• Une première Maison de l’Adolescent voit le jour à Bruxelles

    Bruxelles, le 9 mai 2019 –  Un nouveau lieu dédié à l’aide à la jeunesse a ouvert ses portes à Laeken, avenue Emile Bockstael 114 : la MADO NORD. Structure d’accueil, d’écoute et d’accompagnement multidisciplinaire, la MADO NORD s’adresse aux jeunes de 11 à 22 ans, à leurs familles et à leurs proches ainsi qu’aux professionnels du secteur. Une première du genre à Bruxelles mise sur pied par le CPAS de la Ville de Bruxelles avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

    Après Charleroi, Mons ou encore Namur en Wallonie, Bruxelles se voit dotée d’une première Maison de l’Adolescent, structure innovante initiée par le Ministre de l’Aide à la jeunesse de la Fédération Wallonie en 2010. La première MADO bruxelloise, la MADO NORD, est portée par le CPAS de la Ville de Bruxelles. Le CPAS possède en matière de jeunesse une grande expérience notamment dans l’accompagnement et le suivi des jeunes dans leurs études, leurs projets professionnels ainsi que dans le développement d’activités culturelles et ludo-éducatives.

    Suite à une étude de l’offre des services existants et des besoins des jeunes en la matière à Bruxelles, le CPAS a choisi d’implanter la MADO à Laeken. Les constats partagés par des acteurs de terrain et des études révèlent une population précarisée en augmentation et rajeunissant, principalement dans les quartiers du Nord-Ouest de Bruxelles. Cette population a besoin de repères et de réponses concrètes à ses difficultés. Elle a également besoin d’être accompagnée dans un environnement favorable à son bien-être. Malgré la diversité de l’offre, il n’est pas toujours évident pour les jeunes d’identifier les services adaptés à leurs besoins ; l’offre est souvent décentralisée et les disciplines cloisonnées. De plus, il existe peu de continuité dans la prises en charge et/ou les soins des jeunes entre les différents services.

    La MADO NORD se veut être un lieu d’accueil, d’écoute, d’information, de conseil et d’orientation dont la fonction première est de réunir en un seul endroit les services qui peuvent répondre aux besoins et aux questions des adolescents. La MADO s’adresse aussi à leurs familles et à leurs proches qui rencontreraient des difficultés. Différents sujets peuvent y être abordés : scolarité, emploi, logement, santé, santé mentale, surendettement, justice, vie de famille… L’accès est gratuit, anonyme et sans rendez-vous préalable pour les jeunes de toute la Région bruxelloise. La prise en charge peut-être individuelle (entretien, information,…) ou collective (groupes de parole, ateliers,…). La MADO est aussi un espace d’échanges et de rencontres pour les professionnels (travailleurs sociaux, médecins, psychologues, avocats, enseignants…) impliqués dans l’aide à la jeunesse.

    Pour mener à bien ses missions, la MADO compte une équipe pluridisciplinaire composée d’une coordinatrice, de deux travailleurs sociaux, d’une psychologue et d’un agent administratif. La MADO peut aussi compter sur un large réseau de partenaires, extérieurs ou présents dans la MADO lors de permanences, dont elle fédère les compétences. Cette pluridisciplinarité et cette complémentarité des acteurs réunis en un lieu unique permettent une approche globale et facilitent le trajet du jeune en difficulté. « La création de la Maison de l’Adolescent trouve tout son sens dans le paysage associatif laekenois. Grâce à sa capacité à rassembler plusieurs professionnels autour du jeune et de sa famille, elle pourra apporter les informations dont ils ont besoin et les orienter vers les services spécialisés » souligne la Présidente du CPAS.

    « Je suis très heureux de pouvoir inaugurer une cinquième Mado, la première à Bruxelles. Dès mon entrée en fonction, j’ai voulu faire essaimer ce modèle innovant qui fait travailler en réseau tous les services susceptibles d’apporter une aide à nos adolescents. A cet âge, on peut être confronté à de multiples difficultés, qu’elles touchent à la santé, au droit, à la recherche d’un job ou d’un logement… C’est important que le jeune n’ait qu’une seule porte à pousser pour trouver une écoute et une aide » explique le Ministre de l’Aide à la Jeunesse.

    La MADO occupe provisoirement des locaux situés au 1er étage du numéro 114 du Boulevard Emile Bockstael. A terme, la MADO occupera le rez-de-chaussée de ce bâtiment. Plus de 400 m2 seront ainsi alloués à la MADO avec un centre de ressources et de documentation, une salle polyvalente, des locaux pour les entretiens individuels et pluridisciplinaires… « La MADO, dans sa configuration définitive, verra le jour en 2020. D’ici là, nous souhaitions néanmoins rendre le service opérationnel au plus vite afin de répondre aux besoins des jeunes et de les soutenir durant cette période charnière qu’est l’adolescence » conclut la Présidente du CPAS de la Ville de Bruxelles.

    Par ailleurs, actuellement, la MADO accueille en ses locaux une des 3 salles d’étude ouvertes sur le territoire de la Ville de Bruxelles par le CPAS jusqu’au 26 juin (plus d’infos : http://cpasbxl.brussels/?p=70&dt=1)

  • Le Ministre Rachid Madrane durcit les procédures en matière d’adoption internationale

    Après avoir intégré les différents avis du Conseil supérieur de l’adoption, de l’Office de la naissance et de l’enfance, du Délégué général aux droits de l’enfant et du Conseil d’Etat, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, a approuvé ce jour en dernière lecture, l’avant-projet de décret modifiant le décret du 31 mars 2004 relatif à l’adoption.

    Etant donné les difficultés vécues ces dernières années en matière d’adoption internationales, le Ministre de l’Aide à la Jeunesse, Rachid Madrane a voulu, à l’occasion de la modification du  décret de 2004, renforcer, au maximum, les garanties qui peuvent être données par les autorités des pays d’origine quant aux enfants adoptables.

    Afin de rendre les procédures d’adoptions internationales encore plus strictes, outre l’appareil législatif belge qui offre déjà les garanties parmi les plus importantes au sein des pays ratificateurs de la Convention de La Haye, le Ministre Madrane a décidé que dorénavant, la Fédération Wallonie-Bruxelles travaillera exclusivement dans le cadre et selon les principes des Conventions de la Haye.  En conséquence, pour travailler avec des pays qui n’ont pas ratifié la Convention de La Haye de 1993 ni celle de 1996 (en  particulier ceux avec qui une collaboration existe déjà), il sera demandé la conclusion d’un accord bilatéral de coopération reprenant les principes de la Convention de La Haye de 1993 entre autorités compétentes en matière d’adoption.

    En résumé, les adoptions internationales en Fédération Wallonie-Bruxelles ne seront donc désormais possibles qu’avec des pays ayant ratifié la Convention de La Haye et pour les pays non signataires, il sera exigé un accord bilatéral reprenant les principes de celle-ci.

    Outre ce premier changement, il importe aussi de renforcer, au maximum, les garanties qui peuvent être données, tout au long de la procédure, quant à l’identité des enfants apparentés.

    Le Ministre Madrane a donc introduit un nouvel article dans le décret qui stipule que dès l’apparentement, l’organisme d’adoption doit s’assurer de la possibilité de vérifier à tout moment l’identité de l’enfant, par récolte de données biométriques (empreintes, image de l’iris…), de tests ADN ou de garanties équivalentes.

    Avec ce nouveau cadre législatif, il sera à l’avenir impossible de connaître une situation similaire à celle que nous avons vécue au Congo. J’ai voulu tirer la leçon de ce dossier en rendant les procédures encore plus contraignantes même si la Belgique est déjà réputée comme étant un des pays les plus stricts en matière d’adoption internationale.  Il n’est plus question de courir le moindre risque non seulement en ce qui concerne les pays avec lesquels on travaille mais également en ce qui concerne les preuves de l’identité des enfants adoptés. » souligne le Ministre Madrane.

  • 21 nouvelles places d’hébergement créées pour le secteur de l’Aide à la Jeunesse

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    Le Ministre de l’Aide à la Jeunesse, Rachid Madrane a inauguré aujourd’hui, aux côtes de l’échevine de Saint-Gilles, Cathy Marcus, le nouveau Service Résidentiel général (S.R.G) « L’Olivier », de la commune de Saint-Gilles qui permettra d’accueillir 21 jeunes.

    Dès le début de son mandat, le Ministre Rachid Madrane, s’est emparé  de la question du manque de places dans les structures de l’Aide à la Jeunesse.

    Les besoins sont de plus en plus nombreux, la crise de 2008 a fortement aggravé les conditions de vie des familles.

    « Les situations de certains enfants sont terribles et nous ne pouvions, pour satisfaire un équilibre budgétaire, rester les bras croiser et laisser ces situations s’aggraver. »

    Lors de la conception des budgets 2017-2018 et 2019, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a réalisé un effort budgétaire important au profit du secteur de l’Aide à la Jeunesse.

    Au total, sous cette législature, l’enveloppe du secteur de l’Aide à la Jeunesse a augmenté, de manière pérenne, de plus de 40 millions d’euros et cela dans un contexte pourtant extrêmement difficile.

    « Eu égard à la situation financière de la Fédération, il a fallu du temps et de la persuasion pour aboutir à ces trois refinancements successifs, cela n’a pas été facile de convaincre, tous les départements ont des besoins, tous les départements revendiquent des moyens.   Mais les besoins du secteur de l’aide à la jeunesse sont tels qu’il était vital d’y répondre urgemment », souligne le Ministre.

    Cette priorité se concrétise donc encore aujourd’hui avec l’ouverture de « L’Olivier ».

    Ce nouveau service va permettre aux travailleurs d’exercer leurs missions dans des conditions adéquates, d’héberger 21 jeunes pensionnaires dans des locaux modernes et adaptés – ce qui est évidemment extrêmement important, vu les missions essentielles et délicates dont le secteur a la charge.

    « Cette inauguration a une saveur particulière, pour moi, car nous savons à quel point il est difficile de créer des prises en charge sur Bruxelles, notamment, à cause du prix de l’immobilier et du peu d’espace disponible dans la capitale.  La création de ces 21 prises en charge en hébergement mises à la disposition des autorités mandantes mais surtout des bénéficiaires de l’aide relève donc pratiquement de l’exploit. »

    Le projet « L’Olivier » témoigne des capacités de solidarité que notre secteur est en mesure de mobiliser pour répondre de façon adéquate aux nouveaux enjeux en matière d’Aide à la Jeunesse.

     « Je remercie chaleureusement la commune, le CPAS de Saint-Gilles et bien entendu l’asbl SETM pour leur proactivité et leur disponibilité en faveur des plus vulnérables d’entre nous. Sans oublier Monsieur le Bourgmestre, Charles Picqué pour son implication humaine dans ce dossier», souligne le Ministre Madrane.

  • Rediffusion des microprogrammes relatifs à l’accueil familial et d’un clip de sensibilisation relatif au parrainage

    Le recrutement de familles d’accueil et la sensibilisation au parrainage ont fait partie des priorités du Ministre de l’Aide à la jeunesse au cours de cette législature.

    En effet, si la philosophie première de l’Aide à la jeunesse est le maintien de l’enfant dans sa famille et l’aide dans le milieu familial de vie, lorsque les services de l’Aide à la Jeunesse doivent retirer momentanément un enfant de son milieu familial, la mesure la plus douce – ou en tout cas la moins traumatisante – est le placement en famille d’accueil.

    En novembre 2015, le Ministre de l’Aide à la Jeunesse a lancé, en collaboration avec la Fédération des services de placement familial, une campagne pour mieux faire connaître l’accueil et sélectionner de nouvelles familles. Construite à partir d’un nouveau site Internet, de brochures, d’affiches et de clip vidéo et radio (microprogrammes), cette campagne de sensibilisation et de recrutement a porté ses fruits.

    Alors qu’en 2014, on comptait autour de 50 nouvelles familles d’accueil sélectionnées, elles étaient 79 en 2016 à être arrivées au bout du processus de sélection et à avoir pu accueillir un enfant. Et en 2017, ce sont 105 nouvelles familles qui ont été sélectionnées, donc plus du double.

    Parallèlement, le subventionnement des services qui accompagnent le parrainage a été considérablement augmenté: il a été multiplié par quatre. Et une campagne pour mieux faire connaître le parrainage d’un enfant a été lancée en 2017. Le parrainage consiste à accueillir régulièrement et ponctuellement un enfant (qu’il vive en institution ou dans sa famille), de partager avec lui des moments de détente, de le confronter à d’autres modes de vie, de nouvelles rencontres,… Le parrainage est souvent vécu par l’enfant comme une « bulle d’oxygène » qui lui permet de prendre une certaine distance par rapport à sa réalité quotidienne. Ici aussi, la démarche est préparée, accompagnée, pour le jeune comme pour la famille.

    Pour mieux faire connaître ces dispositifs d’aide aux enfants, des campagnes de sensibilisation sur des médias de proximité tels que les télévisions locales s’avèrent utiles. En partenariat avec la Fédération des télévisions locales, une rediffusion des microprogrammes de sensibilisation relatifs à l’accueil familial et du spot de promotion du parrainage aura lieu dans les prochaines semaines sur les 11 chaînes de télévision locales wallonnes et sur Bx1.

  • Avant-projet de décret relatif à la prise en charge en centre communautaire des jeunes ayant fait l’objet d’un dessaisissement

    Sur proposition du Ministre de l’Aide à la Jeunesse, Rachid Madrane, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé ce jour, en première lecture, l’avant-projet de décret relatif à la prise en charge en centre communautaire des jeunes ayant fait l’objet d’un dessaisissement.

    La 6e réforme de l’Etat a entraîné la communautarisation des Centres Fédéraux fermés pour jeunes. La Fédération Wallonie-Bruxelles a donc hérité du Centre fermé de Saint-Hubert.

    Suite au transfert de compétences, la section « dessaisis » qui peut accueillir 13 jeunes au maximum [1] est devenue le centre communautaire pour jeunes ayant fait l’objet d’un dessaisissement.

    La communautarisation nécessitait donc d’une part l’élaboration d’un nouveau décret qui régit le statut interne des dessaisis et d’autre part la mise en place d’un projet éducatif.

    Le Ministre Madrane a voulu profiter de ce transfert pour mener un nouveau projet pour ces jeunes et transformer l’approche carcérale qui était jusqu’ici celle du centre en une institution disciplinaire mais éducative.

    Le Centre se démarque désormais d’un établissement pénitentiaire parce qu’il place le jeune au cœur de son intervention et qu’il applique les réglementations internationales relatives au placement des mineurs et des jeunes adultes.

    « Il est indispensable d’organiser pour ces jeunes une prise en charge permettant la préparation à leur réinsertion dans la société. J’ai donc élaboré, avec mon administration, un projet pédagogique pour cette section, impliquant une prise en charge psycho-sociale, axée sur la réintégration du jeune dans la société et la désistance, la sortie de la délinquance. Car, pour le jeune, pour la société, pour la justice, l’essentiel c’est de réussir la réintégration et d’éviter la récidive. »

    L’objectif général est donc de faire du centre communautaire un établissement de transition pour jeunes adultes, dont le but est d’élaborer pour chacun un projet individuel visant à leurs réinsertions.

    Ces jeunes, qui jusqu’ici étaient soumis à un régime qui s’apparentait à celui d’une prison, seront désormais encadrés, ils suivront des formations, devront participer à des activités obligatoires visant l’acquisition d’habilités sociales et seront suivis de manière individuelle dans le cadre d’un véritable projet éducatif avec pour objectif la réinsertion.

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    1. L’occupation moyenne est de 9 jeunes

  • Budget 2019 : Poursuite du refinancement du secteur de l’Aide à la jeunesse

    Depuis le début de la législature, Le Ministre Madrane n’a cessé de le répéter, le secteur de l’Aide à la Jeunesse est chroniquement sous-financé depuis des décennies. Or, les besoins sont de plus en plus nombreux, la crise de 2008 a fortement aggravé les conditions de vie des familles. Les situations de certains enfants sont terribles et nous ne pouvons, pour satisfaire un équilibre budgétaire, rester les bras croiser et laisser ces situations s’aggraver.

    Après deux premiers refinancements obtenus en 2017 et en 2018 qui ont permis la création d’environ 1.500 prises en charge supplémentaires et de plus de 600 emplois tant dans le secteur public que subventionné, au vu des besoins encore importants auquel le secteur est confronté, le Ministre Madrane a pu obtenir une troisième phase de refinancement de 11.800.000 € pour le budget 2019.

    8 millions seront consacrés au secteur subventionné, notamment, pour le renforcement de prises en charge dans le milieu de vie, le renforcement de la prévention et l’harmonisation des normes d’encadrement suite à la simplification du secteur.
    Une partie de ce budget sera également consacré à la modification du mode de calcul de l’intervention des frais journaliers pour les jeunes confiés à une famille d’accueil.

    Le recrutement de familles d’accueil a été une autre des priorités auxquelles le Ministre Madrane s’est attelé dès sa prise de fonction. L’accueil familial est une mesure d’aide à l’enfant qui est fondamentale dans le paysage de l’aide à la jeunesse en Fédération Wallonie-Bruxelles.

    Mais il ne suffit pas faire de connaître l’accueil familial, il faut aussi faciliter la vie quotidienne des familles d’accueil pour rendre l’accueil familial plus attractif.

    C’est pourquoi, le système d’intervention au bénéfice des accueillants familiaux sera fondamentalement revu. L’intervention ne sera plus liée aux allocations familiales qui étaient déduites de l’intervention selon une procédure complexe et insécurisante pour les familles. Celles-ci recevront un forfait pour le mois, indépendant des allocations familiales, qu’elles garderont par ailleurs.

    Enfin, 3,8 millions d’euros venant de la fonction publique seront consacrés au renforcement de personnel dans les services publics (SAJ, SPJ, IPPJ, SAMIO, API,…) ainsi qu’aux Equipes Mobiles d’Accompagnement.

    L’effort consenti permettra de répondre à plusieurs urgences de l’Aide à la jeunesse, certains anciennes, d’autres apparues dernièrement.

    Par ailleurs, dans ses autres compétences, le Ministre Madrane a obtenu 600.000 euros supplémentaire pour le Sport. Ces moyens serviront notamment au soutien aux Fédérations sportives reconnues ainsi qu’aux centres sportifs locaux.

    En ce qui concerne les Maisons de justice, 200.000 euros supplémentaires ont été dégagés pour la mise en place de la future « Maison de désistance ».

  • Plan de prévention triennal de la maltraitance 2018-2020

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    Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé mercredi, à l’initiative du Ministre de l’Aide à la Jeunesse, Rachid Madrane, le premier Plan de prévention triennal de la maltraitance pour la période 2018-2020.

    En Fédération Wallonie-Bruxelles, plusieurs entités sont susceptibles de jouer un rôle en matière de prévention de la maltraitance. Le Plan consiste dès lors en l’articulation entre les programmes propres à chaque administration, notamment l’aide à la jeunesse, le sport, l’enseignement, la jeunesse, l’Office de la Naissance et de l’Enfance, et celui, transversal, de la Coordination de la prévention de la maltraitance, plus connu sous le nom de Yapaka.

    C’est en commun que ces différentes entités administratives ont élaboré un plan qui vise la diffusion d’une représentation cohérente de la maltraitance et de sa prévention, auprès des professionnels et du grand public.

    Les axes stratégiques du plan de prévention triennal, ont été définis comme suit :

    – Formation des intervenants ; soutenir les intervenants en relation avec les familles et les enfants, en mettant à leur disposition des outils leur permettant d’être attentifs aux éventuelles situations de maltraitance et visant à améliorer les pratiques dans une approche transversale et dans le cadre d’une prise en charge coordonnée des situations de maltraitance

    – Information et sensibilisation des enfants et du grand public via l’organisation de campagnes grand public

    Le Plan reprend, pour chaque axe stratégique, différents objectifs opérationnels et/ou actions qui seront menés, avec une identification des acteurs institutionnels porteurs concernés, une planification, des sources et moyens de vérification de réalisation, le public-cible et, le cas échéant les lignes budgétaires dédicacées.

    « La maltraitance apparaît essentiellement dans des situations de souffrance, de difficultés au sein des familles. L’aide et la prévention se tissent au jour le jour dans la relation, le contact avec les proches et les professionnels, dans la confiance et l’encouragement à la parole. Il est donc primordial de mettre en œuvre un plan de prévention coordonné de la maltraitance de manière à mieux outiller et soutenir les intervenants en relation avec les familles et les enfants », souligne le Ministre de l’Aide à la Jeunesse, Rachid Madrane.

     

  • Un premier Service d’Aide en Milieu Ouvert (AMO) a ouvert ses portes à Andenne

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    Le Ministre de l’Aide à la Jeunesse, Rachid Madrane a inauguré aujourd’hui, aux côtes du Bourgmestre d’Andenne, Claude Eerdekens, de Madame Carine Jansen et de Monsieur Patrick Thomas, respectivement Présidente et Directeur d’Andenn’AMO, le nouveau service d’Aide en Milieu Ouvert de la ville d’Andenne: Andenn’AMO.

    Dès le début de son mandat, le Ministre Madrane a insisté sur sa volonté de mettre la priorité sur la prévention et donc, notamment sur les services AMO.

    Cette priorité s’est concrétisée de deux façons.

    D’abord sur le plan législatif.

    Dans le tout récent Code de la Prévention, de l’Aide à la jeunesse et de la Protection de la Jeunesse, qui remplacera dès le 1er janvier prochain l’actuel décret de l’Aide à la Jeunesse, le livre de la Prévention tient une place beaucoup plus importante.

    Ce nouveau Code remet clairement la prévention au centre des dispositifs de l’Aide à l’enfance, ce qui n’était pas le cas dans le décret de l’Aide à la Jeunesse du 4 mars 1991.

    Parmi les modifications significatives; les AMO auront désormais la possibilité travailler avec des jeunes dont l’âge pourra aller jusqu’à 22 ans afin de permettre de les accompagner dans leur transition vers l’autonomie et d’ainsi mieux lutter contre le risque accru de pauvreté chez les jeunes.

    La priorité à la prévention s’est également concrétisée sur le plan budgétaire par de nouveaux investissements importants dans ce secteur grâce au refinancement du secteur que le Ministre Madrane a obtenu en conclave budgétaire.

    Il ne manquait plus qu’une chose pour concrétiser cette volonté de mettre la priorité sur la prévention: l’agrément de nouveaux services AMO là où il en manquait.

    Avec plus de 27.000 habitants, ce qui en fait l’une des 3 plus grosses entités de la Province de Namur, une ville comme Andenne se devait de disposer d’un tel service ne serait-ce que par sa taille et le nombre de jeunes qui y vivent ou la fréquentent, notamment via les écoles.

    « Je remercie les initiateurs de ce projet ; Madame Carine Jansen, la Présidente, qui a apporté toute son énergie et son expérience dans le domaine de l’action sociale, mais aussi la Ville d’Andenne, qui dès le début, a marqué son soutien à l’aboutissement de cette belle initiative au bénéfice des jeunes et des familles. »

    Lire le discours du Ministre Madrane

  • Une première famille en centre fermé : le Ministre de l’Aide à la Jeunesse rappelle que la détention d’enfants est inacceptable

    Alors qu’une première famille, comptant quatre enfants, a été placée au centre fermé 127bis, le Ministre de l’Aide à la Jeunesse, Rachid Madrane, tient à rappeler avec force que la création par le Gouvernement fédéral d’unités en centre fermé pour les familles avec enfants contrevient totalement aux engagements que notre pays a pris de respecter les droits consacrés par la Convention internationale relative aux droits de l’Enfant.

    Le Ministre avait déjà attiré l’attention du Secrétaire d’Etat en charge de l’Asile et de la Migration, Theo Francken, sur le caractère inadmissible de cette initiative dans un courrier qu’il lui avait adressé en mai dernier avec le Ministre-Président Rudy Demotte.

    Entre-temps, les Nations-Unies n’ont pas manqué – comme on pouvait le prévoir – de pointer la Belgique comme mauvais élève puisque le Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) des Nations-Unies, par la voix de sa Représentante régionale pour l’Europe de l’Ouest, Madame Véronique Bonnet, a exhorté notre pays à renoncer à ce projet.

    « Enfermer des enfants est contraire aux engagements que nous avons pris sur la scène internationale, résume Rachid Madrane. Chaque enfant de passage sur notre territoire doit avoir le droit à des conditions de vie décentes et à l’épanouissement. Or la détention ne peut qu’avoir un effet dévastateur sur ces enfants que leur situation particulière rend déjà très vulnérables ».

     

  • Le Gouvernement donne le coup d’envoi à la réforme du secteur de l’Aide à la Jeunesse

    Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a donné le coup d’envoi à la réforme du secteur de l’Aide à la Jeunesse, en adoptant en première lecture une série d’arrêtés qui doivent rendre le paysage institutionnel plus simple.

    Force est de constater qu’au fil du temps, au gré de la création de nouvelles catégories de services et du développement de projets pédagogiques nouveaux, les services agréés par l’Aide à la Jeunesse se sont parfois installés dans une hyperspécialisation, avec comme conséquence un morcellement des interventions auprès des jeunes et un manque de lisibilité de l’action de l’aide à la jeunesse.

    Le Ministre Madrane s’est donc attelé, en concertation avec les acteurs du secteur (fédérations patronales, syndicats, administration,…), à une refonte du secteur autour des trois pôles redéfinis par le récent décret portant le Code de la prévention, de l’aide à la jeunesse et de la protection de la jeunesse, à savoir :

    • la prévention
    • les mineurs en difficulté ou en danger
    • les mineurs en conflit avec la loi

    La volonté n’est pas de réduire le nombre de services, mais bien de diminuer le nombre de catégories de services agréés, en revenant à une majorité de services plus « généralistes », aux missions élargies et des appellations plus directement compréhensibles de tous et toutes.

    Ce réaménagement du secteur imposait de prendre une série d’arrêtés touchant aux conditions générales d’agrément et d’octroi des subventions aux différents types de services qui composeront dorénavant le secteur, ce que le Gouvernement a fait ce mercredi.