• Une nouvelle IPPJ à Bruxelles

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    Le Ministre de l’Aide à la Jeunesse, Rachid Madrane, avait annoncé dès l’entame de la législature sa volonté de développer un projet innovant à Bruxelles pour les jeunes ayant commis un fait qualifié d’infraction.

    Ce projet se concrétisera à Forest, dans l’ancien internat pour garçons de l’Athénée Royal Victor Horta, comme le Ministre a pu l’annoncer à la presse ce vendredi 12 mai, lors d’une conférence de presse.

    Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a en effet marqué son accord sur la création d’une septième institution de protection de la Jeunesse (IPPJ) en Fédération Wallonie-Bruxelles.

    Ce projet se veut innovant à plusieurs égards : de par son lieu d’implantation d’abord, puisque c’est la première fois qu’une institution publique de protection de la jeunesse verra le jour à Bruxelles, mais aussi de par le projet éducatif qui y sera développé.

    La volonté du Ministre est de créer une institution en lien avec la cité, ses écoles, ses associations, les institutions publiques de formation pour pouvoir travailler très concrètement à l’insertion sociale du jeune, à sa réinsertion scolaire, à l’acquisition de savoirs donnant accès à l’emploi.

    Concrètement, cette nouvelle IPPJ comportera :

    • 3 sections ouvertes et sera, pour la première fois, mixte sur un même site :
      • 2 sections de 10 places pour garçons
      • 1 section de 10 places pour filles
    • Un service d’accompagnement post institutionnel (API), comptant 16 places pour les garçons et 4 places pour les filles.
    • Pour la première fois également, cette « IPPJ » comportera 4 « kots de transition supervisés » où des jeunes pourront s’initier à l’autonomie en vue de prendre celle-ci à leur majorité après leur placement en IPJJ.
    • Le Service d’Accompagnement, de Mobilisation intensifs et d’Observation (SAMIO) de Bruxelles emménagera également dans les bureaux administratifs de l’IPPJ
    • Enfin, l’institution bénéficiera d’une salle de sport qui pourrait être utilisée par des associations du quartier, des clubs de la commune.

    Les travaux débuteront fin 2017. Sauf imprévus, l’IPPJ devrai ouvrir en 2020-2021.

    La création d’une IPPJ à Bruxelles a par ailleurs entraîné une réflexion sur la façon dont s’organisent les prises en charge des jeunes à travers l’ensemble des mesures qui sont à la disposition des juges de la jeunesse pour traiter des jeunes FQI.

    Les projets pédagogiques développés par les différentes IPPJ ont donc été harmonisés, afin de les inscrire dans un continuum pédagogique.

    À l’avenir, l’intervention des IPPJ sera recentrée sur quatre missions :

    • des « services diagnostics » vont remplacer les sections d’accueil: il s’agit de services d’évaluation, d’observation et d’orientation, où le jeune sera pris en charge mais pour un mois, le temps que soit évalué sa dangerosité, le risque de récidive qu’il présente, ses ressources sociales et familiales,…
    • des services d’éducation en régime fermé ou ouvert 
    • l’issue du placement, des missions  de suivi du jeune dans son milieu de vie continueront à pouvoir être menées.

    Cette réorganisation des services se fait parallèlement à une réflexion sur un plan de remembrement à long terme des infrastructures des IPPJ.

    Le personnel des IPPJ et leurs partenaires actuels ou futurs d’autres services, publics ou agréés, ainsi que les magistrats de la jeunesse sont évidemment étroitement associés à ces deux chantiers.

  • Aide à la Jeunesse : 25 projets retenus à l’issue de « Hors les Murs », un appel à projets pour aller à la rencontre des jeunes

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    En novembre de l’année dernière, Rachid Madrane, Ministre de l’Aide à la Jeunesse, lançait l’appel à projets « Hors les Murs », à destination des services d’aide en milieu ouvert agréés (AMO) et des services qui mettent en œuvre un projet pédagogique particulier (PPP) agréés travaillant sans mandat.

    L’objectif ? Inciter ces services, dont l’une des forces est de pouvoir intervenir dans les espaces que les jeunes fréquentent, à renforcer le travail social de rue qu’ils effectuent ou, pour ceux qui ne s’étaient pas encore engagés dans ce genre d’approche, à se lancer et à aller à la rencontre des jeunes dans les rues et les quartiers.

    Cette démarche n’est en effet pas toujours aussi simple qu’il n’y paraît. Il faut pouvoir être ni intrusif, ni stigmatisant. La relation entre le jeune et le travailleur doit toujours être librement consentie, et elle doit respecter le rythme du jeune. Cela nécessite un certain savoir-faire, que les AMO ont incontestablement développé, mais cela demande aussi d’être prêt à sortir des horaires « confortables » en travaillant le soir et le week-end.

    Les AMO ont répondu positivement à cet appel, puisque sur les 83 AMO qui œuvrent en Fédération Wallonie-Bruxelles, 45 ont rentré un projet.

    Le budget total dévolu à l’appel à projets (250.000€) n’a malheureusement pas permis de les retenir tous, malgré leurs qualités.

    Les 25 projets retenus, qui pourront se dérouler jusqu’au mois de novembre, se voient accorder un soutien qui peut aller jusqu’à maximum 12.500 €.

    « C’est important d’encourager les services AMO à aller à la rencontre des jeunes et de leur famille, souligne Rachid Madrane. Je suis convaincu que, même si d’autres types d’intervention ont bien entendu elles aussi toute leur place dans les services AMO, le travail social de rue est une des approches les plus cohérentes et les plus efficaces pour appliquer les principes et la philosophie de l’aide en milieu ouvert. Je me réjouis de voir que de nombreuses AMO ont répondu positivement à cet appel.»

    Quelques exemples de projets :

    AMO Basse-Sambre

    L’image qui colle aux jeunes de Fosses-la-ville et aux résidents permanents  du camping du Val Trekko est parfois difficile. Le service souhaite donc construire avec eux un projet qui touche à cette problématique, en les faisant s’interroger sur la façon dont se crée une image médiatique, la manière dont elle est exploitée et pourquoi, mais aussi sur la façon de se la réapproprier et de la revaloriser en créant son propre média (reportage vidéo ou création d’un journal). Le service ira à la rencontre des jeunes au départ de la Place du Marché et du camping.

    Centre d’Information et d’Aide aux Jeunes – CIAJ-AMO

    Actif depuis 38 ans sur le territoire de la Ville de Seraing et la commune de Saint-Nicolas, le service veut renforcer la participation citoyenne des jeunes des quartiers de Seraing Centre et de Tilleur en les impliquant dans l’embellissement de leur quartier. Cette réappropriation de l’espace public se fera au travers de l’aménagement d’espaces conviviaux et ludiques, ou de la réalisation de fresques, de sculptures, de totems,…

    Dynamo AMO

    Actifs à Forest, Uccle et Ixelles, Dynamo travaille depuis une trentaine d’années avec des enfants et des jeunes dans la rue et les espaces publics. Ses équipes ont pu constater que les jeunes avaient énormément de choses à dire mais ont peu de canaux d’expression, et qu’ils ont un accès restreint à la culture  et à l’art. Il propose donc une « résidence d’artiste » au sein de deux quartiers bruxellois (Ixelles et Forest) afin de permettre aux jeunes un accès à diverses formes de pratiques artistiques, mais aussi et surtout de valoriser ce qu’ils ont à dire. Il s’adjoindra pour ce faire la collaboration de Peter Veyt, artiste multidisciplinaire qui a une bonne connaissance du travail de rue, pour une série d’intervention dans l’espace public.

    AMO Visa Jeunes

    Actif sur Charleroi, ce service d’aide aux jeunes et aux familles attaché à la Cité de l’Enfance se propose de travailler avec les jeunes des Cités de la Drève à Wanfercée-Baulet, d’Orchies et du Vieux Campinaire. Ceuxc-ci ont souvent fait part de leurs propositions d’amélioration de leur cadre de vie. Pour répondre à leurs souhaits, l’AMO Visa Jeunes aménagera avec eux trois espaces communautaires en plein air, propices à la détente et à la rencontre. Au programme : construction d’abris, de mobilier urbain, création d’une aire d’activités pour les jeunes, ou encore d’un barbecue communautaire.

     Itinéraires

    Ce service AMO basé à Saint-Gilles comptait parmi les AMO qui ne s’étaient pas encore lancés dans le travail de rue. Itinéraires a décidé de saisir l’occasion offerte par l’appel à projets pour aller à la rencontre des jeunes du quartier de la Porte de Hal, où se situe l’AMO, afin de partager leur expérience de l’espace public et de les inciter à pousser la porte du service.

  • Campagne de recrutement des familles d’accueil: 136 nouvelles familles d’accueil sont engagées dans le processus de sélection

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    Il y a tout juste un an, le 30 novembre 2015, le Ministre de l’Aide à la Jeunesse, Rachid Madrane lançait une campagne de sensibilisation et de recrutement afin de mieux faire connaître l’accueil familial et d’inciter plus de personnes à se porter candidates à l’accueil d’un enfant en difficulté ou en danger.

    Cette campagne, menée en partenariat avec la Fédération des Services de Placement Familial se déclinait en différents formats : spots télés, dépliants, affiches, site Internet, page Facebook.

    Depuis le lancement de la campagne, 136 nouvelles familles d’accueil ont été sélectionnées ou sont en cours de finalisation du processus de sélection. Les services témoignent donc d’une augmentation sensible des prises de contacts par des candidats « famille d’accueil » ainsi que du nombre de procédures de sélection entamées.

    Quelques chiffres:

    • Plus de 650 personnes se sont adressées aux services de placement familial depuis le 1er décembre 2015. A titre de comparaison, 326 personnes se sont adressées pour des demandes d’infos et de candidatures sur l’ensemble de l’année 2014.
    • A l’heure actuelle, 189 candidatures sont en cours dans les 17 services de placement familial.
    • Une soixantaine de nouvelles familles d’accueil ont déjà été sélectionnées depuis le lancement de la campagne et 76 familles sont en cours de finalisation du processus de sélection. A titre de comparaison, 45 candidatures ont été retenues sur l’ensemble de l’année 2014.

    Pour Rachid Madrane : « Cette augmentation significative va dans le bon sens mais nous devons poursuivre l’information et la sensibilisation vers le grand public afin de pouvoir atteindre notre objectif de recruter chaque année 100 à 150 nouvelles familles. Par ailleurs, lors de l’élaboration du budget 2017 de la Fédération Wallonie-Bruxelles, des moyens ont également été dégagés afin de mieux encadrer les familles d’accueil en créant deux services supplémentaires de placement en famille d’accueil d’urgence. »

    Parce qu’il est important de maintenir la sensibilisation, la campagne est relancée dès aujourd’hui via des spots radios diffusés sur l’ensemble des radios de la RTBF ainsi que via une rediffusion des spots télé sur les télévisions communautaires.

    Par ailleurs, suite à l’afflux important de mineurs étrangers non accompagnés sur notre territoire, une campagne de recrutement de familles d’accueil spécifique pour MENA a été lancée en décembre 2015.

    A ce jour 24 familles ont été sélectionnées et 20 familles sont toujours en cours de processus de sélection.

     

     

     

     

     

     

     

  • Le Ministre Madrane lance « Hors les Murs », un appel à projets pour aller à la rencontre des jeunes

     

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    L’objectif prioritaire des services d’aide en milieu ouvert (AMO) est d’aider les jeunes à s’épanouir dans leur milieu de vie et dans leurs rapports avec leur environnement social, que ce soit en leur apportant une aide individuelle, en soutenant leurs projets ou en les aidant à résoudre leurs difficultés (familiales, scolaires, administratives, juridiques…).

    L’une des forces de ces services est d’être présents là où les jeunes se trouvent, au moment où ils s’y trouvent.

    Le travail social de rue constitue dès lors l’une des approches les plus cohérentes et efficaces pour appliquer les principes et la philosophie de l’aide en milieu ouvert, même si d’autres types d’intervention ont bien entendu elles aussi toute leur place dans les services AMO.

    Désireux d’inciter les services à renforcer ou à se lancer dans ce type d’intervention pro-active dans les rues et les quartiers de nos villes, dans des horaires qui correspondent aux réalités vécues par les jeunes (présence en dehors des heures scolaires, en soirée et le week-end), Rachid Madrane, Ministre de l’Aide à la Jeunesse, a lancé un appel à projets intitulé « H.L.M. », comme « Hors les Murs », à destination des services AMO agréés et des services qui mettent en œuvre un projet pédagogique particulier (PPP) agréés travaillant sans mandat.

    Un budget de 250.000€ a été réservé pour soutenir les initiatives qui seront retenues. Chaque projet pourra solliciter un soutien de 12.500 € maximum.

    Les projets doivent être introduits auprès de l’Administration pour le 10 janvier 2017.

    « Rencontrer les jeunes dans les espaces qu’ils fréquentent librement, les écouter, les accompagner, échanger avec eux et les aider à développer leur capacité d’agir sur leur environnement ou à réaliser des actions citoyennes et solidaires, voilà ce que je souhaite mettre en valeur, explique Rachid Madrane. Mais aller à la rencontre des jeunes n’est pas toujours aussi simple qu’il n’y paraît. Il ne faut pas être intrusif, ni stigmatisant. Cela nécessite un certain savoir-faire, mais cela demande aussi d’être prêt à sortir des horaires « confortables » en travaillant le soir et le week-end. Avec cet appel à projets, j’espère encourager les services qui pratiquent déjà ce mode d’intervention, mais aussi inciter les services qui ne le font pas encore à se lancer.»

    L’appel à projets est en ligne ici

  • Une solution pour les enfants dits « parqués »

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    Le Ministre de l’Aide à la Jeunesse, Rachid Madrane et la Ministre de l’Enfance, Alda Greoli ont présenté, ce matin, à la presse les mesures prises pour apporter des solutions concrètes à la problématique des enfants, dits « bébés parqués », placés en hôpitaux, faute de places dans des structures adaptées.

    Lors de l’élaboration du budget 2017 de la Fédération Wallonie-Bruxelles, les deux Ministres ont obtenu des moyens importants pour répondre à cette problématique. Ces nouveaux moyens permettront d’augmenter les capacités d’accueil de ces jeunes enfants en situation d’urgence et d’apporter des solutions concrètes pour mettre fin à ces placements inadéquats en hôpital.

    « Dès mon arrivée dans le secteur, la question des bébés hospitalisés pour des raisons sociales a fait partie de mes premières préoccupations. Lorsque j’ai fait le tour de tous les arrondissements judiciaires, de septembre 2014 à février 2015, cette problématique, comme le soutien à la parentalité, est revenue de façon régulière. C’est pourquoi, lors de l’élaboration du budget, ma collègue la Ministre de l’Enfance et moi-même avons défendu ensemble une demande importante de moyens pour répondre à cette situation ; et nous avons pu obtenir près de sept millions d’euros. »

    En Aide à la jeunesse, une part importante de ces moyens budgétaires sera consacrée à la création de nouvelles possibilités de prises en charge.

    La première réponse apportée sera la création de deux centres d’accueil d’urgence (les CAU) spécialement dédicacés à cette problématique pouvant répondre à la prise en charge de 150 enfants par an. 

    La deuxième réponse, tout aussi urgente, est la création de nouvelles places résidentielles en SAAE (Services d’accueil et d’aide éducative), consacrées aux jeunes enfants. Ceci permettra de désengorger les structures spécialisées telles que les SASPE, Services d’Accueil Spécialisé pour la Petite Enfance, qui n’ont pour vocation normalement qu’un accueil limité dans le temps de un an et dont les durées de placement sont actuellement d’environ 3 ans.

    Enfin, de nouvelles possibilités de prises en charge en familles d’accueil d’urgence seront créées (10 places, soit 80 prises en charge annuelle sachant que l’accueil d’urgence ne dure que 45 jours maximum), ce qui suppose de donner des moyens supplémentaires aux services de placement familial afin de susciter des candidatures, et d’assurer l’encadrement de ces familles.

    La répartition de ces nouvelles possibilités de prises en charge sera effectuée géographiquement à partir des besoins qui ont été plus particulièrement objectivés. Les zones identifiées comme prioritaires, dans le rapport de la CODE, notamment sur base des chiffres fournis par mon administration grâce aux nouveaux outils de rapportage, sont l’arrondissement judiciaire de Mons, plus spécifiquement les divisions de Mons et de Charleroi, la Région bruxelloise ainsi que, dans une moindre mesure, la Région liégeoise.

    « Conjuguées aux efforts de création de places en SASPE menés par la Ministre de l’Enfance, ces mesures devraient nous permettre d’éradiquer ces situations inacceptables qui persistent depuis bien trop longtemps. »

  • Inauguration de l’Asbl Aube

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    Le Ministre de l’Aide à la Jeunesse, Rachid Madrane a inauguré, ce mercredi 21 septembre, l’asbl « Aube » à Mirwart dans la province du Luxembourg. Ce centre d’accueil, d’encadrement et d’hébergement des jeunes en difficulté accueille, depuis le 1er septembre, les jeunes et le personnel du Domaine de Beauplateau qui a dû fermer ses portes.

    Dès sa prise de fonction, le Ministre Madrane a été informé de la situation difficile que connaissait l’asbl du « Domaine de Beauplateau » pour cause de mauvaise gestion financière, informations confirmées par des rapports complémentaires de l’inspection.

    Pour les enfants comme pour le personnel, le Ministre a voulu trouver une solution solide et pérenne. Il fallait un nouvel opérateur fiable, solide et crédible.

    Des contacts se sont dès lors noués, assez naturellement, avec un partenaire public déjà impliqué dans l’aide à la jeunesse à savoir la Province du Luxembourg.

    Grâce à l’investissement du pouvoir politique provincial et de l’administration, les jeunes sont désormais pris en charge de manière tout à fait adéquate et une solution a pu être trouvée pour l’ensemble du personnel.

  • Premier bilan de la Stratégie 2025 pour Bruxelles

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    La Stratégie 2025  pour Bruxelles a été lancée il y a un an, pour redynamiser l’économie et endiguer le chômage des Bruxellois.

    Les Ministres régionaux bruxellois, de la Fédération Wallonie-Bruxelles, des Commissions communautaires et les partenaires sociaux ont présenté ce 21 juin un premier bilan des mesures mises en place en matière d’enseignement, de formation, d’économie, d’emploi,…

    Le secteur de l’Aide à la Jeunesse s’est vu lui aussi concerné par ce plan ambitieux.

    Le rôle du Ministre Madrane dans l’application de la « Stratégie 2025 » est directement lié à la mise en œuvre de la « Garantie Jeunesse ».

    Concrètement, le Secteur de l’Aide à la Jeunesse, associé avec le secteur de l’Enseignement obligatoire, a profité de l’opportunité qui lui était offerte par le Fonds social européen pour sélectionner et financer des projets portés par des partenariats « Aide à la Jeunesse – Enseignement » qui opérationnalisent la « Garantie Jeunesse ».

    Cette sélection de services agréés de l’Aide à la Jeunesse et d’établissements scolaires s’est faite suite à un appel à projets lancé conjointement par le Ministre Madrane et par la Ministre de l’Enseignement en juillet 2015.

    10 projets ont été sélectionnés. Ils sont opérationnels depuis les premiers mois de cette année et seront financés au moins jusqu’à la fin 2017.

    Ils regroupent 49 partenaires : des Centre PMS, des CEFA, des AMO, des Services d’Accrochage Scolaire,…

    Tous ces projets sont centrés sur l’un des public les plus vulnérables et les plus en besoin de soutien, de conseils, d’accompagnement et de remise en confiance : les jeunes appelés N.E.E.T. – « Not in Education, Employment or Training (ni étudiant, ni employé, ni stagiaire).

  • Accueil des mineurs étrangers non accompagnés (MENA) : soutien à trois nouvelles structures

    Sur proposition du Ministre de l’Aide à la Jeunesse, Rachid Madrane, le Gouvernement de la Communauté française a adopté ce jour les projets d’arrêté qui octroient des subventions à trois nouvelles structures spécifiquement destinées à l’accueil de « mineurs étrangers non accompagnés » (MENA).

     Les dispositifs d’accueil qui sont destinés à ces enfants et adolescents relèvent prioritairement des compétences du Fédéral. Cependant, sur proposition du Ministre de l’Aide à la Jeunesse, Rachid Madrane, la Fédération Wallonie-Bruxelles, et plus particulièrement l’Aide à la jeunesse, ont décidé d’intervenir pour renforcer, par solidarité et humanité, les capacités d’accueil de Fedasil, afin d’assurer un accueil respectueux de la dignité humaine et de leurs droits aux MENA.

    Parmi les mesures adoptées, le Gouvernement a marqué son accord en début d’année pour dégager les moyens nécessaires à la création de 130 places, en cofinancement avec Fedasil, afin d’accueillir des MENA dans des services d’hébergement relevant du secteur de l’Aide à la Jeunesse.

    Une convention a été passée le 16 février à cet effet, qui prévoit que Fedasil cofinance la création de ces places à concurrence de 80,25 € par place disponible et par jour, tandis que l’Aide à la Jeunesse dégage près de 1.500.000 €.

    Un appel a été lancé aux services résidentiels agréés de l’Aide à la jeunesse le 30 novembre dernier, pour les inviter à créer des prises en charge MENA au sein de leur institution.

    Si trois services ont proposé d’accueillir 3 MENA en plus dans leur structure, d’autres services ont quant à eux proposé la création de nouvelles structures spécifiques pour l’accueil exclusif de MENA.

    Il s’agit notamment de Logic’Ados, qui a ouvert ses portes le 15 avril à Ohain, de Bonvena qui peut accueillir 15 MENA à Hennuyères depuis le 7 mars, et de L’Etape-MENA qui dispose de 24 places à Couvin depuis le 15 avril.

     Le Gouvernement de la Communauté française a adopté ce jour, en première et dernière lecture, les projets d’arrêté qui octroient une subvention de 526.715,31€ à l’asbl L’Amarrage pour projet Bonvena , une subvention de 755.920,64 € à l’asbl Esperanto pour le projet L’Etape-Mena, et une subvention de 574.693,99€ à l »asbl La Sonatine pour le projet Logic’Ados.

    Vus les co-financements FEDASIL, les coûts réels pour la Fédération Wallonie-Bruxelles sont de 153.312,06 € pour Bonvena, 229.082,60 € pour L’Etape-MENA et 179.565,46 € pour Logic’Ados, soit un total de 561.960,12 €.

    D’autres projets sont en cours d’élaboration et devraient être mis sur pied dans les semaines et les mois à venir, en fonction des besoins identifiés avec Fedasil. L’objectif, à terme, est bien évidemment d’atteindre les 130 places prévues dans la convention passée avec Fedasil et sa tutelle.

  • Agression au SPJ de Charleroi : le Ministre a reçu les syndicats et renforce la sécurité des travailleurs des SAJ et SPJ

    Suite à l’agression mercredi dernier d’une déléguée du Service de Protection judiciaire de Charleroi, le Ministre Rachid Madrane a reçu ce 8 mars les secrétaires fédéraux des trois organisations syndicales.

    Cette entrevue, qui était fixée avant l’arrêt de travail du personnel des SAJ et SPJ de Charleroi, a permis au Ministre d’entendre les demandes et les propositions des syndicats pour améliorer la sécurité des travailleurs.

    A l’entame de la réunion, le Ministre a tenu à exprimer sa totale solidarité avec le personnel, dont il partage évidemment l’émotion devant ces actes de violence inacceptables. Il a réaffirmé qu’il est bien conscient que les travailleurs de l’Aide à la Jeunesse font un travail difficile et s’est engagé à se rendre sur place pour rencontrer le personnel des SAJ et SPJ de Charleroi.

    La réunion a duré plus de deux heures et a été extrêmement constructive.

    Elle a débouché sur plusieurs pistes de solutions concrètes :

    • à court terme, pour répondre spécifiquement aux inquiétudes des travailleurs de Charleroi : il a été convenu de renforcer l’encadrement pour soutenir l’équipe d’encadrement et lui permettre d’accompagner psychologiquement le personnel ; il a également été convenu d’examiner en commun les possibilités de sécurisation du travail des SAJ et SPJ (formation à la prévention et gestion de la violence, réaménagement des locaux,…)
    • à moyen et plus long terme, pour examiner comment répondre de façon structurelle aux questions de sécurité qui peuvent se poser aux travailleurs des services d’aide et de protection de la jeunesse dans leur pratique quotidienne. Ces pistes de solutions plus globales seront approfondies lundi 14 mars, lors de la réunion d’un groupe de travail du secteur XVII.

    Ces propositions seront évoquées dès demain avec le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et ensuite avec les travailleurs, dès la reprise du travail.

  • Accueil des mineurs étrangers non accompagnés (MENA) : création de 130 places

    Sur proposition du Ministre de l’Aide à la jeunesse, Rachid Madrane, le Gouvernement a marqué son accord pour dégager les moyens nécessaires à la création de 130 places afin d’accueillir des MENA dans des services d’hébergement relevant du secteur de l’Aide à la Jeunesse.

    Au regard de l’afflux important de MENA dans notre pays, et notamment d’enfants assez jeunes pour lesquels une prise en charge en centre d’accueil collectif ne constitue pas la meilleure solution, le Gouvernement a chargé le Ministre de l’Aide à la jeunesse d’une concertation avec FEDASIL et sa tutelle pour envisager la création de place d’accueil des MENA par la mise en commun de moyens.

    Dans un premier temps, il est prévu que cette concertation vise la création de 130 places. Celles-ci seront cofinancées par FEDASIL (à concurrence de 80,25 euros par place disponible et par jour) et par le secteur de l’Aide à la Jeunesse (près de 1.500.000 euros).

    Un appel a été lancé aux services résidentiels agréés de l’Aide à la jeunesse le 30 novembre dernier. A l’heure actuelle, au moins 9 services ont manifesté leur intérêt et formulé des propositions de création de places. Le chiffre de 130 places devrait être atteint très rapidement.

    L’intervention de la Fédération Wallonie-Bruxelles, plus particulièrement de l’Aide à la jeunesse, vise à venir en soutien, par solidarité, à la politique d’accueil des MENA de FEDASIL, en mettant à disposition le savoir-faire du secteur de l’aide à la jeunesse, étant donné l’arrivée massive de mineurs de plus en plus jeunes nécessitant une prise en charge plus adaptée.

    Une convention sera signée début février entre FEDASIL et l’Aide à la Jeunesse. Les premières places seront mises à disposition dans la foulée.