• Une première famille en centre fermé : le Ministre de l’Aide à la Jeunesse rappelle que la détention d’enfants est inacceptable

    Alors qu’une première famille, comptant quatre enfants, a été placée au centre fermé 127bis, le Ministre de l’Aide à la Jeunesse, Rachid Madrane, tient à rappeler avec force que la création par le Gouvernement fédéral d’unités en centre fermé pour les familles avec enfants contrevient totalement aux engagements que notre pays a pris de respecter les droits consacrés par la Convention internationale relative aux droits de l’Enfant.

    Le Ministre avait déjà attiré l’attention du Secrétaire d’Etat en charge de l’Asile et de la Migration, Theo Francken, sur le caractère inadmissible de cette initiative dans un courrier qu’il lui avait adressé en mai dernier avec le Ministre-Président Rudy Demotte.

    Entre-temps, les Nations-Unies n’ont pas manqué – comme on pouvait le prévoir – de pointer la Belgique comme mauvais élève puisque le Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) des Nations-Unies, par la voix de sa Représentante régionale pour l’Europe de l’Ouest, Madame Véronique Bonnet, a exhorté notre pays à renoncer à ce projet.

    « Enfermer des enfants est contraire aux engagements que nous avons pris sur la scène internationale, résume Rachid Madrane. Chaque enfant de passage sur notre territoire doit avoir le droit à des conditions de vie décentes et à l’épanouissement. Or la détention ne peut qu’avoir un effet dévastateur sur ces enfants que leur situation particulière rend déjà très vulnérables ».

     

  • Le Gouvernement donne le coup d’envoi à la réforme du secteur de l’Aide à la Jeunesse

    Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a donné le coup d’envoi à la réforme du secteur de l’Aide à la Jeunesse, en adoptant en première lecture une série d’arrêtés qui doivent rendre le paysage institutionnel plus simple.

    Force est de constater qu’au fil du temps, au gré de la création de nouvelles catégories de services et du développement de projets pédagogiques nouveaux, les services agréés par l’Aide à la Jeunesse se sont parfois installés dans une hyperspécialisation, avec comme conséquence un morcellement des interventions auprès des jeunes et un manque de lisibilité de l’action de l’aide à la jeunesse.

    Le Ministre Madrane s’est donc attelé, en concertation avec les acteurs du secteur (fédérations patronales, syndicats, administration,…), à une refonte du secteur autour des trois pôles redéfinis par le récent décret portant le Code de la prévention, de l’aide à la jeunesse et de la protection de la jeunesse, à savoir :

    • la prévention
    • les mineurs en difficulté ou en danger
    • les mineurs en conflit avec la loi

    La volonté n’est pas de réduire le nombre de services, mais bien de diminuer le nombre de catégories de services agréés, en revenant à une majorité de services plus « généralistes », aux missions élargies et des appellations plus directement compréhensibles de tous et toutes.

    Ce réaménagement du secteur imposait de prendre une série d’arrêtés touchant aux conditions générales d’agrément et d’octroi des subventions aux différents types de services qui composeront dorénavant le secteur, ce que le Gouvernement a fait ce mercredi.

  • Peterbos : un plan d’actions pour travailler de façon durable avec les habitants du quartier

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    Fin avril, les violences qui ont secoué le Peterbos ont amené le quartier du Peterbos à faire tristement la une de l’actualité.

    Mais le Peterbos ne peut être réduit à cette image de quartier « difficile », une image qui stigmatise sans distinction les familles et les jeunes qui y vivent, et les associations qui y travaillent.

    Le Peterbos est aussi un quartier qui vit et qu’il importe de ne pas désinvestir, au contraire. La commune d’Anderlecht est présente au Peterbos depuis des années au travers de son service de prévention.

    Rachid Madrane, Ministre de l’Aide à la Jeunesse, et Eric Tomas, Bourgmestre d’Anderlecht, ont voulu par ailleurs développer un plan d’actions pour animer positivement le Peterbos et travailler de façon durable avec les jeunes du quartier.

    Ce plan se construit sur trois axes :

    La Fête du Peterbos

    Cette fête, organisée chaque année depuis 20 ans, aura lieu le 30 juin.

    La commune d’Anderlecht a amplifié son soutien à cet évènement, et la Fédération Wallonie-Bruxelles est cette année venue le renforcer, pour multiplier les activités proposées et faire de cette fête un temps fort de l’été au Peterbos.

    Cette fête sera également l’occasion d’inaugurer un terrain de basket situé au coeur du Peterbos, qui a été rénové par le service communal des Sports.

    L’été au Peterbos

    La Fête du Peterbos donnera aussi et surtout le coup d’envoi de l’Eté au Peterbos, une opération d’animation du quartier qui durera tout l’été.

    Du 16 juillet au 12 août, le service communal de Cohésion sociale et des Sports organisera deux activités par jour, six jours par semaine : free multisports, running, kick-boxing, gymmastique, jeux sportifs et activités culturelles.

    Les moyens dégagés par le Ministre Madrane permettront de compléter ce programme en permettant aux asbl Promo Jeunes et Alhambra d’organiser quatre jours par semaine des animations durant la première quinzaine de juillet et la deuxième quinzaine d’août autour du graff et de la calligraphie, et de différents sports (basket, crossfit, ping-pong, street tennis, frisbee, psychomotricité).

    Action sociale sur le long terme

    L’investissement sur le quartier du Peterbos ne peut se limiter aux deux mois de vacances.

    Ainsi, le Ministre Madrane permet au service AMO TCC Accueil, qui va déjà à la rencontre des jeunes dans le quartier depuis plusieurs mois, de renforcer sa présence pendant l’été en s’intégrant au dispositif et d’assurer une permanence sociale tous les mercredis après-midi, en collaboration et dans les locaux de la Maison de Jeunes D’Broej.

    Grâce au soutien du Ministre, l’asbl Alhambra va elle aussi réaliser du travail social de rue dans le quartier et, en partenariat avec le service prévention, y organiser toute une série d’animations didactiques et s’y impliquer à long terme.

    «  Au total, ce sont 62.000 € qui seront dévolus à ces différentes actions par la Fédération Wallonie-Bruxelles, indique Rachid MADRANE. Ma volonté, au travers de ces différentes initiatives, est de favoriser les conditions de la rencontre, de l’échange, de la convivialité entre les habitants du Peterbos, mais aussi entre ceux-ci et tous ceux qui voudraient découvrir une autre facette de ce quartier. Mais il est aussi primordial de travailler de façon soutenue et durable avec les jeunes et les familles du Peterbos, ce que les services d’aide en milieu ouvert (AMO) ont toute l’expertise pour faire. »

    « Prévention activités avec les habitants, activités sportives… La commune d’Anderlecht est active au Peterbos sur de nombreux fronts et nous ne pouvons que nous réjouir de cet investissement supplémentaire accordé par le Ministre Madrane » souligne le Bourgmestre Eric TOMAS.

     

     

  • Enfants en centres fermés: Violation flagrante de la Convention internationale des droits de l’enfant par le Gouvernement Michel

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    Le Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles Rudy Demotte et le Ministre de l’Aide à la Jeunesse Rachid Madrane dénoncent avec la plus grande force le projet du Gouvernement fédéral de créer des unités en centre fermé pour les familles avec enfants.

    « Votre projet de permettre et d’organiser à nouveau explicitement la détention en centre fermé de familles avec enfants se heurte de manière inacceptable aux engagements pris par notre pays de respecter les droits consacrés par la Convention internationale relative aux droits de l’enfant », insistent MM. Demotte et Madrane dans un courrier qui sera envoyé mercredi au Secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration Theo Francken.

    Si ce projet devait être mis en application, la Belgique ne manquera pas de jouer le rôle du mauvais élève lors de l’examen de son prochain rapport périodique sur l’application des droits de l’enfant qui aura lieu à Genève dans quelques mois.

    La Fédération Wallonie-Bruxelles, qui s’est engagée, dans le cadre de ses compétences, notamment en matière d’aide à la jeunesse et d’enseignement, à soutenir les autorités fédérales lorsque notre pays a été confronté en 2015-2016 à un afflux important de migrants, dont de nombreux enfants, s’inscrit dès lors en totale opposition par rapport à un tel projet.

    « Il en va tant de la mise en œuvre des obligations internationales de la Belgique que d’un engagement politique à garantir à chaque enfant de passage sur notre territoire le droit à des conditions de vie décentes et à l’épanouissement », concluent les deux ministres.

  • Les Centres d’accueil de MENA de la FWB ne fermeront pas! L’Aide à la Jeunesse et Fedasil concluent une convention à durée indéterminée pour garantir l’accueil des MENA

    Fin 2015, face à l’afflux de mineurs étrangers non accompagnés (MENA) sur notre territoire, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles avait décidé, sur proposition du Ministre Rachid Madrane, que, bien que la prise en charge des MENA ne relèvent pas de leurs missions intrinsèques, les institutions de l’Aide à la Jeunesse viendraient soutenir Fedasil à titre humanitaire en offrant des places d’hébergement à ces jeunes très vulnérables.

    Une convention d’un an a donc été signée entre la Fédération Wallonie-Bruxelles et Fedasil: cette convention portait sur la création de 130 places dans les institutions de l’Aide à la Jeunesse, en co-financement avec Fedasil.

    La convention de 2016 a été renouvelée en 2017. Mais son caractère annuel ne permettait pas aux services de travailler dans les  meilleures conditions. C’est pourquoi le Ministre Madrane a proposé à Fedasil et son Ministre de tutelle, Theo Francken, que la convention qui les lie soit désormais conclue pour une durée indéterminée. En l’attente une convention à durée de 6 mois seulement avait été signée.

    Un accord politique était intervenu au mois de février mais sa concrétisation semblait compromise côté fédéral, manifestement pour des question budgétaires.  Les Centres  d’accueil ont bien cru devoir renoncer à leur mission, la période de préavis prévue par la convention commençant ce 1er mai.

    Mais la situation s’est dégagée in extremis, et les Ministres ont pu signer la convention à durée indéterminée ce vendredi 27 avril.

    Le prolongement à durée indéterminée de la convention va donc permettre aux institutions de l’Aide à la Jeunesse qui avaient ouvert leurs portes à de jeunes MENA de continuer à le faire, dans des perspectives de travail stabilisées.

    Le Ministre Rachid Madrane : » Je me félicite que cette solution pragmatique ait pu être concrétisée, au-delà des difficultés budgétaires ou politiques, cela permet de pérenniser  une prise en charge ad hoc des MENA les plus fragiles par les institutions habituées à accueillir des jeunes, ce que les solutions d’accueil habituelles de Fedasil ne permettent pas. »

  • Le Code de la prévention, de l’aide à la jeunesse et de la protection de la jeunesse a été approuvé en Commission du Parlement

    Après une large concertation de sept mois avec l’ensemble du secteur de l’Aide à la Jeunesse, deux passages en Gouvernement, un examen de deux mois au Conseil d’Etat, plusieurs journées d’audition et l’examen de très nombreux amendements au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le nouveau Code a été approuvé ce mardi 19 décembre en Commission du Parlement.

    Pour rappel, suite à la 6ème réforme de l’État, la Fédération Wallonie-Bruxelles s’est vu attribuer une nouvelle compétence en matière de protection de la jeunesse: elle est désormais compétente pour déterminer les mesures qui peuvent être prises à l’égard des mineurs qui ont commis un fait qualifié d’infraction.
    Il était donc nécessaire de prendre un nouveau décret pour intégrer ces nouvelles compétences. C’était là aussi l’occasion de revoir et d’actualiser le décret de 1991 relatif à l’Aide à la Jeunesse, tout en en préservant les principes essentiels, afin de renforcer la cohérence des interventions et tendre vers plus d’efficience en ce qui concerne la prise en charge des mineurs en danger et/ou en difficulté.

    Cette volonté de cohérence, de plus grande lisibilité a aussi dicté la forme particulière de ce décret, qui se traduit dans un Code parce que cette formule permet de mieux :
    – mettre en évidence les principes fondamentaux communs à toutes les actions de la FWB en la matière
    – distinguer les principaux volets : la prévention, l’aide à la jeunesse (consentie, les mesures de protection des jeunes en danger, les mesures de garde et d’éducation des jeunes délinquants.
    – prévoir des dispositions communes à ces différents volets

    Ce Code de 186 articles a donc pour objet d’exercer la nouvelle compétence de la Fédération Wallonie-Bruxelles à l’égard des jeunes ayant commis un fait qualifié d’infraction avant l’âge de dix-huit ans, mais également de renforcer la politique de prévention en faveur des jeunes et de leurs familles et d’améliorer les règles applicables en matière d’aide consentie et d’aide contrainte aux enfants en difficulté et en danger.

    Parmi les avancées majeures du texte:

    – Le texte donne une place importante à la prévention, laquelle devient une politique spécifique.
    – Les actions de prévention pourront à l’avenir toucher des jeunes jusque l’âge de 22 ans (contre 18 ans aujourd’hui) afin, notamment, de mieux les accompagner à la transition vers l’autonomie.
    – En matière de mesures d’aide et de protection : renforcement du droit des jeunes et des familles :
    o Meilleur accès aux pièces du dossier
    o Hiérarchisation des mesures en privilégiant d’abord le maintien de l’enfant en famille ou en famille d’accueil, le placement dans une structure d’accueil restant la mesure ultime
    o L’accord écrit du jeune bénéficiaire de l’aide est requis lorsqu’il y a un accord chez le conseiller, dès l’âge de 12 ans et non plus 14 ans, l’enfant étant alors obligatoirement assisté par un avocat. Cela implique l’obligation pour le conseiller de veiller à ce qu’un avocat soit désigné d’office si l’enfant n’en a pas.

    – En matière de mesures de protection des jeunes poursuivis du chef d’un fait qualifié d’infraction, le texte renforce toutes les mesures alternatives au placement en IPPJ, qui doit être la mesure ultime.
    – Le code fixe aussi un âge minimum de 14 ans pour être placé en IPPJ (Institution publique de protection de la jeunesse), que ce soit en régime ouvert ou fermé, sauf à titre exceptionnel (atteinte grave à l’intégrité physique).

    – Renforcement du caractère exceptionnel du dessaisissement; les conditions permettant au tribunal de se dessaisir sont durcies

    L’adoption de ce texte est la concrétisation de près de trois ans de travail et de centaines d’heures de réunions et de concertation.

    « Je me réjouis que le texte qui est une réforme très importante pour les enfants, les jeunes, les familles et le secteur de l’Aide à la Jeunesse arrive à la fin de son parcours après plus de deux ans de consultations, concertations et négociations, souligne Rachid Madrane, Ministre de l’Aide à la Jeunesse. Je suis heureux que malgré la crise de cet été, ce texte soit enfin voté. Nous sommes à un moment-charnière pour l’Aide à la Jeunesse, presqu’autant qu’en 1988 : avec la 3e réforme de l’Etat, l’Aide à la Jeunesse était alors devenue une compétence communautaire. Ce nouveau décret s’inscrit dans la continuité de l’esprit protectionnel de la loi de 1965 en ce qui concerne les mineurs qui ont commis un fait qualifié d’infraction et du décret de 1991 en matière d’Aide à la Jeunesse mais avec des avancées majeures notamment pour le droit des jeunes et des familles. C’est pourquoi je préfère parler d’évolutions que de révolution. Mais il n’en reste pas moins que nous proposons au secteur une réforme progressiste. Ce texte est une avancée considérable. »

    Vous trouverez le texte du Code ici.

  • Un second refinancement pour le secteur de l’Aide à la jeunesse

    Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a bouclé, ce jeudi 28 septembre, son budget 2018.

    Après un premier refinancement en 2017, qui a déjà permis de créer 220 places dans le secteur de l’Aide à la Jeunesse, et au vu des besoins encore importants auquel le secteur est confronté, le Ministre de l’Aide à la Jeunesse, Rachid Madrane a obtenu un second refinancement de 11,5 millions.

    8,2 millions seront consacrés au secteur subventionné, notamment, pour la création de places d’hébergement, le renforcement de prises en charge dans le milieu de vie et le soutien aux familles d’accueil et 3,3 millions seront consacrés au secteur public pour le renforcement de personnel dans les différents services publics (SAJ, SPJ, IPPJ,….).

    Le Ministre Madrane se réjouit de ce second refinancement qui permettra de répondre à plusieurs urgences du secteur de l’Aide à la jeunesse.  « Malgré une situation budgétaire compliquée,  la FWB a fait le choix de répondre aux besoins essentiels. »

    Par ailleurs, sur ses autres compétences, le Ministre Madrane a obtenu plus d’un million supplémentaire pour le sport. Ces moyens serviront notamment au renfort des formations des cadres sportifs, au soutien au sport féminin, à l’organisation des grands évènements sportifs ainsi qu’a subsidier les centres sportifs locaux.

    En ce qui concerne les Maisons de justice, 500.000 euros supplémentaires permettront de renforcer la lutte contre la radicalisation dans les prisons et de subsidier des projets particuliers mis en œuvre dans le cadre du Décret « Partenariat ».

  • Plus de 2000 personnes à la Journée des Familles d’Accueil au Bois du Cazier

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    Plus de 2000 personnes – enfants accueillis et familles d’accueil – étaient réunies ce dimanche au Bois du Cazier, où elles ont pu profiter d’une journée festive et culturelle ensoleillée, à l’invitation de Rachid Madrane, Ministre de l’Aide à la Jeunesse à la Fédération Wallonie-Bruxelles. 

    En Fédération Wallonie-Bruxelles, environ 6.500 enfants sont hébergés ailleurs que chez leurs parents dans le cadre d’une prise en charge par le secteur de l’Aide à la jeunesse, en raison des difficultés que connaissent le jeune et/ou ses parents sur le plan social, psychologique et matériel. Parmi eux, environ 3.500 enfants vivent en famille d’accueil: trois quarts dans leur famille élargie et un quart dans une famille d’accueil dite « externe ».

    Ce dimanche, le Ministre Rachid Madrane a tenu à mettre en valeur le rôle important que jouent ces dernières auprès de ces enfants et à les remercier pour leur engagement personnel et citoyen auprès des enfants.

    Il a donc convié les enfants et leurs familles d’accueil à une journée de détente au Bois du Cazier, organisée en collaboration avec l’Administration de l’Aide à la Jeunesse et la Fédération des Services de Placement Familial.

    Dès sa prise de fonction, le Ministre avait dit son intention de faire de l’accueil familial une de ses priorités. La demande de prise en charge en famille d’accueil est importante et les familles prêtes à s’engager dans cette belle aventure humaine manquent, parce que cette démarche est encore insuffisamment connue. 

    Le Ministre s’est donc attelé à mieux faire connaître l’accueil familial et a lancé, en partenariat avec la Fédération des services de placement familial, une grande campagne de sensibilisation et de recrutement pour rappeler que cette aventure est ouverte à tous.

    La campagne, qui se déclinait en différents formats (spots télés, dépliants, affiches, site Internet, page Facebook), a permis d’augmenter sensiblement le nombre de personnes qui prennent contact avec l’un des 17 services de placement familial en Fédération Wallonie-Bruxelles pour se porter candidates à l’accueil, ainsi que le nombre de procédures de sélection entamées.

    Quelques chiffres : 

    En 2016, près de 690  personnes se sont adressées aux services de placement familial. A titre de comparaison, 326 personnes se sont adressées pour des demandes d’infos et de candidatures sur l’ensemble de l’année 2014.

    Parmi ces personnes, 150 familles candidates se sont engagées dans le processus de sélection : à la fin de l’année, 79 d’entre elles ont pu accueillir un enfant, tandis que 71 finalisaient le processus de sélection. A titre de comparaison, 45 candidatures ont été retenues sur l’ensemble de l’année 2014.

    Pour les 8 premiers mois de 2017, cette évolution à la hausse se poursuit : depuis le 1er janvier 2017, 545 personnes se sont adressés aux services de placement familial183 candidatures ont été examinées ou sont en cours d’examen : 67 d’entre elles ont déjà été retenues, et un nombre quasiment égal sont engagées dans la sélection.« Cette augmentation significative va dans le bon sens, se réjouit Rachid Madrane, mais nous devons poursuivre l’information et la sensibilisation vers le grand public afin de pouvoir atteindre notre objectif de recruter chaque année 100 à 150 nouvelles familles, pour aller au-delà du simple remplacement des familles qui quittent le processus chaque année, qui impose de trouver une cinquantaine de nouvelles familles. Lors de l’élaboration du budget 2017 de la Fédération Wallonie-Bruxelles, j’ai pu obtenir que des moyens soient dégagés pour financer une douzaine de prises en charge supplémentaires en famille d’accueil d’urgence. Etant donné les chiffres encourageants en termes de sélection de nouvelles familles d’accueil, je compte demander, dans le cadre du conclave budgétaire pour 2018, les moyens nécessaires pour permettre aux services d’encadrer une centaine de situations supplémentaires.» 

    « Par ailleurs, je compte sortir bientôt du système d’intervention financière actuel qui voyait les familles recevoir une indemnité dont était déduite ultérieurement les allocations familiales perçues par la famille d’accueil selon un calcul assez complexe. A l’avenir, les familles recevront un montant forfaitaire, adapté à l’âge de l’enfant, qui sera versé une fois pour toute aux familles indépendamment des allocations familiales ».

    « On ne devient évidemment pas famille d’accueil du jour au lendemain, conclut Rachid Madrane. C’est une mission exigeante. Mais c’est surtout un geste de solidarité fort, avec un enfant en difficulté, avec une famille qui est dans une période où elle a besoin d’aide. Je veux sincèrement remercier tous ceux qui se lancent dans cette belle aventure, et convaincre des gens de tout profil à s’engager eux aussi. Nous avons vraiment besoin d’eux. »

     

  • Crise politique francophone : le CDH bloque le financement de places en faveur des jeunes les plus vulnérables

    En octobre dernier, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles décidait d’augmenter le budget du secteur de l’Aide à la Jeunesse de 11,3 millions pour l’aider à répondre aux besoins énormes auxquels il est confronté. Cet effort s’est traduit notamment par la création de places d’hébergement et le renforcement des prises en charge dans le milieu de vie des jeunes les plus vulnérables.

    Suite à ce refinancement, un appel à projets a été lancé en novembre 2016, pour la création de 120 prises en charge en accompagnement et de 100 places d’hébergement.

    Le principal critère de sélection retenu était la localisation des services dans les zones prioritaires qui nécessitaient un renforcement urgent. Ces zones ont été identifiées sur base du premier rapport d’évaluation des capacités réservées (mars 2016) qui, en reprenant l’ensemble des demandes non rencontrées, permet pour la première fois d’objectiver les besoins en termes de type de service et de territoire.  Les constats étaient le manque de prises en charge en accompagnement en Service d’Aide et d’Intervention Educative (SAIE) pour près de 1000 situations et le manque de places en hébergement en Services d’Accueil et d’Aide Educative (SAAE) pour près de 600 places. Les trois zones prioritaires identifiées étaient Bruxelles, Charleroi et Liège.

    L’appel impliquait la capacité du service à ouvrir au plus tard le 1er avril 2017 pour les SAIE et au plus tard le 1er juillet 2017 pour les SAAE, afin de répondre aux besoins pressants de prises en charge d’enfants parfois très jeunes en situation de grande souffrance et de danger.

    Ces places sont aujourd’hui créées et les structures en question sont en attente de leur subvention. Ce point était donc à l’ordre du jour de Gouvernement de cette semaine mais le CDH a décidé de le bloquer.

    Après le report de l’adoption au Parlement du nouveau Code de la prévention, de l’aide à la jeunesse et de la protection de la jeunesse qui refonde l’ensemble du secteur de l’Aide à la Jeunesse, après le report de l’adoption d’une modification décrétale visant à permettre une meilleure intégration des sportifs en situation de handicap, le Ministre Madrane déplore une nouvelle fois l’attitude irresponsable du CDH visant à empêcher des services, déjà en place, de fonctionner. Cette attitude met en péril la situation des enfants hébergés et accompagnés et près d’une centaine d’emplois.

     « Après les sportifs en situation de handicap, le CDH prend aujourd’hui en otages des enfants en grande difficulté. Manifestement, l’envie de gouverner avec une autre majorité semble faire perdre le sens des responsabilités au CDH » déplore le Ministre Madrane.

    Par ailleurs, l’argument de Madame Greoli pour justifier ce blocage consistant à dire que certaines structures seraient trop politiquement orientées ne tient pas la route. Je me permets de lui rappeler que nous avons reçu trop peu de projets que pour avoir à favoriser quiconque; tous les projets répondant à des besoins importants dans les zones géographiques prioritaires ont été acceptés.

    Enfin, vu l’urgence qu’il y avait à trouver des réponses aux nombreuses demandes non rencontrées de placement et de prise en charge, les nouvelles structures mises en place travaillent déjà: cette nouvelle manœuvre politique créée donc une situation financière difficile pour elles. »

     

     

     

     

  • Une nouvelle IPPJ à Bruxelles

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    Le Ministre de l’Aide à la Jeunesse, Rachid Madrane, avait annoncé dès l’entame de la législature sa volonté de développer un projet innovant à Bruxelles pour les jeunes ayant commis un fait qualifié d’infraction.

    Ce projet se concrétisera à Forest, dans l’ancien internat pour garçons de l’Athénée Royal Victor Horta, comme le Ministre a pu l’annoncer à la presse ce vendredi 12 mai, lors d’une conférence de presse.

    Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a en effet marqué son accord sur la création d’une septième institution de protection de la Jeunesse (IPPJ) en Fédération Wallonie-Bruxelles.

    Ce projet se veut innovant à plusieurs égards : de par son lieu d’implantation d’abord, puisque c’est la première fois qu’une institution publique de protection de la jeunesse verra le jour à Bruxelles, mais aussi de par le projet éducatif qui y sera développé.

    La volonté du Ministre est de créer une institution en lien avec la cité, ses écoles, ses associations, les institutions publiques de formation pour pouvoir travailler très concrètement à l’insertion sociale du jeune, à sa réinsertion scolaire, à l’acquisition de savoirs donnant accès à l’emploi.

    Concrètement, cette nouvelle IPPJ comportera :

    • 3 sections ouvertes et sera, pour la première fois, mixte sur un même site :
      • 2 sections de 10 places pour garçons
      • 1 section de 10 places pour filles
    • Un service d’accompagnement post institutionnel (API), comptant 16 places pour les garçons et 4 places pour les filles.
    • Pour la première fois également, cette « IPPJ » comportera 4 « kots de transition supervisés » où des jeunes pourront s’initier à l’autonomie en vue de prendre celle-ci à leur majorité après leur placement en IPJJ.
    • Le Service d’Accompagnement, de Mobilisation intensifs et d’Observation (SAMIO) de Bruxelles emménagera également dans les bureaux administratifs de l’IPPJ
    • Enfin, l’institution bénéficiera d’une salle de sport qui pourrait être utilisée par des associations du quartier, des clubs de la commune.

    Les travaux débuteront fin 2017. Sauf imprévus, l’IPPJ devrai ouvrir en 2020-2021.

    La création d’une IPPJ à Bruxelles a par ailleurs entraîné une réflexion sur la façon dont s’organisent les prises en charge des jeunes à travers l’ensemble des mesures qui sont à la disposition des juges de la jeunesse pour traiter des jeunes FQI.

    Les projets pédagogiques développés par les différentes IPPJ ont donc été harmonisés, afin de les inscrire dans un continuum pédagogique.

    À l’avenir, l’intervention des IPPJ sera recentrée sur quatre missions :

    • des « services diagnostics » vont remplacer les sections d’accueil: il s’agit de services d’évaluation, d’observation et d’orientation, où le jeune sera pris en charge mais pour un mois, le temps que soit évalué sa dangerosité, le risque de récidive qu’il présente, ses ressources sociales et familiales,…
    • des services d’éducation en régime fermé ou ouvert 
    • l’issue du placement, des missions  de suivi du jeune dans son milieu de vie continueront à pouvoir être menées.

    Cette réorganisation des services se fait parallèlement à une réflexion sur un plan de remembrement à long terme des infrastructures des IPPJ.

    Le personnel des IPPJ et leurs partenaires actuels ou futurs d’autres services, publics ou agréés, ainsi que les magistrats de la jeunesse sont évidemment étroitement associés à ces deux chantiers.