• Accueil des mineurs étrangers non accompagnés (MENA) : soutien à trois nouvelles structures

    Sur proposition du Ministre de l’Aide à la Jeunesse, Rachid Madrane, le Gouvernement de la Communauté française a adopté ce jour les projets d’arrêté qui octroient des subventions à trois nouvelles structures spécifiquement destinées à l’accueil de « mineurs étrangers non accompagnés » (MENA).

     Les dispositifs d’accueil qui sont destinés à ces enfants et adolescents relèvent prioritairement des compétences du Fédéral. Cependant, sur proposition du Ministre de l’Aide à la Jeunesse, Rachid Madrane, la Fédération Wallonie-Bruxelles, et plus particulièrement l’Aide à la jeunesse, ont décidé d’intervenir pour renforcer, par solidarité et humanité, les capacités d’accueil de Fedasil, afin d’assurer un accueil respectueux de la dignité humaine et de leurs droits aux MENA.

    Parmi les mesures adoptées, le Gouvernement a marqué son accord en début d’année pour dégager les moyens nécessaires à la création de 130 places, en cofinancement avec Fedasil, afin d’accueillir des MENA dans des services d’hébergement relevant du secteur de l’Aide à la Jeunesse.

    Une convention a été passée le 16 février à cet effet, qui prévoit que Fedasil cofinance la création de ces places à concurrence de 80,25 € par place disponible et par jour, tandis que l’Aide à la Jeunesse dégage près de 1.500.000 €.

    Un appel a été lancé aux services résidentiels agréés de l’Aide à la jeunesse le 30 novembre dernier, pour les inviter à créer des prises en charge MENA au sein de leur institution.

    Si trois services ont proposé d’accueillir 3 MENA en plus dans leur structure, d’autres services ont quant à eux proposé la création de nouvelles structures spécifiques pour l’accueil exclusif de MENA.

    Il s’agit notamment de Logic’Ados, qui a ouvert ses portes le 15 avril à Ohain, de Bonvena qui peut accueillir 15 MENA à Hennuyères depuis le 7 mars, et de L’Etape-MENA qui dispose de 24 places à Couvin depuis le 15 avril.

     Le Gouvernement de la Communauté française a adopté ce jour, en première et dernière lecture, les projets d’arrêté qui octroient une subvention de 526.715,31€ à l’asbl L’Amarrage pour projet Bonvena , une subvention de 755.920,64 € à l’asbl Esperanto pour le projet L’Etape-Mena, et une subvention de 574.693,99€ à l »asbl La Sonatine pour le projet Logic’Ados.

    Vus les co-financements FEDASIL, les coûts réels pour la Fédération Wallonie-Bruxelles sont de 153.312,06 € pour Bonvena, 229.082,60 € pour L’Etape-MENA et 179.565,46 € pour Logic’Ados, soit un total de 561.960,12 €.

    D’autres projets sont en cours d’élaboration et devraient être mis sur pied dans les semaines et les mois à venir, en fonction des besoins identifiés avec Fedasil. L’objectif, à terme, est bien évidemment d’atteindre les 130 places prévues dans la convention passée avec Fedasil et sa tutelle.

  • Agression au SPJ de Charleroi : le Ministre a reçu les syndicats et renforce la sécurité des travailleurs des SAJ et SPJ

    Suite à l’agression mercredi dernier d’une déléguée du Service de Protection judiciaire de Charleroi, le Ministre Rachid Madrane a reçu ce 8 mars les secrétaires fédéraux des trois organisations syndicales.

    Cette entrevue, qui était fixée avant l’arrêt de travail du personnel des SAJ et SPJ de Charleroi, a permis au Ministre d’entendre les demandes et les propositions des syndicats pour améliorer la sécurité des travailleurs.

    A l’entame de la réunion, le Ministre a tenu à exprimer sa totale solidarité avec le personnel, dont il partage évidemment l’émotion devant ces actes de violence inacceptables. Il a réaffirmé qu’il est bien conscient que les travailleurs de l’Aide à la Jeunesse font un travail difficile et s’est engagé à se rendre sur place pour rencontrer le personnel des SAJ et SPJ de Charleroi.

    La réunion a duré plus de deux heures et a été extrêmement constructive.

    Elle a débouché sur plusieurs pistes de solutions concrètes :

    • à court terme, pour répondre spécifiquement aux inquiétudes des travailleurs de Charleroi : il a été convenu de renforcer l’encadrement pour soutenir l’équipe d’encadrement et lui permettre d’accompagner psychologiquement le personnel ; il a également été convenu d’examiner en commun les possibilités de sécurisation du travail des SAJ et SPJ (formation à la prévention et gestion de la violence, réaménagement des locaux,…)
    • à moyen et plus long terme, pour examiner comment répondre de façon structurelle aux questions de sécurité qui peuvent se poser aux travailleurs des services d’aide et de protection de la jeunesse dans leur pratique quotidienne. Ces pistes de solutions plus globales seront approfondies lundi 14 mars, lors de la réunion d’un groupe de travail du secteur XVII.

    Ces propositions seront évoquées dès demain avec le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et ensuite avec les travailleurs, dès la reprise du travail.

  • Accueil des mineurs étrangers non accompagnés (MENA) : création de 130 places

    Sur proposition du Ministre de l’Aide à la jeunesse, Rachid Madrane, le Gouvernement a marqué son accord pour dégager les moyens nécessaires à la création de 130 places afin d’accueillir des MENA dans des services d’hébergement relevant du secteur de l’Aide à la Jeunesse.

    Au regard de l’afflux important de MENA dans notre pays, et notamment d’enfants assez jeunes pour lesquels une prise en charge en centre d’accueil collectif ne constitue pas la meilleure solution, le Gouvernement a chargé le Ministre de l’Aide à la jeunesse d’une concertation avec FEDASIL et sa tutelle pour envisager la création de place d’accueil des MENA par la mise en commun de moyens.

    Dans un premier temps, il est prévu que cette concertation vise la création de 130 places. Celles-ci seront cofinancées par FEDASIL (à concurrence de 80,25 euros par place disponible et par jour) et par le secteur de l’Aide à la Jeunesse (près de 1.500.000 euros).

    Un appel a été lancé aux services résidentiels agréés de l’Aide à la jeunesse le 30 novembre dernier. A l’heure actuelle, au moins 9 services ont manifesté leur intérêt et formulé des propositions de création de places. Le chiffre de 130 places devrait être atteint très rapidement.

    L’intervention de la Fédération Wallonie-Bruxelles, plus particulièrement de l’Aide à la jeunesse, vise à venir en soutien, par solidarité, à la politique d’accueil des MENA de FEDASIL, en mettant à disposition le savoir-faire du secteur de l’aide à la jeunesse, étant donné l’arrivée massive de mineurs de plus en plus jeunes nécessitant une prise en charge plus adaptée.

    Une convention sera signée début février entre FEDASIL et l’Aide à la Jeunesse. Les premières places seront mises à disposition dans la foulée.

  • Les priorités 2016 du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles

    DSC_0042Les Ministres du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles se sont réunis ce matin afin de présenter à la presse les dossiers prioritaires qui seront développés en 2016 pour chacune de leurs compétences.

    Parmi les dossiers importants du Ministre Rachid Madrane, l’année 2016 sera celle de l’adoption du décret sur la réforme de l’Aide à la Jeunesse.

    A la suite de la 6e réforme de l’État, la Fédération Wallonie-Bruxelles s’est vu attribuer une nouvelle compétence en matière de protection de la jeunesse : c’est elle désormais qui va déterminer la nature et l’organisation des mesures qui peuvent être prises à l’égard des mineurs qui ont commis un fait qualifié d’infraction.

    Il était donc nécessaire de prendre un nouveau décret en Protection de la Jeunesse pour intégrer ces nouvelles compétences. C’était là aussi une occasion de parfaire le modèle de l’Aide à la Jeunesse en actualisant le décret de 1991.

    Parmi les nouveautés du texte, citons notamment le renforcement de la prévention, la déjudiciarisation, le renforcement des droits des jeunes, l’âge du placement en IPPJ,….

    L’avant-projet de décret est actuellement en cours de concertation avec le secteur avant de poursuivre son parcours législatif au cours de l’année.

    En ce qui concerne les Maisons de Justice, deux projets phares émergeront en 2016:

    La création d’un centre de ressources et d’aide aux personnes confrontées à des phénomènes de radicalisation violente.
    Ce centre de prévention aura pour mission d’améliorer la prise en charge des personnes confrontées à des phénomènes de radicalisation violente ainsi que de leurs proches. Il emploiera une quinzaine de personnes (psychologues, travailleurs sociaux, criminologues,…). Le centre prendra place physiquement dans les bâtiments de l’Administration générale des Maisons de Justice.

    Le projet pédagogique et le nouveau décret pour le centre de dessaisis de Saint-Hubert (transféré aux Maisons de Justice)
    Dans le cadre de la sixième réforme de l’État, il a été décidé de communautariser les Centres Fédéraux Fermés pour Jeunes. La Fédération Wallonie-Bruxelles est concernée par le centre fermé de Saint-Hubert. La communautarisation du centre de dessaisis nécessite d’une part l’élaboration d’un nouveau décret qui régit le statut interne des dessaisis et qui sera approuvé dans le courant de l’année 2016 mais également la mise en place d’un projet pédagogique et éducatif. L’objectif général est de faire du centre communautaire un établissement de transition pour jeunes adultes, dans le but d’élaborer pour chaque jeune un projet individuel visant à sa réinsertion.
    Ceci est donc un véritable changement de cap et de politique. Ces jeunes qui jusqu’ici étaient soumis à un régime pénitentiaire qui s’apparentaient à une prison seront désormais encadrés dans un objectif de réinsertion.

    Enfin, en Promotion de Bruxelles, une année thématique mettra à l’honneur la diversité de l’identité bruxelloise.
    Après la mode, le design, la bande dessinée ou la gastronomie, la prochaine année thématique à Bruxelles sera placée sous le signe de la diversité. L’identité bruxelloise est façonnée par la diversité. Celle-ci est un atout et une carte de visite extraordinaire pour notre Région. La programmation de l’année thématique veut intéresser à la fois le touriste et le Bruxellois. Elle associera des dizaines d’événements de toute ampleur.

    Lire le dossier de presse

  • Famille d’accueil : une aventure humaine formidable. Et pourquoi pas vous?

    Logo FA

     

    Rachid Madrane, Ministre de l’Aide à la Jeunesse, a présenté aujourd’hui à la presse la campagne qu’il lance en partenariat avec la Fédération des Services de Placement Familial pour mieux faire connaître l’accueil familial et inciter plus de gens à se porter candidat à l’accueil d’un enfant en difficulté ou en danger.

    Environ 4.700 jeunes sont confiés chaque année à une famille d’accueil, parce que le jeune et/ou ses parents connaissent des difficultés sur le plan social, psychologique ou matériel. Trois quarts des jeunes sont accueillis dans leur famille élargie et un quart dans ce qu’on appelle une famille d’accueil « externe ».

    Or, la demande de prise en charge en famille d’accueil est importante et les familles prêtes à s’engager dans cette belle aventure humaine manquent, parce que cette démarche est encore insuffisamment connue. Elle est pourtant ouverte à tous – ce que le Ministre veut rappeler au travers de la campagne.

    Valoriser les familles d’accueil et simplifier leur vie quotidienne

    Soucieux de faire connaître l’accueil familial et de valoriser l’engagement des familles qui se sont lancées dans l’aventure, le Ministre les a mises à l’honneur le 15 mai dernier, lors de la première Journée des Familles d’Accueil, qui doit devenir un événement récurrent.

    Le Ministre s’est aussi attelé à une simplification administrative qui doit rendre la vie des familles plus facile. Parmi les aménagements intervenus ou en cours de réalisation, citons :

    – la réduction du délai de sélection des familles (de 9 à 6 mois)
    – l’harmonisation du processus de sélection des familles, parce qu’il est important que chacun soit traité de la même façon, quel que soit le service consulté
    – la signature d’un seul document valable un an pour certaines démarches qui demandent l’autorisation des parents
    – une simplification administrative en matière de frais et d’indemnités

    Une large campagne media

    Ce lundi 30 novembre, une grande campagne tout public, menée en partenariat avec la Fédération des services de placement familial, viendra renforcer ces initiatives pour valoriser l’accueil familial. Parce qu’il est important de maintenir la sensibilisation, la campagne sera menée sur la durée et relancée à intervalles réguliers.

    Elle se décline en différents outils :

    – une nouvelle identité graphique : un logo et un slogan «  Famille d’accueil, une aventure humaine formidable »
    – des microprogrammes télévisés diffusés sur la RTBF, du lundi au vendredi, à partir du 30 novembre, à une heure de grande écoute
    – un nouveau site Internet (www.lesfamillesdaccueil.be)
    – 100.000 dépliants
    – 10.000  affiches
    – une page Facebook

    Le simple remplacement des familles qui quittent le processus chaque année impose de trouver une cinquantaine de nouvelles familles. Pour aller au-delà de ce turn-over, un objectif réaliste est de tenter de recruter 100 à 150 nouvelles familles par an.

    « On ne devient évidemment pas famille d’accueil du jour au lendemain. C’est une démarche qu’on mûrit, conclut Rachid Madrane. C’est une mission exigeante. Mais c’est surtout un geste de solidarité fort, avec un enfant en difficulté, avec une famille qui est dans une période où elle a besoin d’aide. J’espère qu’en faisant mieux connaître l’accueil au travers de la grande campagne que nous lançons, nous allons amener des gens de tout profil à se lancer dans cette belle aventure. Nous avons vraiment besoin d’eux. »

     

  • Mission ministérielle à Québec et Montréal

    IMG_1544

    Le Ministre Rachid Madrane s’est rendu du 15 au 20 novembre en mission à Québec et à Montréal.

    En tant que Ministre de la Promotion de Bruxelles, il s’y rendait pour observer comment la société québécoise valorise la diversité de la population pour construire une société unie. Ceci pour ramener des expériences à inclure, notamment, dans l’année thématique bruxelloise consacrée à la diversité, qui sera lancée en mai 2016.

    Dans le cadre de ses compétences Maisons de Justice, le Ministre s’est intéressé au modèle des maisons de transition, qui offrent aux personnes judiciarisées un sas entre la prison et le retour dans la société, en leur permettant d’entamer un parcours de réintégration sociale.

    « Lorsqu’on analyse le parcours judiciaire des personnes en Belgique, on se rend compte qu’une série de dispositifs existent pendant et après la détention, précise Rachid Madrane. Je pense notamment au soutien offert par les services d’aide aux détenus, les services psycho-sociaux des prisons, les services d’aide aux justiciables. Mais un maillon important de cette chaîne judiciaire est absent, c’est celui qui se situe juste à la sortie de prison, au seuil de la reprise de la vie en société, qui est pourtant une période cruciale pour le justiciable. »

    Enfin, il entendait poursuivre l’échange de bonnes pratiques en matière de prévention du radicalisme qu’il avait pu initier en mars dernier à Bruxelles avec Madame Lise Thériault, vice-Première ministre et Ministre de la Sécurité publique du Québec.

    Cette coopération avec le Québec a été formalisée au travers d’une déclaration conjointe, qui vient traduire la volonté de renforcer l’échange des connaissances, des expériences, des expertises et des pratiques entre le Québec et la Fédération Wallonie-Bruxelles, pour mieux outiller les intervenants de terrain en matière de prévention de la radicalisation violente.

    Le Ministre a également eu l’occasion de visiter le Centre de Prévention de la radicalisation menant à la violence de Montréal. Créé en 2015, il vise la prévention, en amont, des actes de violences liés à la radicalisation – sans cibler une idéologie violente en particulier – et l’accompagnement des familles et des proches d’individus radicalisés ou en voie de radicalisation. Il offre aussi, sur base volontaire, une prise en charge psychosociale par la déconstruction des idéologies menant à la violence.

    Les expertises provenant de tous les milieux (secteur de la santé et des services sociaux, de la sécurité publique, des milieux communautaires, secteur scolaire et institutionnel, secteur de l’emploi et de la recherche) sont mises à contribution pour mettre en place un réseau interdisciplinaire de soutien autour de l’individu et de son entourage.

    Les employés du centre (travailleurs sociaux, psychologues, criminologues, professionnels de sciences politiques) interviennent auprès des personnes en demande mais répondent aussi aux appels téléphoniques qui leur parviennent via une ligne gratuite et confidentielle, accessible 24h/24 et 7j/7 à toute personne désirant être informée, écoutée et conseillée.

    « Le problème du radicalisme violent ne connaît pas de frontières, rappelle Rachid Madrane. C’est pourquoi toutes les opportunités de coopération doivent être explorées. Dans chaque expérience, dans chaque approche, il y a des éléments intéressants, dont nous pouvons nous inspirer. »

  • Adoption : les enfants congolais et leurs parents adoptifs sont enfin réunis

    La situation dramatique des enfants congolais adoptés par des familles belges, qui étaient bloqués au Congo depuis deux ans, a connu un heureux dénouement mardi matin, avec l’arrivée des 10 derniers enfants sur le territoire belge.

    Cette arrivée met fin à un dossier qui s’était compliqué lors de cette dernière semaine, lorsque la directrice de l’orphelinat avait soustrait les enfants de l’institution, pour faire pression sur les autorités belges suite à un différend d’ordre financier avec quelques parents, pour lequel une solution avait pourtant été proposée.

    Cette heureuse issue a été possible grâce à la collaboration pleine et entière des autorités congolaises. Mais aussi grâce à la collaboration constante des Cabinets et administrations concernés, Affaires Etrangères et Communauté française, à Bruxelles comme à Kinshasa.

    « C’est pour moi un énorme soulagement, déclare le Ministre Rachid Madrane, et une grande joie, partagée avec tous les parents, dont je tiens à souligner la très grande dignité au cours de cette épreuve. Parents et enfants sont aujourd’hui enfin réunis.»

    Le Ministre précise par ailleurs que le moratoire congolais sur les adoptions internationales reste d’application et que le gel des adoptions appliqué en Fédération Wallonie-Bruxelles dès octobre 2013 est donc toujours d’actualité. Plus aucune procédure d’adoption avec le Congo ne sera donc menée jusqu’à nouvel ordre.

  • Accueil des mineurs non accompagnés : la Fédération Wallonie-Bruxelles anticipe les besoins futurs

    Si,  à l’heure actuelle, les services du secteur de l’aide à la jeunesse ne sont pas confrontés à une augmentation importante du nombre de demandes, il est toutefois prévisible qu’à moyen ou à long terme, ils soient plus sollicités, étant donné notamment le profil des MENA qui arrivent depuis quelques mois sur notre territoire, à savoir des enfants de plus en plus jeunes (la part des 12 – 14 ans devient de plus en plus importante) et le fait que nombre de MENA présentent des signes de polytraumatismes demandant une prise en charge plus adaptée.

    Sur proposition du Ministre de l’Aide à la jeunesse, Rachid Madrane, le Gouvernement a décidé de dégager des moyens supplémentaires dès 2015 pour la création de places pour l’accueil des mineurs étrangers non accompagnés en danger.

    En effet, l’Aide à la Jeunesse peut être amenée, au cas par cas, à intervenir au niveau des MENA, dans le cadre du caractère supplétif de l’aide spécialisée à la jeunesse par rapport à l’aide générale.

    C’est ainsi qu’il arrive parfois que des MENA soient pris en charge par les services d’aide à la jeunesse, suite à l’intervention d’un mandant qui aurait constaté une situation de danger.

    Concrètement, le Gouvernement a marqué son accord pour :

    –       le soutien à la création de 6 ETP et les moyens de fonctionnement pour la création de places d’accueil spécialisées pour MENA, pour le soutien à la mise en autonomie des MENA (placement en logement autonome, avec accompagnement par les services agréés de l’Aide à la Jeunesse), et pour le soutien aux services de placement familial

    –       le renforcement de l’accompagnement socio-éducatif des MENA par la création de 4 ETP pour les services d’aide en milieu ouvert

    Dans les prochaines semaines, le Ministre de l’Aide à la jeunesse se concertera avec FEDASIL pour envisager la création de places d’accueil supplémentaires destinées aux MENA par la mise en commun de moyens, à concurrence de 130 places maximum. Il se concertera avec le secteur pour organiser la création de ces places.

     

  • Simplification du travail administratif des services de l’Aide à la Jeunesse

    Sur proposition du Ministre de l’Aide à la Jeunesse Rachid Madrane, le Gouvernement a adopté un arrêté qui simplifie la gestion par les services de l’Aide à la Jeunesse des frais individuels liés à la prise en charge des jeunes en danger ou en difficulté.

    Par « frais individuels », on entend les frais hors fonctionnement et hors hébergement, c’est-à-dire les frais de nourriture, d’habillage, de scolarité, ou encore les frais médicaux assumés par les services.

    L’arrêté, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2016, limite le nombre de frais pour lesquels une décision préalable du mandant et/ou de l’administration est requise.

    L’ancien système nécessitait pour toute décision l’accord écrit du mandant et de l’administration,ce qui entraînait un délai de décision qui pouvait être très important. Le service devait entre temps avancer la somme relative à ces frais, le temps pour l’administration d’en vérifier les pièces justificatives.

    En 2014, on estime à 5.000 décisions qui avaient dû être données par l’administration. L’application de l’arrêté permettra de réduire de 90 % ce nombre de décisions préalables.

    « Je l’ai dit dès mon entrée en fonction, rappelle Rachid Madrane,ma volonté est de simplifier la vie quotidienne des services d’Aide à la Jeunesse, de simplifier les charges administratives, d’élaguer les lourdeurs budgétaires, pour permettre au secteur de se concentrer sur ses missions d’aide et de protection. Pour cela, je veux faire confiance aux associations et m’appuyer sur le principe de confiance»

    Cette simplification administrative répond à la demande du secteur. Dorénavant, les services ne devront plus demander d’autorisation pour entreprendre la plupart des dépenses relative à la prise en charge ordinaire des jeunes qui leur sont confiés. Ils se verront octroyer chaque mois une avance, calculée sur base de ses dépenses dans les deux années précédentes, ce qui leurpermettra d’assurer ces frais sans devoir puiser dans leur argent propre pour avancer les montants en attendant que l’administration les rembourse. Les vérifications se feront désormais a posteriori. Si elles devaient révéler des abus, des sanctions seront évidemment prises.

  • Elaboration d’un nouvel outil d’évaluation pour les jeunes placés en IPPJ

    Sur proposition du Ministre de l’Aide à la Jeunesse, Rachid Madrane, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a décidé d’octroyer une subvention de près de 48.000€ au Département de Criminologie de l’Université de Liège. Cette subvention permettra la réalisation d’une recherche relative  au diagnostic des problématiques et besoins des jeunes poursuivis du chef d’un fait qualifié infraction, au contenu et à l’implantation d’une intervention pédagogique de courte durée et à l’évaluation de cette intervention, et à la détermination de l’offre institutionnelle nécessaire aux interventions de courte durée.

    Cette recherche s’inscrit pleinement dans la Déclaration de Politique Communautaire qui prévoit de revoir les projets pédagogiques des institutions publiques de protection de la jeunesse (IPPJ) afin que ceux-ci s’inscrivent dans un continuum pédagogique susceptible d’accroitre les possibilités de réinsertion sociale des jeunes.

    Cette recherche devrait aboutir à la proposition d’un canevas standardisé permettant de réaliser, dans un délai court (15 jours ou un mois maximum), un bilan relatif à l’environnement social du jeune et à ses attitudes et aptitudes comportementales et psychologiques, afin d’informer rapidement les autorités mandantes et les amener, le cas échéant, à réviser la mesure de placement ordonnée.

    La recherche devra également aboutir à l’élaboration d’une grille comportant les balises cliniques visant à déterminer les besoins du jeune au terme d’une prise en charge de courte durée (15 jours ou un mois maximum).  Cette grille devra permettre de guider les intervenants dans le choix du projet de vie du jeune (retour en famille avec ou sans accompagnement éducatif, mise en autonomie, type de mesure à décider en cas d’éloignement du milieu de vie).