Bilan du Réseau de prise en charge des extrémismes et des radicalismes violents de la Fédération Wallonie-Bruxelles

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Le Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte et le ministre des Maisons de Justice, Rachid Madrane, accompagnés du directeur du Caprev Philippe Massay, ont présenté ce matin le bilan du Réseau de prise en charge des extrémismes et des radicalismes violents.

Cette législature a été marquée par la problématique de la radicalisation. Le choc violent créé par la vague d’attentats meurtriers qui ont frappé nos démocraties occidentales ont obligé la Fédération Wallonie-Bruxelles, comme tous les acteurs, à s’interroger sur les raisons qui poussent des jeunes, qui sont pour la plupart nés dans nos sociétés, à vouloir détruire le monde dans lequel ils ont grandi, et à réfléchir aux dispositifs mis en place ou à renforcer, pour prévenir de tels basculements dans la haine et la violence.

Dès 2015, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté une stratégie préventive transversale de lutte contre le radicalisme.

Opérationnel depuis janvier 2017, le Réseau de prise en charge des extrémismes et des radicalismes violents de la Fédération Wallonie-Bruxelles propose une aide et un soutien en matière de prévention de toute forme d’extrémisme ou de radicalisme violent via le CAPREV, qui assure un soutien aux proches, aux familles et aux intervenants de première ligne ainsi qu’une prise en charge systématique et individualisée des personnes en voie de radicalisation violente.

Il fallait outiller nos acteurs de terrain pour faire face à l’ampleur du phénomène.  Etre capable de soutenir les familles, les proches, quand ils souhaitent de l’aide.  Et être capable de prendre en charge l’individu tenté par la radicalisation ou qui y a succombé.

La mise en place du CAPREV répondait à une nécessité. En tant qu’autorité publique, il était de notre devoir de mettre quelque chose en place pour répondre aux défis que nous pose la radicalisation violente, en matière de sécurité publique d’abord, mais aussi de cohésion sociale.

Et les chiffres sont là : depuis janvier 2017, le CAPREV a enregistré plus de 1000 appels. En termes d’accompagnements réels, 149 dossiers ont été ouverts depuis que le Centre est accessible au public et 88 font encore l’objet d’un suivi actif principalement en établissements pénitentiaires et en maisons de justice.

Par ailleurs, au vu de l’actualité de ces derniers jours et du terrible attentat qui a lieu à Christchurch en Nouvelle Zélande, il est important de souligner que le CAPREV a été mis en place comme Centre d’Aide de toute personne concernée par le Radicalisme et l’Extrémisme violent : tout radicalisme, tout extrémisme menant à la violence est visé.

Le CAPREV n’est pas réservé à la prise en charge de l’extrémisme islamique.  Il peut aussi prendre en charge des personnes concernées par d’autres systèmes de pensées radicales ou extrêmes, comme l’extrémisme de droite par exemple. L’expertise consolidée par le CAPREV et sa méthodologie d’intervention sont applicables à l’ensemble des extrémismes menant à la violence.

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