cadre d’une prise en charge par le secteur de l’Aide à la jeunesse, en raison des difficultés que connaissent le jeune et/ou ses parents sur le plan social, psychologique et matériel. Parmi eux, environ 3.500 enfants vivent en famille d’accueil: trois quarts dans leur famille élargie et un quart dans une famille d’accueil dite « externe ».

    Ce dimanche, le Ministre Rachid Madrane a tenu à mettre en valeur le rôle important que jouent ces dernières auprès de ces enfants et à les remercier pour leur engagement personnel et citoyen auprès des enfants.

    Il a donc convié les enfants et leurs familles d’accueil à une journée de détente au Bois du Cazier, organisée en collaboration avec l’Administration de l’Aide à la Jeunesse et la Fédération des Services de Placement Familial.

    Dès sa prise de fonction, le Ministre avait dit son intention de faire de l’accueil familial une de ses priorités. La demande de prise en charge en famille d’accueil est importante et les familles prêtes à s’engager dans cette belle aventure humaine manquent, parce que cette démarche est encore insuffisamment connue. 

    Le Ministre s’est donc attelé à mieux faire connaître l’accueil familial et a lancé, en partenariat avec la Fédération des services de placement familial, une grande campagne de sensibilisation et de recrutement pour rappeler que cette aventure est ouverte à tous.

    La campagne, qui se déclinait en différents formats (spots télés, dépliants, affiches, site Internet, page Facebook), a permis d’augmenter sensiblement le nombre de personnes qui prennent contact avec l’un des 17 services de placement familial en Fédération Wallonie-Bruxelles pour se porter candidates à l’accueil, ainsi que le nombre de procédures de sélection entamées.

    Quelques chiffres : 

    En 2016, près de 690  personnes se sont adressées aux services de placement familial. A titre de comparaison, 326 personnes se sont adressées pour des demandes d’infos et de candidatures sur l’ensemble de l’année 2014.

    Parmi ces personnes, 150 familles candidates se sont engagées dans le processus de sélection : à la fin de l’année, 79 d’entre elles ont pu accueillir un enfant, tandis que 71 finalisaient le processus de sélection. A titre de comparaison, 45 candidatures ont été retenues sur l’ensemble de l’année 2014.

    Pour les 8 premiers mois de 2017, cette évolution à la hausse se poursuit : depuis le 1er janvier 2017, 545 personnes se sont adressés aux services de placement familial183 candidatures ont été examinées ou sont en cours d’examen : 67 d’entre elles ont déjà été retenues, et un nombre quasiment égal sont engagées dans la sélection.« Cette augmentation significative va dans le bon sens, se réjouit Rachid Madrane, mais nous devons poursuivre l’information et la sensibilisation vers le grand public afin de pouvoir atteindre notre objectif de recruter chaque année 100 à 150 nouvelles familles, pour aller au-delà du simple remplacement des familles qui quittent le processus chaque année, qui impose de trouver une cinquantaine de nouvelles familles. Lors de l’élaboration du budget 2017 de la Fédération Wallonie-Bruxelles, j’ai pu obtenir que des moyens soient dégagés pour financer une douzaine de prises en charge supplémentaires en famille d’accueil d’urgence. Etant donné les chiffres encourageants en termes de sélection de nouvelles familles d’accueil, je compte demander, dans le cadre du conclave budgétaire pour 2018, les moyens nécessaires pour permettre aux services d’encadrer une centaine de situations supplémentaires.» 

    « Par ailleurs, je compte sortir bientôt du système d’intervention financière actuel qui voyait les familles recevoir une indemnité dont était déduite ultérieurement les allocations familiales perçues par la famille d’accueil selon un calcul assez complexe. A l’avenir, les familles recevront un montant forfaitaire, adapté à l’âge de l’enfant, qui sera versé une fois pour toute aux familles indépendamment des allocations familiales ».

    « On ne devient évidemment pas famille d’accueil du jour au lendemain, conclut Rachid Madrane. C’est une mission exigeante. Mais c’est surtout un geste de solidarité fort, avec un enfant en difficulté, avec une famille qui est dans une période où elle a besoin d’aide. Je veux sincèrement remercier tous ceux qui se lancent dans cette belle aventure, et convaincre des gens de tout profil à s’engager eux aussi. Nous avons vraiment besoin d’eux. »

     

  • Le Ministre Madrane réitère une information juridique de première ligne pour les demandeurs d’asile

    Deux ans après un premier afflux important de demandeurs d’asile au Parc Maximilien, de nombreux migrants se trouvent à nouveau, dans des conditions déplorables, à la gare du Nord et au Parc Maximilien.

    C’est pourquoi, le Ministre des Maisons de Justice de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rachid Madrane, la Commission d’Aide juridique française de l’arrondissement judiciaire de Bruxelles et l’Ordre français des Avocats du Barreau de Bruxelles, ont décidé, comme ils l’avaient déjà fait il y a deux ans, de mettre en place dès ce jeudi 27 juillet 2017 une aide juridique de première ligne à l’attention des réfugiés.

    L’aide juridique de première ligne permet à tout citoyen d’avoir accès gratuitement, lors d’une consultation confidentielle auprès d’un avocat ou d’un juriste, à des informations juridiques, un premier avis juridique ou des renseignements pratiques sur leur situation.

    Pour répondre aux questions des réfugiés à la recherche de premières informations juridiques, la Commission d’Aide Juridique organisera à partir de ce jeudi 27 juillet 2017 une permanence tous les jeudis dans la gare du Nord de 16h à 18h.

    Par ailleurs, une fiche d’information rédigée en français, arabe et anglais, sera diffusée pour informer les réfugiés de leurs droits lors d’une demande d’asile et du déroulement de la procédure.

    « Des centaines de demandeurs d’asile vivent dans la gare du Nord dans des conditions déplorables sans avoir d’informations quant à leur droit et leur situation de migrant. L’intervention de l’Etat ne peut se résumer à une politique répressive, tout comme nous l’avions fait il y a deux ans, il est important d’être présent sur place afin de leur proposer une première orientation pour les aider dans leurs démarches de demandes d’asile » souligne le Ministre Rachid Madrane.

    « L’Ordre français des avocats du Barreau de Bruxelles et la Commission d’aide juridique française de l’arrondissement judiciaire de Bruxelles mettent leurs moyens à la disposition des candidats réfugiés pour leur assurer une aide juridique de première ligne adaptée à leur situation. Le Barreau et la Commission d’aide juridique sont en effet particulièrement sensibles à la reconnaissance des droits de ces personnes précarisées, rappellent le bâtonnier de l’Ordre français des avocats du Barreau de Bruxelles, Pierre Sculier, et Vinciane Gillet, Présidente de la Commission d’aide juridique française de l’arrondissement judiciaire de Bruxelles. »

  • Crise politique francophone : le CDH bloque le financement de places en faveur des jeunes les plus vulnérables

    En octobre dernier, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles décidait d’augmenter le budget du secteur de l’Aide à la Jeunesse de 11,3 millions pour l’aider à répondre aux besoins énormes auxquels il est confronté. Cet effort s’est traduit notamment par la création de places d’hébergement et le renforcement des prises en charge dans le milieu de vie des jeunes les plus vulnérables.

    Suite à ce refinancement, un appel à projets a été lancé en novembre 2016, pour la création de 120 prises en charge en accompagnement et de 100 places d’hébergement.

    Le principal critère de sélection retenu était la localisation des services dans les zones prioritaires qui nécessitaient un renforcement urgent. Ces zones ont été identifiées sur base du premier rapport d’évaluation des capacités réservées (mars 2016) qui, en reprenant l’ensemble des demandes non rencontrées, permet pour la première fois d’objectiver les besoins en termes de type de service et de territoire.  Les constats étaient le manque de prises en charge en accompagnement en Service d’Aide et d’Intervention Educative (SAIE) pour près de 1000 situations et le manque de places en hébergement en Services d’Accueil et d’Aide Educative (SAAE) pour près de 600 places. Les trois zones prioritaires identifiées étaient Bruxelles, Charleroi et Liège.

    L’appel impliquait la capacité du service à ouvrir au plus tard le 1er avril 2017 pour les SAIE et au plus tard le 1er juillet 2017 pour les SAAE, afin de répondre aux besoins pressants de prises en charge d’enfants parfois très jeunes en situation de grande souffrance et de danger.

    Ces places sont aujourd’hui créées et les structures en question sont en attente de leur subvention. Ce point était donc à l’ordre du jour de Gouvernement de cette semaine mais le CDH a décidé de le bloquer.

    Après le report de l’adoption au Parlement du nouveau Code de la prévention, de l’aide à la jeunesse et de la protection de la jeunesse qui refonde l’ensemble du secteur de l’Aide à la Jeunesse, après le report de l’adoption d’une modification décrétale visant à permettre une meilleure intégration des sportifs en situation de handicap, le Ministre Madrane déplore une nouvelle fois l’attitude irresponsable du CDH visant à empêcher des services, déjà en place, de fonctionner. Cette attitude met en péril la situation des enfants hébergés et accompagnés et près d’une centaine d’emplois.

     « Après les sportifs en situation de handicap, le CDH prend aujourd’hui en otages des enfants en grande difficulté. Manifestement, l’envie de gouverner avec une autre majorité semble faire perdre le sens des responsabilités au CDH » déplore le Ministre Madrane.

    Par ailleurs, l’argument de Madame Greoli pour justifier ce blocage consistant à dire que certaines structures seraient trop politiquement orientées ne tient pas la route. Je me permets de lui rappeler que nous avons reçu trop peu de projets que pour avoir à favoriser quiconque; tous les projets répondant à des besoins importants dans les zones géographiques prioritaires ont été acceptés.

    Enfin, vu l’urgence qu’il y avait à trouver des réponses aux nombreuses demandes non rencontrées de placement et de prise en charge, les nouvelles structures mises en place travaillent déjà: cette nouvelle manœuvre politique créée donc une situation financière difficile pour elles. »

     

     

     

     

  • Plus de 100 personnes ont participé à l’Assemblée citoyenne sur Bruxelles

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    Plus de cent personnes étaient réunies ce samedi sous la grande verrière des Halles Saint-Géry, dans le quartier où bat le coeur historique de Bruxelles, pour débattre de la façon dont elles perçoivent notre capitale et partager leurs idées pour améliorer son image. Une Assemblée citoyenne qui était le point d’orgue du “Cabinet Citoyen sur Bruxelles”, une consultation citoyenne organisée à l’initiative de Rachid Madrane, Ministre en charge de la Promotion de Bruxelles à la Fédération Wallonie-Bruxelles.

    Quel est l’avis des citoyen(ne)s, Bruxellois(e)s ou non-Bruxellois(e)s, sur leur capitale ? Comment la voient-ils/elles, quels sont ses atouts, qu’est-ce qui lui manque, et quelles sont les solutions qu’ils/elles proposent?

    C’est à ces questions que le Cabinet Citoyen a voulu répondre.

    Lancé à l’initiative de Rachid Madrane, Ministre de la Promotion de Bruxelles à la Fédération Wallonie-Bruxelles, et de Sven Gatz, Ministre flamand des Affaires bruxelloises, le Cabinet Citoyen avait pour objectif d’inviter Bruxellois et non-Bruxellois à faire part de la façon dont ils perçoivent leur capitale et à discuter, débattre et formuler des propositions concrètes pour améliorer son image.

    « Ma volonté, au travers de cette large consultation, est d’impliquer plus étroitement les citoyens dans la définition de ma politique pour notre capitale, explique Rachid Madrane. Je suis convaincu que c’est une formule qui a de l’avenir, et qui a l’avantage de susciter la participation et la parole de gens qui n’auraient peut-être pas spontanément fait entendre leur voix quand on parle de “projets politiques”. Et je suis vraiment heureux des résultats engrangés, qui montrent que les citoyens s’intéressent à Bruxelles et à son avenir ! »

    Près de 2.500 personnes ont en effet manifesté leur intérêt en se rendant sur la plate-forme ouverte en ligne (http://bruxelles.cabinetcitoyen.be/) pour récolter les témoignages et idées des citoyens. 423 ont pris activement part à cette consultation en ligne, qui a permis de récolter 230 idées.

    Le Cabinet Citoyen entrait samedi dans sa seconde phase : une assemblée citoyenne, composée de 103 citoyens intéressés par l’avenir de Bruxelles (56 femmes, 47 hommes, Bruxellois et non-Bruxellois, qui avaient entre 16 et 78 ans), a débattu tout au long de la journée des idées les plus porteuses transmises en ligne, a apporté les siennes et a formulé, à l’issue de cet exercice, une série de propositions concrètes qui pourraient être traduites dans l’action politique.

    Parmi les propositions retenues par l’Assemblée citoyenne, citons notamment:

    – la création de guichets d’information sur Bruxelles et les activités qui s’y déroulent dans les gares et les aéroports

    – le développement d’une brochure type “Bruxelles-scope” et d’une application qui rassembleraient l’information sur l’offre culturelle bruxelloise

    – la création d’une émission TV “Cabinet Citoyen”

    – le réaménagement des horaires scolaires pour favoriser la pratique sportive des élèves

    – la réintroduction des chèques-sport pour certaines catégories de population, en particulier les jeunes des quartiers moins favorisés

    – l’organisation de concours visant à mettre en avant les talents artistiques bruxellois

    – la co-construction et la co-gestion, avec les jeunes, de lieux de rencontres et d’activités qu’ils peuvent s’approprier

    – en matière de gouvernance, une simplification du paysage administratif et institutionnel et la limitation du nombre de mandats dans le temps

    – l’amélioration des relations police / jeunes via des rencontres, des actions de sensibilisation et l’instauration d’un récépissé de contrôle d’identité

    – le renforcement de la lutte contre le harcèlement à l’école

    – l’implantation de poubelles intelligentes dans chaque quartier

    « Je ne veux pas consulter pour pouvoir dire que j’ai consulté, insiste Rachid Madrane. Je veux vraiment traduire certaines de ces idées de façon concrète dans ma politique. Bien sûr, l’avenir de Bruxelles dépasse le seul cadre de ma compétence Promotion de Bruxelles, mais je transmettrai les propositions qui sortent de mon champ d’intervention à ceux de mes collègues dont elles relèvent, au sein de la Fédération Wallonie-Bruxelles ou aux autres niveaux de pouvoir. »

    Une des dimensions inédites de cette consultation était qu’elle se faisait à l’échelle du pays, puisque le Ministre Sven Gatz, en charge des Affaires bruxelloises auprès du Gouvernement flamand, menait une initiative semblable auprès des Flamands et des Bruxellois néerlandophones.

    Les deux Ministres reviendront en automne vers les citoyens afin de leur présenter les mesures qu’ils intégreront à leurs politiques pour donner une impulsion nouvelle à la promotion de Bruxelles.

  • Aide à la Jeunesse : 25 projets retenus à l’issue de « Hors les Murs », un appel à projets pour aller à la rencontre des jeunes

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    En novembre de l’année dernière, Rachid Madrane, Ministre de l’Aide à la Jeunesse, lançait l’appel à projets « Hors les Murs », à destination des services d’aide en milieu ouvert agréés (AMO) et des services qui mettent en œuvre un projet pédagogique particulier (PPP) agréés travaillant sans mandat.

    L’objectif ? Inciter ces services, dont l’une des forces est de pouvoir intervenir dans les espaces que les jeunes fréquentent, à renforcer le travail social de rue qu’ils effectuent ou, pour ceux qui ne s’étaient pas encore engagés dans ce genre d’approche, à se lancer et à aller à la rencontre des jeunes dans les rues et les quartiers.

    Cette démarche n’est en effet pas toujours aussi simple qu’il n’y paraît. Il faut pouvoir être ni intrusif, ni stigmatisant. La relation entre le jeune et le travailleur doit toujours être librement consentie, et elle doit respecter le rythme du jeune. Cela nécessite un certain savoir-faire, que les AMO ont incontestablement développé, mais cela demande aussi d’être prêt à sortir des horaires « confortables » en travaillant le soir et le week-end.

    Les AMO ont répondu positivement à cet appel, puisque sur les 83 AMO qui œuvrent en Fédération Wallonie-Bruxelles, 45 ont rentré un projet.

    Le budget total dévolu à l’appel à projets (250.000€) n’a malheureusement pas permis de les retenir tous, malgré leurs qualités.

    Les 25 projets retenus, qui pourront se dérouler jusqu’au mois de novembre, se voient accorder un soutien qui peut aller jusqu’à maximum 12.500 €.

    « C’est important d’encourager les services AMO à aller à la rencontre des jeunes et de leur famille, souligne Rachid Madrane. Je suis convaincu que, même si d’autres types d’intervention ont bien entendu elles aussi toute leur place dans les services AMO, le travail social de rue est une des approches les plus cohérentes et les plus efficaces pour appliquer les principes et la philosophie de l’aide en milieu ouvert. Je me réjouis de voir que de nombreuses AMO ont répondu positivement à cet appel.»

    Quelques exemples de projets :

    AMO Basse-Sambre

    L’image qui colle aux jeunes de Fosses-la-ville et aux résidents permanents  du camping du Val Trekko est parfois difficile. Le service souhaite donc construire avec eux un projet qui touche à cette problématique, en les faisant s’interroger sur la façon dont se crée une image médiatique, la manière dont elle est exploitée et pourquoi, mais aussi sur la façon de se la réapproprier et de la revaloriser en créant son propre média (reportage vidéo ou création d’un journal). Le service ira à la rencontre des jeunes au départ de la Place du Marché et du camping.

    Centre d’Information et d’Aide aux Jeunes – CIAJ-AMO

    Actif depuis 38 ans sur le territoire de la Ville de Seraing et la commune de Saint-Nicolas, le service veut renforcer la participation citoyenne des jeunes des quartiers de Seraing Centre et de Tilleur en les impliquant dans l’embellissement de leur quartier. Cette réappropriation de l’espace public se fera au travers de l’aménagement d’espaces conviviaux et ludiques, ou de la réalisation de fresques, de sculptures, de totems,…

    Dynamo AMO

    Actifs à Forest, Uccle et Ixelles, Dynamo travaille depuis une trentaine d’années avec des enfants et des jeunes dans la rue et les espaces publics. Ses équipes ont pu constater que les jeunes avaient énormément de choses à dire mais ont peu de canaux d’expression, et qu’ils ont un accès restreint à la culture  et à l’art. Il propose donc une « résidence d’artiste » au sein de deux quartiers bruxellois (Ixelles et Forest) afin de permettre aux jeunes un accès à diverses formes de pratiques artistiques, mais aussi et surtout de valoriser ce qu’ils ont à dire. Il s’adjoindra pour ce faire la collaboration de Peter Veyt, artiste multidisciplinaire qui a une bonne connaissance du travail de rue, pour une série d’intervention dans l’espace public.

    AMO Visa Jeunes

    Actif sur Charleroi, ce service d’aide aux jeunes et aux familles attaché à la Cité de l’Enfance se propose de travailler avec les jeunes des Cités de la Drève à Wanfercée-Baulet, d’Orchies et du Vieux Campinaire. Ceuxc-ci ont souvent fait part de leurs propositions d’amélioration de leur cadre de vie. Pour répondre à leurs souhaits, l’AMO Visa Jeunes aménagera avec eux trois espaces communautaires en plein air, propices à la détente et à la rencontre. Au programme : construction d’abris, de mobilier urbain, création d’une aire d’activités pour les jeunes, ou encore d’un barbecue communautaire.

     Itinéraires

    Ce service AMO basé à Saint-Gilles comptait parmi les AMO qui ne s’étaient pas encore lancés dans le travail de rue. Itinéraires a décidé de saisir l’occasion offerte par l’appel à projets pour aller à la rencontre des jeunes du quartier de la Porte de Hal, où se situe l’AMO, afin de partager leur expérience de l’espace public et de les inciter à pousser la porte du service.

  • Le Ministre des Sports, Rachid Madrane tient à féliciter la Fédération belge de Hockey pour les prestigieuses distinctions obtenues

    Le Ministre des Sports, Rachid Madrane, s’est réjoui d’entendre ce matin que la Fédération Internationale de Hockey avait décerné trois distinctions, dont celui de meilleur joueur mondial, à des sportifs belges pour l’année 2016.

    Cette reconnaissance amplement méritée vient couronner de façon prestigieuse l’incroyable parcours de l’équipe de Hockey belge tout au long de l’année écoulée.

    Je tiens à féliciter chaleureusement le capitaine des Red Lions, John-John Dohmen, sacré meilleur joueur du monde, Laurine Delforge qui reçoit le titre de meilleur arbitre et Arthur Van Doren désigné étoile montante de l’année, pour cette magnifique consécration qui met en lumière l’excellence du hockey belge.

    Outre les remarquables performances de nos sportifs, ces résultats sont le reflet du professionnalisme et du dynamisme de la Fédération belge de Hockey, souligne le Ministre des Sports, qui se félicite de l’excellente collaboration entre la Ligue francophone de Hockey et l’Adeps – Administration du Sport de la FWB.  Cette collaboration se concrétise de différentes manières ; John-John Dohmen, comme plusieurs de ses coéquipiers, est sous contrat sportif avec la Fédération-Wallonie Bruxelles, la Fédération belge de Hockey vient par ailleurs de se voir attribuer son subside pour la nouvelle olympiade dans le cadre du Plan-Programme haut niveau.