Avant-projet de décret relatif à la prise en charge en centre communautaire des jeunes ayant fait l’objet d’un dessaisissement

Sur proposition du Ministre de l’Aide à la Jeunesse, Rachid Madrane, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé ce jour, en première lecture, l’avant-projet de décret relatif à la prise en charge en centre communautaire des jeunes ayant fait l’objet d’un dessaisissement.

La 6e réforme de l’Etat a entraîné la communautarisation des Centres Fédéraux fermés pour jeunes. La Fédération Wallonie-Bruxelles a donc hérité du Centre fermé de Saint-Hubert.

Suite au transfert de compétences, la section « dessaisis » qui peut accueillir 13 jeunes au maximum [1] est devenue le centre communautaire pour jeunes ayant fait l’objet d’un dessaisissement.

La communautarisation nécessitait donc d’une part l’élaboration d’un nouveau décret qui régit le statut interne des dessaisis et d’autre part la mise en place d’un projet éducatif.

Le Ministre Madrane a voulu profiter de ce transfert pour mener un nouveau projet pour ces jeunes et transformer l’approche carcérale qui était jusqu’ici celle du centre en une institution disciplinaire mais éducative.

Le Centre se démarque désormais d’un établissement pénitentiaire parce qu’il place le jeune au cœur de son intervention et qu’il applique les réglementations internationales relatives au placement des mineurs et des jeunes adultes.

« Il est indispensable d’organiser pour ces jeunes une prise en charge permettant la préparation à leur réinsertion dans la société. J’ai donc élaboré, avec mon administration, un projet pédagogique pour cette section, impliquant une prise en charge psycho-sociale, axée sur la réintégration du jeune dans la société et la désistance, la sortie de la délinquance. Car, pour le jeune, pour la société, pour la justice, l’essentiel c’est de réussir la réintégration et d’éviter la récidive. »

L’objectif général est donc de faire du centre communautaire un établissement de transition pour jeunes adultes, dont le but est d’élaborer pour chacun un projet individuel visant à leurs réinsertions.

Ces jeunes, qui jusqu’ici étaient soumis à un régime qui s’apparentait à celui d’une prison, seront désormais encadrés, ils suivront des formations, devront participer à des activités obligatoires visant l’acquisition d’habilités sociales et seront suivis de manière individuelle dans le cadre d’un véritable projet éducatif avec pour objectif la réinsertion.

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1. L’occupation moyenne est de 9 jeunes